Logiciel : la clé de l’obsolescence programmée du matériel informatique

Logiciel - Empreinte ressources du couple Windows + Office

La consommation électrique des microprocesseurs a été divisée par 40 en 60 ans. Conséquence ? La consommation électrique du matériel, pour une même puissance de calcul, diminue continuellement. Corollaire : la fabrication du matériel électronique concentre les principales nuisances environnementales. La fabrication d’un ordinateur en Chine émet par exemple 24 fois plus de CO2 qu’un an d’utilisation en France. Le geste le plus efficace pour l’environnement est donc d’allonger la durée d’utilisation du matériel.

Pourtant, bien que les ordinateurs fonctionnent sans problème pendant plus de 10 ans (durée de vie électronique), les entreprises les renouvellent tous les 3 ou 4 ans. La durée d’utilisation d’un ordinateur a été divisée par 2, passant de 6 ans en 1997 à moins de 3 ans en 2005.

La question essentielle du Green IT, que nous devrions tous nous poser, est donc : pourquoi change-t-on trop souvent d’ordinateur ?

La réponse est simple : année après année, les nouvelles versions de logiciels demandent toujours plus de ressources (mémoire, processeur, espace disque, carte graphique, etc.) pour réaliser les mêmes tâches.

Nous avons calculé que la puissance nécessaire pour écrire un texte double tous les 2 ou 3 ans !

Imaginez que tous les 2 ans votre voiture consomme 2 fois plus d’essence pour parcourir le même nombre de kilomètres ! Imaginez qu’une voiture récente consomme 5 fois plus de carburant qu’il y a 10 ans. Impensable ? C’est pourtant ce que les éditeurs de logiciels imposent aux particuliers et aux entreprises depuis une décennie. Démonstration.

Nous avons étudiés les configurations recommandées par Microsoft pour son système d’exploitation et sa suite bureautique. Nous prenons l’exemple de Microsoft car tout le monde connaît ses logiciels. Mais nous n’avons rien contre Microsoft et nous aurions très certainement obtenus des résultats similaires chez la plupart des éditeurs de logiciels.

Que constate-t-on ? Windows 7 + Office 2010 Pro nécessitent 15 fois plus de puissance processeur, 71 fois plus de mémoire vive et 47 fois plus d’espace disque que le couple Windows 98 + Office 97.

Si on étudie la situation couche par couche, on s’aperçoit que Windows 7 nécessite 15 fois plus de puissance CPU que Windows 98, 85 fois plus de mémoire vive et 68 fois plus d’espace disque. Les proportions sont plus raisonnables pour la suite bureautique. En un peu plus de 10 ans, les ressources nécessaires pour écrire un texte avec Office 2010 Pro (comparativement à Office 97) ont été multipliées par 20 (CPU), 43 (mémoire vive) et 16 (espace disque).

Cette inflation est-elle justifiée ? Non : car nous n’écrivons pas 15 fois plus vite nos textes ou nos courriers électroniques avec Windows 7 qu’avec Windows 2000. Et Office 2010 ou Office 2000 restent des suites bureautiques. Rien de plus.

D’où deux questions :
1) Quelles sont les nouvelles fonctions assez essentielles pour justifier une telle inflation ?
2) Comment imposer un régime aux éditeurs de logiciels (car la virtualisation ne fait que déporter le problème côté serveur) ?

Des idées ?


Commentaires

À mon avis les fonctionnalités des nouveaux logiciels ne sont pas *tout à fait* les mêmes qu’il y a 10 ans…

Cela dit la différence de matériel nécessaire ne paraît pas justifiée par rapport aux différences en termes de fonctionnalités.

Je pense qu’une des raisons est que ça peut coûter assez cher de réécrire des logiciels en partant de rien, du coup les éditeurs réutilisent des vieilles briques logicielles et les font grossir pour leur ajouter de nouvelles fonctionnalités. Ce rafistolage incessant peut être moins efficace (donc nécessiter plus de ressources) qu’une solution équivalente réécrite de zéro.

Une autre raison peut être que de nombreuses technologies sont conçues pour être modulaires et fournir des grosses abstractions aux programmeurs, ceci permettant à ces derniers de réutiliser pas mal de composants logiciels et d’avoir très peu de code à écrire pour exprimer leur programme. Ce gain de productivité a un coût : ces architectures sont moins efficaces que du code spécifique écrit en langage bas niveau (genre C).

Julien Richard-Foy (non vérifié) le 24/05/2010

Mince je m’aperçois que je n’ai répondu qu’à la première question.
Pour la deuxième question on peut suivre une idée similaire à celle de la « populaire » taxe carbone : l’état pourrait imposer une fiscalité aux éditeurs de logiciels, dont le prix irait croissant avec la puissance nécessaire pour faire tourner le logiciel.
Mais bon, ça va nous rendre « moins compétitifs » (à court terme) que nos voisins puisqu’il va falloir changer notre façon de faire, donc ça ne passera jamais…

Je ne vois pas vraiment d’autres solutions que des réglementations (genre imposer que les nouveaux logiciels tournent sans problème sur du matériel d’il y a 10 ans).

Y a plus qu’à attendre que le silicium et l’électricité deviennent trop chers ?

Julien Richard-Foy (non vérifié) le 24/05/2010

Bonjour,

Juste une petite remarque: vous comparez des choses qui ne sont pas comparables.

Déjà vous comparer un système hybride 16/32 bits et un système 64 bits, ça semble un peu bizarre, mais forcement quand dans le premier cas vous stocker une information sur 2octets (16 bits) dans l’autre cas vous la stockez sur 8 octets (64 bits, en mémoire vive c’est globalement le cas).
De plus, à “l’époque” on programmait avec des langages comme le C/C++ aujourd’hui ce sont des langages “managé” comme C# et le .Net sous windows. Les premiers étaient bien plus performant (et surement économe en mémoire) mais le deuxième permet de programmer bien plus rapidement, et sans avoir à gérer la mémoire (qui dans le cadre du C/C++ représente pret de 80% des bugs).

Enfin vous ne prenez ici qu’un cas d’utilisation qui est de taper dans un traitement de texte, soit. Mais aujourd’hui rare sont ceux qui n’ont pas quelques images à regarder/stocker de musiques à écouter etc… et pour ces activités là, avoir une machine un peu puissante est assez souhaitable (traiter une image avec une machine 16 prends beaucoup plus de temps qu’avec une machine 64bits).

Enfin vous chercher votre propos avec les voitures. Hors les voitures ont gagné en poids (énormément), en volume, en confort et pourtant la consommation est restée stable avec le temps; ainsi une voiture du confort d’une 205 de base, aujourd’hui consommerai très certainement bien moins que le modèle d’antan.

Donc, pour répondre à vos question:
1) les nouvelles fonctions aujourd’hui c’est moins de bugs (gestion de mémoire automatique), et des nouvelles fonctionnalités plus rapidement développées (qui a dit de nouvelles version plus rapidement ?)
2) le régime des éditeurs ne viendra que par le choix des utilisateurs vers des systèmes moins gourmands. Ca a été le cas avec Vista; trop gourmand en ressource les utilisateurs sont aller vers d’autres systèmes d’exploitation comme MacOS et/ou linux.

Il viendra aussi par l’utilisation de standard de fichiers, car ce que vous ne précisez pas, c’est que les fichier au format word 2007 ne sont pas utilisable avec une suite office 97, donc vous n’avez pas d’autres choix que d’évoluer vers toujours de nouveau système si vous voulez pouvoir continuer à échanger/travailler avec d’autres sociétés; même si dans le cas d’office 2007, il est possible d’enregistrer le fichier dans un format certifié par l’ISO… mais globalement utilisé que par Microsoft…

Enfin, si vraiment vous voulez pas de word, passez à d’autres système de traitement de texte, comme latex ;)

Alexandre (non vérifié) le 24/05/2010

Bonjour,

Je suis un peu déçu par ce post … Il y a le greenIT certes, je suis plutôt du genre à faire attention à ce que je consomme etc etc.

Bref je ne vais pas parler de mes actions ^^, tout ça pour dire que oui on consomme plus qu’avant avec nos PCs, mais on fait des choses plus jolies qu’avant aussi. Si vous ne souhaitez que écrire un texte sans aucune fonctions de mise en pages (et autres) utilisez note pad et votre PC d’il y a 10 ans, oui.

Mais quand on voit le possibilités offertes par la suite microsoft d’aujourd’hui comparé à la suite de 97, il y a beaucoup de fonctionnalités supplémentaires offertes et pour certaines beaucoup plus facile d’accés.

Tout ça pour dire que oui on consomme plus mais pour faire plus. On peut prendre cette exemple pour la voiture, car elles aussi sont produites et pollue pour la construction … Et quand on sait tout le matériel informatique qui entre dans les voitures, je pense que même si elle ne pollue pas plus qu’avant en état de marche, les coûts énergétique de construction sont bien plus élévés … Tout ça pour rouler dans une voiture (pour reprendre votre argumentaire)

Cordialement,

Dam's (non vérifié) le 24/05/2010

Comme dirait Coluche : et dire qu’il suffirait que les gens ne l’achètent plus pour que ça ne se vende plus !

Cette course à la puissance est de plus en plus déconnectée des besoins de la majorité : pour une petite fonctionnalité supplémentaire un peu utile, combien de puissance absolument inutile (l’échange de videos, par exemple n’a jamais été un besoin majoritaire, mais il s’impose, maintenant qu’il existe, comme un consommateur effrénée de puissance et de volume de mémoire). Le comportement de l’utilisateur mais également de du développeur est à mettre à contribution : pour reprendre votre exemple des voitures, qui irait acheter une voiture qui consomme 5 fois plus que la précédente, quand bien même elle a gagné en ceci ou cela si il n’en a pas besoin pour se déplacer ? (C’est la fonction première d’une voiture. Frimer avec sa Ferrari, c’est une autre fonction, assez minoritaire en théorie ! (grand débat!) ).
Une des clés est à rechercher du côté d’une meilleure adéquation entre l’offre et la demande. qu’adviendra-t-il si la demande devient ‘je veux que mon ordinateur dure dix ans et non plus trois ou quatre’ pour s’inscrire dans un comportement plus vertueux ?

lid (non vérifié) le 24/05/2010

@Julien : merci pour ta contribution. Un label ou une norme seraient déjà pas mal. Comme on a EPEAT pour le matériel, pourquoi ne pas créer une écolabel informatique qui distinguerait les logiciels particulièrement sobres en ressources ?

admin le 24/05/2010

@Alexandre : j’ai bien conscience de comparer du 16/32 bits et du compilé Vs managé, etc. Mais croyez-vous vraiment que les entreprises choisissent l’OS et la suite bureautique en fonction de ces critères ? J’en doute. Je constate simplement qu’il faut 43x plus de mémoire vive pour écrire le même texte qu’il y a 10 ans !

Concernant vos autres remarques, je suis d’accord (moins de bug, etc.). Mais cela revient à dire que les éditeurs “codent avec leurs pieds” pour faire plus de bénéfices et déportent la charge d’optimisation du code sur l’entreprise qui n’a pas d’autre choix que de renouveler trop souvent ses postes de travail. C’est vraiment un constat navrant.

Ceci-dit, un point que je n’ai pas abordé dans l’article et qui me semble essentiel en terme d’architecture : pourquoi ne pas privilégier l’approche open source ? A l’image de Firefox, la plupart des logiciels open source fournissent les fonctionnalités essentielles et sont “étendus” grâce aux extensions. Cela me semble particulièrement efficace comme approche. Par ailleurs, ils privilégient souvent des formats ouverts et permettent donc d’utiliser plus longtemps les mêmes logiciels (pas de changement de format comme entre Office 2000, 2003 et 2007).

admin le 24/05/2010

@Dam’s : pas d’accord. Les icônes sont plus jolies. Mais question fonctionnalités, quelles sont les réelles nouveautés qui rende un service majeur à l’ensemble des utilisateurs ? Des exemples ?

admin le 24/05/2010

@lid : donc, les consommateurs comme les DSI doivent profiter de “l’effet Vista” pour faire passer le message aux éditeurs (et pas seulement à Microsoft).

admin le 24/05/2010

@admin : Un exemple la gestion des effets sur les images, l’ergonomie de l’outil, on arrive plus vite à ce qu’on souhaite (pour les macro je n’en suis pas sur mais j’crois qu’ils sont mieux traité, compatibilité avec d’autre type de format, gestion d’un autre type de format “docx” je ne suis pas sous windows mais mac, donc je ne connais pas toutes les nouvelles fonctionnalités … Mais il y en a, beaucoup sont peut etre pas vraiment des ajouts, ils y a aussi des effets qui ont été simplifiés et qui sont accessible en quelques clics alors qu’avant il fallait en faire pleins.

Bref, il y a aussi des aspects de sécurité qui rentre en compte. Pleins de petits trucs qui ne sont pas forcément visible par l’utilisateur, mais qui sont bien là.

Ensuite, je pense avoir oublié de dire quelque chose :D c’est que sur le fond je suis d’accord avec l’article. Mais je trouve que cette article n’a pas de concistance. On a des chiffres avec des valeurs qui montent, les valeurs étant des valeurs de vitesse et de taille de mémoire. Puis on nous dis que les PC viennent de chine donc ils faut les garder plus longtemps, mais que c’est pas possible à cause de la taille mémoire qui augmente … C’est une conséquance, le problème (à mon avis) ne viens pas du faite que plus on a des puissance de calcul plus on l’utilise, mais du fait que puisque les dernières générations de PC peuvent faire des choses, tout le monde ce fixe dessus.

Il faudrait (je pense) que les créateurs de logiciel fassent du light, comme certains sites le font sur le net, pour les personnes qui ne sont pas au trés haut débit.

En espérant ne pas vous avoir froissé … J’ai lu pas mal d’article de chez vous, je suis abaonné au flux RSS et j’aime la plus part de vos articles, mais celui là ma gêné …

Cordialement,

Dam's (non vérifié) le 24/05/2010

@admin : moui, pourquoi pas un label, ça serait déjà un premier pas, mais l’éditeur de logiciels devrait payer pour se faire labelliser… Un surcoût que n’aura pas à payer l’éditeur qui se fiche de la consommation de ses logiciels. Tant que ça ne deviendra pas obligatoire, ou tant que le processus de labellisation ne sera pas réalisé par l’état (gratuitement), ça sera handicapant de vouloir se faire labelliser.

Sinon, pour ce qui est des logiciels libres, je ne suis pas certains qu’ils soient, de manière générale, plus sobres en consommation de ressources. D’ailleurs le cas de FireFox est amusant car c’est le navigateur le plus gourmand en RAM et le plus lent que je connaisse (Google Chrome est bien plus intéressant sur ces points). L’environnement de bureau que j’utilise, KDE, nécessite près de 1 Go de RAM pour tourner correctement (la précédente version se contentait de 256 Mo sans aucun problème)… Après, c’est vrai qu’il existe des initiatives plus light, comme LXDE, mais quoi qu’il en soit je ne suis pas du tout certain que le modèle de développement open-source fasse intrinsèquement émerger des logiciels plus sobres que les logiciels propriétaires. (en revanche pour les formats ouverts votre remarque me semble très juste)

Julien Richard-Foy (non vérifié) le 24/05/2010

Tiens, un papier intéressant sur ce sujet :
Vers une réification de l’énergie dans le domaine du logiciel

admin le 24/05/2010

Bonjour

Tout a fait d’accord sur l’explosion des besoins en ressource pas forcément en accord avec le besoin utilisateur. Par contre la comparaison des besoins en ressource est compliquée. Il serait nécessaire d’utiliser des métriques permettant de comparer performance, puissance et fonctionnalité. Ces mesures existent pour les data centers : TPC (Transaction Pocessing Performance Council) par exemple (Cf http://www.tpc.org/tpc_energy/default.asp) qui compare un nombre de transaction à la consommation.

Dans le domaine des logiciels, rien de tel et c’est dommage ! Quelques pistes existent : le standard ISO COSMIC (http://www.cosmicon.com/) permet de mesurer la taille fonctionnelle d’un logiciel. Cette norme est basée sur la mesure des “points de fonction” du logiciel, i.e. des fonctions nécessaires pour l’utilisateur (et pas les fonctionnalités internes du logiciel). Cette approche est basée sur une méthodologie fondé par IBM dès 1979 et nommé IFPUG (http://www.ifpug.org/about/about.htm). Ces mesures sont utilisés lors des développements logiciels (devis, etude de la complexité…). Pourquoi ne pas utiliser cette mesure pour comparer les rapports entre fonctionnalité offertes par les logiciels et la performance énergétique? Avis aux chercheurs !

Cordialement

Olivier Philippot le 24/05/2010

@admin: “Mais cela revient à dire que les éditeurs “codent avec leurs pieds” pour faire plus de bénéfices et déportent la charge d’optimisation du code sur l’entreprise qui n’a pas d’autre choix que de renouveler trop souvent ses postes de travail. C’est vraiment un constat navrant.”

Ce n’est pas tout à fais ça. Ils ne codent pas avec leurs pieds pour faire plus de bénéfices, ils codent “avec leurs pieds” pour faire du bénéfice.
Aujourd’hui on ne veut pas payer une fortune pour un logiciel, ou même un framework; encore au début des années 90, il était courant de payer des milliers d’euro pour un logiciel même qui ne faisait pas grand chose. Mis à part quelques niches de logiciels très spécifique, même les logiciels professionnels sont “abordable” aujourd’hui.
Alors c’est vrai que l’on touche bien plus de clients potentiel comme les logiciels sont plus abordable (quand ils ne sont pas gratuit), mais cela signifie que pour gagner des sous les éditeurs ne doivent pas perdre de temps avec les bugs (=> ne pas gérer la mémoire) ajouter sans arrêts de nouvelles fonctionnalités (histoire de vendre à nouveau le logiciel); au passage ils en gagnent aussi avec l’assistance technique et/ou le conseil.

Aujourd’hui, si je doit écrire un simple programme qui me calcul le nième éléments de la suite de fibonacci par exemple (les chiffres qui suivent sont des ordre de grandeurs):
_en python: il me faut 10 lignes et 20 min et c’est multi-plateforme
_en C/C++: il m’en faudra surement 30 lignes et 1h, avec d’éventuelles des bugs mémoire, et je ne suis même pas sur que ça compile (sans même parler de fonctionner) sur toutes les machines.
_en assembleur: il me faudra très certainement +200 lignes 2, 3 jours de codage, des bugs bien compliqué a détecter, et c’est sur il ne sera pas multi-plateforme, mais peut-être même que si je le programme sur une machine intel il ne fonctionnera pas sur un processeur AMD.

Alors c’est vrai, le code en assembleur sera très rapide, la version C/C++ n’aura certainement rien à lui envier (je parierai même sur l’inverse) alors que la version python sera aujourd’hui plus lente.
Mais la version Python je peux la donner à n’importe qui ou presque ça fonctionnera, et j’ai gagné 40min à faire autres chose.
Et aujourd’hui, à moins que mon client aie de gros besoin de performance, il voudra que j’écrive mon code en python (ou un autre code managé) car il paiera mon temps de développement et ajouter un peu de puissance sur sa machine ne lui coûte pas grand chose… le coût de l’énergie en fait…

Alexandre (non vérifié) le 25/05/2010

@Dam’s : aucun souci pour mon orgueil ;-). Quand j’insiste sur les émissions de GES liées à la fabrication d’un ordinateur en Chine, c’est pour situer le contexte. Les principaux effets directs négatifs ayant lieu lors de la fabrication, il faut allonger la durée de vie du matériel. D’où la question : qu’est-ce qui empêche d’allonger la durée de vie ?

+1 sur la nécessité pour les développeurs de (ré)apprendre à coder et à optimiser leur code.

admin le 25/05/2010

@Julien : non, il ne faut pas forcément payer pour être labellisé (ou très peu par rapport à ce que cela peut rapporter).

Pour Google Chrome, il ne fonctionne pas avec Windows 2000… donc j’utilise Firefox (ça fonctionne très bien sous Windows 2000 avec 512 Mo de RAM).

Ta remarque au sujet de KDE n-1 (256 Mo) et KDE (1 Go) est intéressante. Elle montre notamment que, en dehors du débat logiciel propriétaire Vs logiciel libre, c’est surtout à l’utilisateur de savoir être raisonnable et de ne pas se jeter sur la dernière version de logiciel. Finalement, c’est peut être ça la réponse aux questions que je pose dans l’article.

admin le 25/05/2010

@Alexandre : il faut donc que le coût du baril de pétrole augmente fortement pour que nous acceptions de ne plus faire de quick & dirty, ou tout simplement de réfléchir. C’est navrant.

Exemple de Facebook. Il a fallu que leur facture électrique atteigne des millions de dollars pour qu’ils compilent leur code PHP. Résultat : en réfléchissant 2 secondes et avec quelques bons développeurs, ils ont divisé par 2 leur conso électrique et le nombre de serveur. Pourquoi ne pas faire ça dès le début du projet ?
http://www.greenit.fr/article/energie/hiphop-for-php-facebook-veut-reecr…

admin le 25/05/2010

@admin: “il faut donc que le coût du baril de pétrole augmente fortement pour que nous acceptions de ne plus faire de quick & dirty, ou tout simplement de réfléchir.”

Euh… je n’aie pas dit que faire du python signifiait faire de la merde, du quick & dirty et ou ne pas réfléchir.

Votre site web, plutôt que de le faire en php, avec un serveur de base de donnée derrière: pourquoi vous ne le réécrivez en html statique pour pas avoir à interpréter chaque requêtes de connexion sur votre site ? Et puis le flux rss vous le mettez à jour à la main, ça ira très bien.

C’est une certitude il serait bien moins gourmand en ressources système que la solution que vous avez actuellement.
C’est vrai, vous perdriez un peu en souplesse, il n’y aurai surement plus de commentaires.
Mais franchement en 97 ça marchait très bien et la fonctionnalité de base était là: afficher une information.
Aujourd’hui vous ne prenez même plus le temps de réfléchir, vous écrivez des articles à la vas-vite… c’est navran…

Alexandre (non vérifié) le 25/05/2010

@Alexandre : ma remarque, notamment le commentaire sur HipHop for PHP de Facebook, visait à montrer qu’il y a certainement moyen de trouver un bon compromis entre Python / PHP et de l’assembleur.

admin le 25/05/2010

@admin : “ma remarque, notamment le commentaire sur HipHop for PHP de Facebook, visait à montrer qu’il y a certainement moyen de trouver un bon compromis entre Python / PHP et de l’assembleur.”

Sauf que votre exemple montrait une amélioration de 2x, alors que votre article nous expose un problème de taille 43x (pour la mémoire vive) ce qui est assez loin l’un de l’autre.

Sans aller vers un site statique, il existe des serveur web qui se programment en C/C++ ( http://www.webtoolkit.eu/wt ) plutôt que du PHP

Alexandre (non vérifié) le 25/05/2010

@Alexandre : oui :-), j’avais d’ailleurs présenté G-Wan qui consomme 15 fois moins de ressources qu’Apache. cf : http://www.greenit.fr/article/logiciels/g-wan-consomme-15x-moins-de-ress…

admin le 25/05/2010

Je pense que ce post est intéressant. Il nous fait prendre conscience que nous sommes dans une frenesie un peu technologique. Nous voulons toujours plus de performance ! puissance de calcul ! Sans que cela soit forcement reflechi.

En effet, les machines sont changées tous les 3/4 ans. Si on regarde le taux d’utilisation des machines, il atteint rarement 80 pourcent pour des postes type Administratifs.

Demandez aux éditeurs de logiciels de mieux coder ? de mieux utiliser les ressources des machines ?… Je ne sais pas si c’est une vraie solution en terme de faisabilité, surtout que les usages autour de l’informatique s’enrichissent en permanence. De plus, les logiciels dépend des OS,etc…

La virtualisation du poste de travail peut être une solution. Plutôt que de multiplier les ordinateurs, il suffit d’en prendre un et de le multiplier au travers de boitier. Plutôt que d’avoir des 10 machines utilisées à 20 pourcent, on a une machine répartie logiquement sur plusieurs postes de travail. Cependant une telle solution reste limitée pour certains types de postes ( éducation, administratif,…).

On utilise un poste de travail traditionnel et non des serveurs. On ne multiple pas la consommation électrique mais on la diminue. Ce type de boitier consomme a peine 5 Watt car il n’a pas d’intelligence (Contrairement à du citrix ou autre…). Lors du changement des postes de travail, il suffit de changer une machine plutôt que 10.

J’ai écris un article sur le sujet http://developpementdurable-et-innovation.fr/?p=131

charlotte (non vérifié) le 25/05/2010

Si les entreprises remplacent leurs parcs bureautiques tous les 3 ou 4 ans (amortissements, garantie), ce n’est pas nécessairement le cas des autres utilisateurs, notamment particuliers, dont on devrait pouvoir dresser une cartographie, même macroscopique, avec d’un côté le gamer (peut-être ?), toujours à l’affut des dernières avancées technologiques et sans doute assez prompts à changer son matériel même assez récent (1 ou 2 ans ?), et de l’autre le senior pour qui un navigateur, un traitement de texte, un tableur et peut-être une messagerie est le bout du monde, et qui lui conservera bien plus longtemps son vieux PC, réfractaire à tout changement le contraignant à ré-apprendre à s’en servir…

Et clairement, ce dernier comme d’autres types d’utilisateurs relativement peu exigeants (la majorité ?), ne seront pas réellement sensibles aux derniers cris de la nouveauté, qu’elle soit logicielle (et cela englobe les OS) ou matérielle.
Il y a donc bien une relation entre l’exigence de performance des logiciels que les éditeurs déversent sur le marché (100% push) et le renouvellement des PC, même si ce n’est pas toute la raison, notamment côté pro.
Pour preuve, nombreux sont les sites pro, dont certains plutôt énormes, qui sont toujours sous XP

@admin en réponse à Julien “Ta remarque au sujet de KDE n-1 (256 Mo) et KDE (1 Go) est intéressante. Elle montre notamment que, en dehors du débat logiciel propriétaire Vs logiciel libre, c’est surtout à l’utilisateur de savoir être raisonnable et de ne pas se jeter sur la dernière version de logiciel. Finalement, c’est peut être ça la réponse aux questions que je pose dans l’article. ”

Je crois aussi, oui.
Mais encore faut-il à “l’utilisateur” avoir accès aux informations lui permettant “d’être raisonnable et de ne pas se jeter sur la dernière version de logiciel” ou de matériel !

Or, si tout est sur Internet, notamment ce qui devrait lui permettre de prendre le recul nécessaire pour “ne pas se jeter sur la dernière version de logiciel”, il y a surtout l’inverse et tout ce qu’il faut pour qu’il n’hésite pas, justement, à changer.
Il y a juste quelques milliards de $ derrière tout ça. :o)))
C’est d’ailleurs assez marrant de constater que ceux-là même qui auront “fourguer” telle solution il y a quelques mois/années, la dévalueront aujourd’hui pour mieux fourguer la nouvelle, et “r’mettez-nous ça parton” dans quelques temps ?…

A moins que, effectivement, ces logiciels soient finalement pas si terribles que ça, en définitive ? Que ces plantages erratiques et inexpliqués, ces blue screens of death, ces lenteurs de pire en pire au fil du temps, …, aient finalement raison sur un raz-le-bol justifiant de tout changer pour la nouvelle mouture en promo de lancement ?

Il y a pourtant des solutions alternatives avant de jeter son PC, économiques et sans doute plus “durables” que ce remplacement, mais il faut (ici aussi) en avoir connaissance, et avoir confiance parfois contre les “vents et marées” des démolissages en règle (tjs les M$$$ en jeu), et savoir vers qui se tourner pour être aider à changer…
L’accompagnement au (vrai) changement, le problème de fond.

Pour tenter de répondre à la 2ème question, “comment imposer un régime aux éditeurs de logiciels ?”, on peut répondre “label”, mais en lisant “l’état pourrait imposer une fiscalité aux éditeurs de logiciels”, je ne vois pas ce qu’il vient faire là-dedans, l’état. Notre état ? Le logiciel est national ?
L’état taxerait Microsoft / Apple / Adobe / etc… parce qu’ils vendent des solutions trop gourmandes en ressources machine ? Pourquoi ne puis-je y croire une seconde ?

Un label indépendant, oui, faut voir.

Et un boycott des solutions qui ne se conforment pas à cette note, là encore une sacrée “évangélisation” en perspective… et un combat.

i.d & l (non vérifié) le 25/05/2010

Je ne vois pas du tout comment un label sur un logiciel pourrai exister.

Déjà comment juger de la réalisation d’un logiciel ?
Utiliser des design paterne génère en général des codes plus lents mais bien plus maintenable, et avec moins de bugs. Quel la bonne réalisation ?
Qui va juger de la réalisation technique sur des logiciels aussi vaste qu’une suite bureautique ou encore d’une système d’exploitation ? Vous avez déjà regardé le code du noyau linux, ou d’open office ?

Enfin comment juger de l’utilisation d’un logiciel ?
Est-ce que Tatie Danielle a besoin de photoshop pour regarder ses photos ? Ce n’est sûrement pas adapté
Alors que pour un designer, avoir photoshop CS5 le jour de sa sortie a une importance car la dernière fonctionnalité va lui faire gagner beaucoup de temps.
Qui a raison ? Qui va dire “Tatie Danielle tu n’as pas le droit à photoshop” ?

Pour ramener ça au voiture, aujourd’hui on est pas contre les 4x4, car dans certains cas c’est TRES utile, là où on est contre c’est les 4x4 en ville (=Tatie Danielle avec Photoshop). Mais le cas des voitures est bien plus simple que celui des logiciels.

Pour finir un exemple, Linux, suivant les options que vous utilisez pour compiler votre noyau, vous n’aurez pas les même performances ni les même consommations; c’est d’ailleurs ce qui permet au noyau linux d’être aussi bien présent dans des périphériques embarqués que dans des gros clusters. Comment attribuer un label à ce logiciel ?

Avant de proposer des choses, réfléchissez un minimum si c’est faisable et si oui comment et sur quel base.

Alexandre (non vérifié) le 25/05/2010

@Charlotte : un poste de travail est plutôt chargé entre 5 et 15% en moyenne. Les 80%… c’est un rêve pieux :-).

Concernant la virtualisation, je pense qu’il faut s’en méfier. C’est une approche technique très intéressante, mais elle ne remplace pas une bonne gouvernance. Un ami me disait il y a quelques mois que les secrétaires de son entreprise (une grande tour à La Défense) vont toutes recevoir un destkop avec 4 Go de RAM, 4 coeurs, 320 Go de disque dur… est-ce bien raisonnable ? On aura beau virtualiser ces machines, la problématique est surtout liée à l’acheteur dans ce cas.

admin le 25/05/2010

@Alexandre : je ne vois pas ce qui empêcherait la création d’un label, appelez-le comme vous voulez, qui distinguerait les éditeurs qui s’engageraient à ce qu’une même version de leur logiciel soit supporté (maintenance évolutive, sécurité) entre 5 et 7 ans et fonctionne au moins 5 à 7 ans sur un matériel défini à un instant t. Un simple engagement de principe serait déjà un bon début.

admin le 25/05/2010

C’est un débat très intéressant.
Pour ce qui est des nouvelles fonctionnalités (office 2010 par exemple), c’est bien joli, mais qui a déjà utiliser toutes les fonctionnalités de Word ?
Le vrai problème des logiciels est qu’il ne correspond pas aux vrais besoins utilisateurs (-20% des fonctionnalités sont utilisées), sont généralisés pour simplifier les cycles de vie logiciel, et deviennent trop vite obsolète.
Je n’ai pas de réponses à apporter mais des “best practise”, des méthodes agiles, des “green pattern”, dont déjà des débuts de solution.

DamDam (non vérifié) le 26/05/2010

Je pense que le problème vient du fait que les éditeurs ne font plus d’optimisation de code afin d’utiliser le moins de ressources possibles.

C’était une pratique très répandue dans les années 80 qui a disparue au début des années 2000 avec la baisse des prix du matériel pour le grand publique et la réorientation du marché de l’informatique vers la consommation de masse.

Nous pourrions faire en sorte de ne pas changer de matériel pendant plusieurs années mais pour cela il y a deux solutions :

- Passer à Linux qui permet de compiler les programmes optimisés au hardware que l’on possède. Cela me semble toutefois assez idéaliste voir fantaisiste.

- Exiger des constructeurs le recyclage de TOUS les ordinateurs qu’ils ont vendus et qui sont en fin de vie. Cela commence à faire son petit bonhomme de chemin, même si cela rogne un peu les marges cela incite les constructeurs à faire du matériel qui dure.

- Mettre en place des best practice pour tous les développeurs et imposer un audit des codes de tous les logiciels vendus aux masses. Cela afin que les logiciels ne soient pas gourmands en ressources.

Mais ne rêvons pas l’informatique est une industrie et pour faire tourner le business il faut vendre. Dans les faits Nous n’aurions pas besoin d’acheter du matériel et des soft si nous savions tous programmer. Il en va de même pour les entreprises qui préfèrent racheter du matériel plutôt que de forcer leurs éditeurs à faire des programmes moins gourmands.

Pour rappels les ordinateurs des tours de contrôles aériens dans les années 80 avaient quelques méga octet de mémoire vive et aujourd’hui elles ont des centaines de mégaoctet mais le travail de base est le même c’est l’enrobage qui a changé et qui demande de plus en plus de ressources.

Anonyme (non vérifié) le 26/05/2010

@DamDam: Le vrai problème des logiciels est qu’il ne correspond pas aux vrais besoins utilisateurs (-20% des fonctionnalités sont utilisées)

Je suis d’accord avec vous, sur le fait que très très peu utilisent toutes les fonctionnalités, mais le problème c’est que ces 20% varient d’un utilisateurs à un autre.
Or qu’est-ce qu’il vaut mieux (même d’un point de vue environnement) plein de logiciels spécifiques avec leurs fonctionnalités propres ou 1 seul logiciel avec qui couvre la majorité des besoins ?
Comme ces logiciels sont toujours vendu en version “boîte” plein de version différentes fait autant de transport et de manutentions différentes.
Sans compter qu’il existera toujours des utilisateurs avec des besoins croisés et donc il font comment ? Il achètent plusieurs version d’un même logiciel ? Miam… j’envie presque votre solution.

Enfin vous dites que ces fonctionnalités ne correspondent pas “aux vrais besoins”… Oserai-je vous demander qu’elles sont-ils ? Si vous pouviez aussi les communiquer sur la mailing-list d’OpenOffice, je pense qu’ils en seront bien content d’avoir un vrai logiciel qui réponde pleinement aux “vrais” besoins des utilisateurs.

Alexandre (non vérifié) le 26/05/2010

@Anonyme

”- Passer à Linux qui permet de compiler les programmes optimisés au hardware”

Je vous invite à tester la distribution Gentoo, si ce n’est déjà fait. Fait des tests de consommation électrique, de performance etc… et comparer avec une autre distribution, disons Ubuntu. Je veux bien me couper les deux bras à la petite cuillère si votre Gentoo consomme moins que l’Ubuntu. C’est vrai que vos programmes seront “optimisés” pour votre matériel, mais l’énergie que vous aurez dépenser pour les compiler sera très très largement supérieur aux économie que vous ferez.
On parlait de suite bureautique, j’ai souvenir d’avoir mis 2 jours pour compiler OpenOffice avec le plus d’optimisation possible sur mon vieux p4 2,4 il y maintenant quelques années. 2 jours où le processeur tourne à fond, consomme un maximum de mémoire vive et de disque dure… pour un gain (soyons fou) de 20% sur un programme qui occupe 1% du processeur en moyenne ?*

”- Mettre en place des best practice pour tous les développeurs et imposer un audit des codes de tous les logiciels vendus aux masses. Cela afin que les logiciels ne soient pas gourmands en ressources.”

A la bonne heure ! Mais qui réalisera cet audit ? Supposons qu’on fasse une audit chez Adobe, sur photoshop, même si je sais programmer je doute être capable de juger de la qualité de l’implémentation d’un algorithme de flou gaussien…

”- Exiger des constructeurs le recyclage de TOUS les ordinateurs qu’ils ont vendus et qui sont en fin de vie.”

Si je dit pas trop de connerie, on a déjà ça avec la taxe recyclage (même si le recyclage laisse franchement à désiré, pour l’utilisateur le système est en place).
Dans le monde professionnel (serveur type mainframe), IBM et HP (surement d’autres) proposent déjà de recycler votre ancienne machine.
Ces activités ne sont pas là juste pour l’image, cela rapporte financièrement à ces grand compte; ils récupèrent des métaux précieux (or, platine, cuivre etc…) à moindre coût que sur le marché des métaux.

Alexandre (non vérifié) le 26/05/2010

@Anonyme : Les fabricants sont contraints depuis août 2005, par la loi, à collecter et recycler leur matériel. Mais force est de constater que cela ne fonctionne pas. La filière professionnelle est opaque (pas de chiffre). Sur la filière grand public 7 DEEE (ordinateurs, téléphone, etc.) sur 10 finissent toujours à la décharge… Et le pire, c’est que ce sont les entreprises et les particuliers qui finance ces dysfonctionnements. Il faudrait donc commencer par faire appliquer la loi. Imaginez que vous ne payiez pas vos impôts… et bien cela devrait être la même chose pour les DEEE.

Par ailleurs, il faut absolument privilégier le reconditionnement avant le recyclage. Et là, on se heurte au modèle économique des fabricants qui n’ont aucun intérêt à reconditionner.

admin le 26/05/2010

@Alexandre : “Mais qui réalisera cet audit ? Supposons qu’on fasse une audit chez Adobe, sur photoshop, même si je sais programmer je doute être capable de juger de la qualité de l’implémentation d’un algorithme de flou gaussien…”

Je pense pas que cela est si difficile. Peut-être pas un audit poussé mais une évaluation ou une mesure. Le logiciel n’est pas un domaine beaucoup plus compliqué que d’autre domaine. Si on s’était dit cela pour les voitures, l’électronique ou d’autres domaines techniques, il n’y aurait pas de norme comme l’Euro5 sur la consommation des voitures ou Energy Star et autres labels sur la consommation du matériel électronique.

Olivier Philippot le 26/05/2010

Je vois que le succès de ce post est à la hauteur de l’intérêt du constat et des deux excellentes questions que tu poses, Pierre-Marie.
Ni toi ni moi ne sommes absolument pas compétents pour y répondre, donc nous avons forcément raison. En informatique comme en politique, l’important est de poser les bonnes questions.

jean-marie chastagnol (non vérifié) le 27/05/2010

@Olivier Philippot: Dans le cas des voiture c’est assez simple en fait; les entrées sont le carburant, et les sorties une énergie et des résidus. Donc une voiture est performante si avec une entrée X de carburant on maximise l’énergie et on minimise les résidus. Après on peut améliorer encore en prenant en compte sa fabrication, son recyclage et l’efficacité du véhicule a transformer l’énergie en mouvement etc… mais intrinsèquement c’est très simple: l’utilisation d’un véhicule c’est le déplacement d’une masse.

Dans le cas d’un logiciel qu’elles sont les entrées ? Les déchets ? C’est quoi l’utilisation intrinsèque d’un logiciel ?

Vous parlez d’évaluation, de mesure, mais encore une fois mesurer quoi ? L’énergie consommée par un logiciel ? Mais comment déterminer le contexte de test ? Comment dire que Word 2007 consomme bien plus que ce qu’il devrait ?
Comment borner le test ?

Pour les voitures on test leur rendement énergétique, c’est simple et c’est l’utilisation de base. Le fait qu’on aie un volant et un pare-brise n’a aucune importance.
Pour un logiciel, un rendement énergétique n’a aucun sens, par contre le fait d’avoir un “pare-brise” et/ou un “volant” en a un.

Donc encore une fois dites moi comment et quoi mesurer, de façon objective, car en l’état actuel de mes connaissance, mis à part une comparaison avec la concurrence (à fonctionnalité égale !) je ne vois aucune solutions.

Alexandre (non vérifié) le 27/05/2010

@Alexandre : “Comme ces logiciels sont toujours vendu en version “boîte” plein de version différentes fait autant de transport et de manutentions différentes.
Sans compter qu’il existera toujours des utilisateurs avec des besoins croisés et donc il font comment ? Il achètent plusieurs version d’un même logiciel ? Miam… j’envie presque votre solution.”

- Les logiciels sont toujours vendus en version boite, mais ne serait-ce pas mieux d’avoir un système “à la demande”, où les entreprises (et particulier) peuvent télécharger les logiciels directement sur le site de l’éditeur, et lorsqu’ils ont besoin d’avoir un support, ou de le graver soi-même, ou de faire une demande à l’éditeur (cf Ubuntu).
- Les utilisateurs ont des besoins croisés, d’où l’importance des licences open source, qui permettent aux utilisateurs d’améliorer les logiciels et d’y apporter les fonctionnalités nécessaire.
- L’utilisation de plugins permet de compléter les logiciels, sans encombrer le logiciel de base. Après, il est tout à fait discutable de dire “oui, mais ils auraient du implémenter cette fonctionnalité de base”. Cela en vient aux besoins des utilisateurs.
- Les utilisateurs, c’est vous, c’est nous. Posez-vous la question de qu’est ce qui est réellement utile ? (je réponds par une question, mais je ne peut répondre pour d’autres utilisateurs qui n’ont pas les mêmes besoins que moi).
— Un exemple : les google docs, qui ont le minimum nécessaire pour faire du traitement de texte (même si cela reste basique dans la mise en page). D’ailleurs, bravo à Microsoft qui a enfin implémenter la fonctionnalité d’export en pdf en natif dans Office2010..
- Je finirais par cette question que j’aime beaucoup, on produit pour produire ou on produit pour consommer ?

DamDam (non vérifié) le 27/05/2010

@Alexandre : on progresse du côté de l’évaluation de l’efficience énergétique des logiciels. Notamment en ce qui concerne les briques serveurs de base.

Pour un couple serveur physique + SGBD/R (base de données) par exemple, c’est assez facile de mesurer le ratio “nombre de requêtes SQL / minute / kWh”. Idem pour un serveur web qui “sert” des pages web, etc.

D’ailleurs, il y deux benchmarks de SPEC qui couvrent cette problématique : http://www.greenit.fr/tag/spec

admin le 27/05/2010

@DamDam @Alexandre : l’architecture de certains logiciels open source (je pense par exemple à Apache et Firefox) est plus facile à faire évoluer que des outils propriétaires parce qu’elle repose sur :
- un coeur fonctionnel minimaliste, mais très robuste et efficient,
- la possibilité de greffer des extensions sur ce coeur pour répondre aux besoins spécifiques de chaque utilisateur.

A la base, avant que les éditeurs tentent d’en faire des produits standards de grande consommation, les distributions Linux suivaient cette logique.

Il me semble que cette architecture très modulaire est une piste sérieuse pour réduire l’empreinte ressource des logiciels.

Sans oublier que le levier le plus efficace reste d’accepter de travailler avec des versions n-1 ou n-2. Windows XP plutôt que Vista ou Seven par exemple.

admin le 27/05/2010

@Alexandre : Je suis d’accord, la mesure n’est pas facile. Mais il commence à exister des normes comme SPEC comme le disait Fred ou COSMIC comme je mettais en commentaire.
Le but n’est pas de faire une mesure en détail mais au borne et comme la voiture les bornes sont simples : en entrée des fonctionnalités (lire un document, afficher…) et en sortie une consommation CPU (ou d’énergie).

Ensuite il est clair que le contexte du test est à figé (quels OS? quelles étapes? …) mais les normes sont la pour ça. Si on reprend l’exemple de la voiture, c’est la même problématique : sur quel profil de route on fait le test pour avoir la consommation (en montage ? en descente ? sur du sable ?). Pourtant on a bien une norme sur les consommations.

Pour la comparaison entre consommation je suis d’accord que cela n’est pas simple. Par contre toujours avec la comparaison avec l’automobile : le pare brise, le volant .. et autres fonctionnalités qui ne servent pas directement à la fonction primaire ont quand même un impact sur le rendement : si je veux faire une voiture avec une carrosserie design mais lourde ou que je veux mettre des grosses jantes alors oui j’aurais plus de fonctionnalité mais je consommerais plus. Pareil pour le logiciel, si on m’impose une consommation (si on arrive a faire des mesures et à mettre une norme), alors je ferais attention aux fonctionnalités que j’implémente et si je veux faire la différence avec mon concurrent, je l’optimiserais encore plus.

Olivier Philippot le 27/05/2010

@DamDam : vous confondez un système d’exploitation et une distribution; Ubuntu n’est pas un logiciel ni un système d’exploitation, c’est une distribution, et dans ce cadre là effectivement vous pouvez “choisir” ce que vous installez.

@DamDam “Les utilisateurs ont des besoins croisés, d’où l’importance des licences open source, qui permettent aux utilisateurs d’améliorer les logiciels et d’y apporter les fonctionnalités nécessaire.”
Vous vous contredisez: si j’ai un besoin et que j’ajoute la fonctionnalité dans le logiciel open source tout le monde aura la fonctionnalité et se retrouvera donc avec un logiciel avec des fonctionnalités dont il n’a pas forcement besoin et donc très certainement occupation mémoire / processeur supplémentaire pour “rien” => c’est pas écolo.
cqfd.
Au passage je pense que c’est une petite minorité des utilisateurs qui participent dans les projets open-source, et pas tous les utilisateurs.

@DamDam “Un exemple : les google docs,”
Très bon exemple; les fonctionnalités sont en effet rudimentaire mais juste nécessaire.
Par contre c’est dans un navigateur web, codé essentiellement en javascript (pas vraiment performant) avec des besoins de connexion avec un serveur… niveau économie d’énergie global c’est très discutable par rapport à seven/Office 2007 (ou Linux/OpenOffice je ne suis pas sectaire)…

@DamDam “L’utilisation de plugins permet de compléter les logiciels, sans encombrer le logiciel de base”
C’est complètement vrai, sauf que les plugins reposent au mieux sur des mécanisme de librairies dynamique du système d’exploitation qui prennent plus de place mémoire que des librairies statique => vous n’êtes pas optimal en terme d’occupation mémoire.
Pour peut que votre plugins soit en python/lua/autre (OpenOffice accepte des plugins en python par exemple) ça signifie que vous devez en plus avoir un interpréteur dans votre application qui devra interpréter les commande … autant le dire simplement dans ce cas vous ne serez pas efficient non seulement en mémoire, mais aussi en utilisation processeur…

@DamDam “[utilisateurs ,] posez-vous la question de qu’est ce qui est réellement utile ?”
Et si ma réponse à votre question c’est justement d’avoir la fonctionnalité utilisée par 0.1% des utilisateurs du logiciel, est-ce que cette réponse vous convient et on garde la fonctionnalité ou on l’enlève ?
Et vous, maitrisez vous tellement bien le sujet que vous êtes à même de répondre à cette question pour l’ensemble de votre système d’exploitation et des applications que vous utilisez ? Moi, non, et je doute qu’une personne au monde en soit capable…

@Admin “on progresse du côté de l’évaluation de l’efficience énergétique des logiciels. Notamment en ce qui concerne les briques serveurs de base.”
Très intéressant. Toutefois, j’attire votre attention sur le fait qu’ici vous ne testez pas qu’un logiciel, mais un système complet (matériels + OS + logiciels) dans un cas d’utilisation particulier.
Vous me direz surement qu’en faisant varier le logiciel (ou le matériel) on compare les logiciels (ou le matériel) entre eux, et je suis complètement d’accord avec vous: c’est uniquement par rapport à une concurrence que l’on peut évaluer un logiciel et pas de façon absolue !
Et l’indicateur est une image de l’efficience d’un cas d’utilisation pas d’un logiciel encore une fois.

Alexandre (non vérifié) le 27/05/2010

J´aimerais bien avoir le don de double vue car j´aimerais bien voir la consommation d´ordinateurs d´ici à 20 ans. J´éspère qu´on a résous ces problèmes mentionnés ci-dessus. La société agitée provoque trop d´ordures et nos enfants vont souffrir de cette société de gaspillage…C`est triste!

larisse (non vérifié) le 27/05/2010

@Alexandre>”Ubuntu n’est pas un logiciel ni un système d’exploitation, c’est une distribution” ???! Je comprend la nuance mais là c’est jouer sur les mots ;)

Justement, pour ce qui est des logiciels, pourquoi le principe des “distribution” ne pourrait s’appliquer ? : développer un noyau commun avec les fonctionnalités “de base”, et importer sous forme de paquets les fonctionnalités nécessaires à une utilisation plus spécifique.
Je reconnais que les communautés open source ne représentent qu’une petite partie des utilisateurs.. Pourtant il existe des universités qui contribue à des projets open source.. (cf Mozilla)

Pour ce qui est des besoins utilisateurs, je suis loin de maitriser le sujet, et je ne peux répondre (je ne demandais pas spécialement une réponse, mais plus une réflexion). Ma grand mère de 88 ans n’a pas les même besoins que moi (elle envoie des mails et des photos en pièces jointes ;) -véridique!- ).

Les besoins évolue chaque jour, il est donc quasi impossible de prévoir ces besoins lors de la conception. Pourtant il est nécessaire de prévoir les besoins essentiels et privilégier les fonctionnalités au design (par exemple).. mais “c’est plus beau, c’est mieux” (cf iPhone..).

Il va falloir du temps pour trouver des solutions efficaces, surtout à la vitesse à laquelle les technologies évolue.

DamDam (non vérifié) le 28/05/2010

Pour ce qui est de la définition des fonctions basiques, et, lié à cela, l’évaluation d’un logiciel en termes d’efficience et de besoins utilisateurs, je pense que les développeurs ne sont pas forcément les mieux placés pour répondre seuls à ces questions, dans le sens qu’ils pensent rapidement en terme d’architecture et de code.

Pour ce qui est de l’évaluation d’un logiciel, je pense que des personnes externes comme des ergonomes, des statisticiens, des sociologues, etc. seraient (collectivement) d’un bon conseil : analyser les besoins utilisateurs les plus courants, la façon d’utiliser les fonctions d’un logiciel, etc. Autrement dit, pour l’évaluation de la fonction “filtre gaussien”, il serait pris en compte un avis d’un développeur (subjectif bien sûr mais ça donnerait cependant une note), d’un ergonome (est-ce que l’utilisateur trouve cette fonction trop compliquée à utiliser ?), d’un statisticien (5% des utilisateurs utilisent cette fonction…), d’un sociologue (est-ce Tatie qui utilise cette fonction ou le naturaliste de 20 ans ?), etc.

J’imagine que les grosses sociétés se paient de telles études, mais probablement dans l’idée d’une démarche marketing, avec toujours en fond l’obligation d’introduire de nouvelles fonctions pour faire marcher le business. Mais peut-être qu’un label indépendant faisant ces mêmes études serait plus objectif et pousserait les équipes de développement (tant côté logiciel privateur que libre) à réellement prendre en compte l’efficience globale du logiciel.

Sébastien (non vérifié) le 29/05/2010

Bon, j’arrive un peu tard dans le débat et d’ailleurs j’ai pas lu tout l’historique! :) J’appartiens à une entreprise d’informatique qui comme toutes les autres, renouvelle très souvent ses ordinateurs. Je suis en train de chercher des entreprises qui récupèrent ces PCs et les reconditionnent. Et bien c’est pas facile, j’ai trouvé des entreprises ou des associations qui les recyclent (genre l’excuse: après 3 ans on peut plus rien en faire) mais pour ce qui est du reconditionnement… C’est assez curieux parce qu’en revanche pour ce qui est des téléphones portables on trouve très facilement (oui je sais c’est plus petit et certainement moins cher à retaper). Si vous avez des pistes je suis preneur! Merci par avance! Ah oui, je suis en région parisienne…

Emma (non vérifié) le 31/05/2010

Quelle idée d’utiliser ce gouffre qu’est Windows…

Utilisez Haiku :p
http://haiku-os.org/

mmu_man (non vérifié) le 31/05/2010

@Emma : vous pouvez consulter l’Annuaire des prestataires de collecte, de re-conditionnement et de traitement des déchets informatiques (DEEE) et sa carte de France, et en passant l’enregistrer dans vos marque-pages (Ctrl/D) : il y figure de nombreuses adresses de site de reconditionnement de matériels électroniques.

i.d & l (non vérifié) le 31/05/2010

@Emma : Ordi 2.0 liste les entreprises qui reconditionnent les ordinateurs d’occasion : http://www.ordi2-0.fr/

admin le 31/05/2010

La raison de cette inflation ne réside pas dans la vitesse d’écrire. nous n’écrivons effectivement pas 15 fois plus vite qu’il y a 10 ans, mais dans les aides associées. En effet, l’utilisateur demande un correcteur orthographique et grammatical toujours plus performant, pouvoir intégrer des documents multimédia à ses documents (photos, vidéos, sons), le travail collaboratif (gestion des corrections et validation), authentification (signature numérique), etc. dans les années 1955-200, un simple fichier Word standard tenait largement sur une disque. on pouvait en mettre plus sieurs. Aujourd’hui, avec tout cela, le moindre fichier dépasse rapidement 500 ko voire 1 Mo.
La différence tient dans le professionnalisme et le travail en équipe… et peut-être aussi un peu de mauvaise programmation.

ccomp (non vérifié) le 07/06/2010

@ccomp : j’utilise Office 2000, toutes les fonctions que vous citez sont présentes. Et il me faut 5x moins de CPU et 30x moins de RAM. D’ailleurs, toutes ces fonctions sont présentes depuis Office 97.

admin le 08/06/2010

Vos commentaires ne concernent que des fanas d’informatiques, soit 5 à 10% (généreusement). Or les utilisateurs n’ont aucune formation. J’ai commencé la programmation sur des machines IBM de 48Ko, alors quand la micro est arrivée et que j’ai vu que les logiciels mémorisaient des millions de caractères pour permettre de changer une “virgule”…
Lorsque quelques utilisateurs (hauts placés) traînent des boîtes aux lettres de plus de 1Go (à plus de 95% du texte).
Quand des secrétaires font des journaux internes où des images grandes comme des timbres postes sont chargées dans leur état, soit 10 ou 12Mo par photos, et que le tout est expédié par messagerie interne à plusieurs centaines d’utilisateurs.
Surtout, le gros problème de ces changements de versions, c’est la re-adaptation d’utilisateurs non formés qui cherchent à retrouver des fonctions qu’ils faisaient les yeux fermés.
Lorsque j’ai changé un portable Windows XP (disque en panne) par une tour en Vista… 6 mois après je ré-installais un Windows XP, et c’est là le gros problème, vous ne pouvez pas choisir votre logiciel de base, et on vous considère comme un pirate. J’ai court-circuité le problème, mais je ne fais plus de mise à jour… une bonne chose de réglée.
Tous les ajouts sur des programmes sont d’ordres esthétiques, et les fonctions supplémentaires ne concernent qu’une poignée d’utilisateurs très pointus.
De toute façon c’est le maillon le plus lent qui donne le tempo de la vitesse, et donc le réseau. Entre deux clics réseau, ce n’est pas la CPU qui tournent, mais nos pouces.., et le compteur électrique.

JP. Rougier (non vérifié) le 22/02/2011

@JP. Rougier : 100% d’accord. Sauf qu’en entreprise, les utilisateurs sont censés être guidés et assistés par la direction informatique. Et dans une direction informatique il y a de 90 à 95% d’informaticiens ;-).

admin le 22/02/2011

bonjour à tous,
je vous fais suivre le lien du forum dédié à l’obsolescence programme

http://obsoprogram.forumgratuit.fr/

je vous invite à venir partager vos expérience face à ce fléau
à bientôt

Anonyme (non vérifié) le 03/03/2011

Effectivement, le passage de XP à windows 7 va rendre de fait obsolète un grand nombre de machines pourtant fonctionnelle.

Il y a pourtant une alternative simple à cette fuite en avant de la consommation des ressources : l’utilisation de logiciels libres.

L’association Cévennes Libres reconditionne des machines pour les écoles et les associations.

Aujourd’hui des processeurs à 2 Ghz et 512 mo de ram sont totalement suffisant pour les besoins des écoliers à condition de tourner en libre…

D’après notre expérience, Ubuntu s’adapte très bien dans les écoles.

Le site de l’asso : http://cevenneslibres.net

Le type de machine reconditionnées :
http://www.ordi-solidaire.fr

Ordi-Solidaire / Cévennes Libres (non vérifié) le 05/06/2011

Moralité :

Pour prendre la route : mieux vaut savoir conduire !

Si vous voulez mettre les mains dans le camboui, mettez vous à linux/gnu. C’est du diesel, ça dure, vous évoluerez pour vous même sans l’impression d’être un pantin…

Si votre informatisation dépend d’un service informatique, exigé linux/gnu et/ou au mieux du logiciel libre.

Il en va de votre survie, c’est comme sur la route :

Ne jouez pas aux chiens écrasés !!!

Anonymustik (non vérifié) le 19/09/2011

Solution simple sous Windows :

>Utiliser le Bloc-Note pour le brouillon et utiliser un editeur de texte en ligne (Google Docs, etc) pour la mise en forme.

Enfin, c’est ce que j’en dis. Chacun fait comme il veut.

Takao' (non vérifié) le 03/10/2011

Que l’idée d’utiliser l’écart dans Windows?

agadir (non vérifié) le 20/11/2011

Takao a dit:
————————————-
Solution simple sous Windows :

>Utiliser le Bloc-Note pour le brouillon et utiliser un editeur de texte en ligne (Google Docs, etc) pour la mise en forme.

Enfin, c’est ce que j’en dis. Chacun fait comme il veut.
—————————————
Je dirait:

Solution simple sous Windows :

>Formatez votre disque dur, installez par exemple Mint linux qui est plus facile à utiliser que Windows, Utilisez le Bloc-Note pour le brouillon et utiliser un editeur de texte en ligne (Google Docs, etc) pour la mise en forme.

Enfin, c’est ce que j’en dis. Chacun fait comme il veut.

P.S. Anonymustic: un utilisateur “normal” (le péquin informatico-analphabète qui achète son pc à AUCHxx par exemple), n’aura probablement pas (plus) besoin de mettre les mains dans le camboui (pas plus qu’avec un autre OS)

P.S2. OSx: marche bien mais trop verrouillé, XP: je l’ai beaucoup aimé, Vista: no comment, Seven: je ne l’ai jamais utilisé mais on dit que s’est un bon (lourd) système, W8: attention le nuage de grêle (cloud of hail) dans lequel sera le système est entrain se former de façon menaçante.

Bruno (non vérifié) le 27/07/2012

Depuis Avril 2012, L’Europe permet à ses citoyens d’organiser des Référendum d’initiative populaires … j’en organise donc un sur l’obsolescence programmée.
http://www.facebook.com/groups/115666728571951/
En anglais : http://www.facebook.com/groups/470378062981354
Depuis Avril 2012, l’Europe permet à ses citoyens d’organiser des Référendum. Mais avant, il faut réunir 7 citoyens européens vivant dans des pays différents (peu importe la nationalité) pour présenter un avant-projet devant la Commission Européenne. L’Allemagne, la Belgique et la France sont déjà “représentée”, nous recherchons donc actuellement des personnes voulant représenter da’utres pays. Comme il n’y a pas de nombre de personnes maximum, plusieurs personnes peuvent représenter le même pays … si vous vous sentez concerné, vous êtes plus que le bienvenue !!

Infos sur le fonctionnement des Référendum européens d’initiative citoyenne : http://www.europarl.europa.eu/aboutparliament/fr/001eb38200/European-cit…
http://www.europarl.europa.eu/pdf/citizensinitiative/procedure_fr.pdf

Question de ce Référendum :” Voulez-vous que les durées de vie des appareils électroniques et électroménagers soient indiquées en magasin ?”

Eric Duport (non vérifié) le 08/08/2012

cela concerne aussi, me semble-t-il, certains matériels informatiques

je viens de remplacer 5 modems-routeurs zyxel P662H-D1 que j’avais installés à la même époque, tous sont tombés en panne de la même façon (partie switch qui bug)…

je me pose des questions d’autant qu’en y réfléchissant j’ai déjà rencontré cette panne sur d’autres appareils de la marque

Anonyme (non vérifié) le 16/10/2012

Bonjour, je me posai une question au sujet du tableau, est ce qu’Aujourd’hui, on a une idée de la consommation de ram d’un Windows 8 et Office 2013?

Alexandre (non vérifié) le 12/02/2013

@Alexandre : j’ai fait les calculs et le graphique mais pas encore eu le temps de mettre à jour l’article. En résumé : contrairement au discours officiel de Microsoft, ça augmente encore. RAM x114, CPU x30, disque x47 en 14 ans. L’augmentation est surtout liée à Office 2013. Les exigences pour Windows 8 sont stables.

admin le 12/02/2013

Bonjour, pas tout à fait d’accord avec les propos, je viens encore d’installer un window7 avec office 2010 sur un AMD Duron 1300mhz avec 1gb de ram sur une carte mère qui a dix ans, ça marche parfait pour de la bureautique, le plus gros problèmes d’après moi c’est les fabricant de puces qui ne font pas le suivi des pilotes. Ce qui rend même pour un professionnel dur a encore utilisé le vieux matériel. Heureusement un réseau de pilotes alternatif ouvert commence à faire surface Excuser pour les fautes d’orthographe, le français n’étant pas ma langue maternel.

Chris (non vérifié) le 15/02/2013

@Chris : quel est ce réseau de pilotes alternatifs ? Avez-vous l’adresse d’un site web à nous donner ?

admin le 15/02/2013

Bonjour

L’industrie toute entière soutient l’obsolescence programmée. Adobe Flash requiert SSE2 et ne fonctionne donc plus beaucoup de bécanes d’avant 2006. Peu de développeurs se soucient de supporter les ordinateurs qui datent d’il y a 10 ans et ce n’est pas un problème de langage informatique mais souvent un manque d’efforts algorithmiques pour écrire des logiciels plus efficaces. C’est un manque de volonté et de conscientisation. En tant que militant NPA, je suis sensibilisé à ces questions et c’est pour cette raison que mon FPS tourne toujours sur un vieux Pentium 2 MMX sans léser celui qui change sa machine tous les 6 mois et que je me bats chaque jour pour maintenir le support d’OpenGL 1 dans de nombreuses API de haut niveau. Vous pouvez mettre en place tous les labels que vous voulez, la loi ne suffit pas, c’est la société et l’industrie qu’il faut refonder. Mon ordinateur personnel a 8 ans, je suis sous Mageia Linux 2, avec l’environnement de bureau KDE et je mets plutôt LXDE sur les ordinateurs plus vieux. Si vous voulez vraiment que nous puissions encore utiliser Internet sans trop de soucis sur nos antiquités, il faudra faire pression pour que les implémentations d’HTML5 intègrent les contraintes écologiques ce qui n’est pas le cas de l’API WebGL qui requiert souvent une foudre de guerre pour faire tourner des jeux d’une grande pauvreté graphique et ludique.

Anonyme (non vérifié) le 14/05/2013

@Anonyme : Merci pour cette analyse. L’autre question à se poser : est-ce bien raisonnable de vouloir exécuter des jeux dans un navigateur qui n’a jamais été conçu pour, même avec HTML 5 ?

admin le 14/05/2013

Il doit y avoir une erreur dans le graphique, j’ai un PC portable Asus de mi-2007, 2Go de RAM, processeur AMD simple coeur 2GHz, qui avait Vista au début, l’année dernière j’ai installé Seven et au démarrage il utilise environ 500Mo de RAM puis ça descend parfois à moins de 350Mo !

Alors les 2560Mo (2,56Go ?!) de RAM nécessaires pour faire tourner 7 + Office 2010…je doute fortement !

Pareil avec les 1GHz de fréquence processeur et les 23000Mo d’espace disque. Vos chiffres sont exagérés !

Zhongguo (non vérifié) le 08/11/2013

@Zhongguo : Ces chiffres ne sont pas exagérés, il s’agit de la “configuration minimum requise” telle que précisée par l’éditeur sur son site, permettant de faire fonctionner l’ensemble des fonctionnalités du système d’exploitation (Win 7 Pro) et d’Office 2010 Pro. Le site de Microsoft indique 2 Go pour 7 pro et 512 Mo pour Office 2010 Pro. Je vous laisse vérifier par vous même.

admin le 08/11/2013

Ces dernières années avec le travail sur l’autonomie des mobiles à permis de faire de gros progrès sur ce sujet. 10w pour un dualcore 1.6Ghz c’est super faible par exemple.

serge (non vérifié) le 14/12/2013

L’obsolescence programmée symbolise à elle seule notre société du gaspillage, la loi qui a été adopté le 13 février dernier est une réelle avancée (rallongement de 2 ans pour la durée de conformité.) mais reste insufisante… Une intention positive mais qui aurait mérité d’être renforcé avec la mise à disposition des pièces détachées pendant 2 ans.

Imprimante 3d (non vérifié) le 17/05/2014

C’est vrai que fasse à tout ce gâchis, l’impression 3D pourrait être la solution à tout ce gaspillage économique et tous ces déchets.

Stéphanie (non vérifié) le 29/07/2014

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