Définition

Nous vous proposons ici une mise à jour perpétuelle des définitions du Green IT. Ce travail a commencé en 2009 (tentative de définition du Green IT)  et se poursuit depuis au fil de l’eau. Vous trouverez sur cette page les principaux termes du Green IT, des TIC durables numérique responsable. Vos commentaires sont essentiels pour nous aider à affiner / corriger / compléter ces définitions.

Numérique responsable

  • Français : TIC durable
  • Français : numérique responsable
  • English : Sustainable ICT

ensemble des technologies de l’information et de la communication (TIC) éco-conçues (dont l’empreinte économique, écologique, sociale et sociétale a été volontairement réduite) et / ou qui aident l’humanité à atteindre les objectifs du développement durable.

Depuis 2014, on utilise plus volontiers l’expression « numérique responsable » pour rappeler que cette démarche ne se limite pas à la réduction des impacts environnementaux mais qu’elle s’intéresse aussi à la performance sociale et économique. Avec le temps, le terme « durable » a en effet pris une connotation presque exclusivement environnementale dans l’esprit du grand public.

Le numérique responsable s’organise en trois périmètres principaux : Green IT 1.0, Green IT 1.5, Green IT 2.0. Cette notation ne constitue pas une progression mais bien trois périmètres différents pour lesquels les interlocuteurs, le pouvoir de décision et le budget ne sont pas les mêmes. La plupart des organisations mènent des projets en parallèle au sein de ces trois périmètres.

Green IT 1.0

Démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication.

 

Conception numérique responsable

  • Français : conception responsable de service numérique
  • English : sustainable design for digital service

Depuis 2014, on désigne par conception responsable de service numérique (abrégé par conception numérique responsable ou CNR) la démarche qui consiste à intégrer la performance environnementale et sociale dès la conception d’un produit ou d’un service numérique. En plus de l’éco-conception on intègre la performance sociale à la démarche. Cette approche est portée par le Collectif Numérique Responsable.

Une démarche Green IT se mène à l’échelle du système d’information et est portée par la direction informatique (DSI). La conception numérique responsable se déroule à l’échelle d’un projet, d’un produit, ou d’un service numérique. Elle est le plus souvent portée par le/la responsable du projet / produit / service avec l’appui de la DSI et des expert(e)s RSE / DD internes. C’est donc une approche transversale alors que le Green IT est une approche plus verticale.

 

Green IT 1.5

Démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale de l’organisation (au sens physique du terme) grâce aux outils numériques. Dans une économie majoritairement tertiaire comme celle de la France, cela passe essentiellement par la réduction de la surface des bureaux et des kilomètres parcourus par les salariés, deux domaines dans lesquels la France n’a toujours pas réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.. Un deuxième volet du Green IT 1.5 consiste à mettre les TIC au service de la stratégie Développement Durable de l’entreprise, notamment en proposant des logiciels pour suivre la stratégie RSE de l’entreprise (pilotage et reporting RSE), évaluer la performance Développement Durable des fournisseurs (achats responsables), vérifier la conformité réglementaire, etc. Le déploiement de tous ces outils revient à créer un SIDD.

Système d’Information Développement Durable
English : Sustainable Development Information System
Français : Système d’Information Développement Durable
Un Système d’Information Développement Durable (SIDD) est constitué de l’ensemble des logiciels déployés par l’organisation au service du développement durable.

Green IT 2.0

Démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte économique, écologique et sociale d’un produit ou d’un service, grâce aux TIC. Par exemple, l’ajout d’une fonctionnalité d’éco-conduite dans le GPS livré avec une voiture. On s’intéresse ici à la réduction des impacts « métier » grâce aux TIC.  Lorsqu’il y a changement de modèle et non une simple optimisation, on parle d’éco-innovation de rupture.

éco-innovations de rupture
Les éco-innovation de rupture s’appuient sur les TIC pour changer un modèle économique et / ou comportemental. Deux principaux modèles sont visés : la (re)mutualisation de l’économie et la gestion des processus par exception.

(re)mutualisation de l’économie
Aussi appelée économie collaborative, vise à glisser de l’économie du produit (un objet détenu par individu) à l’économie de service (accès à n objets partagés). Les exemples les plus médiatisés sont le covoiturage, le cloud computing, ou bien encore la colocation.

Gestion par exception
consiste à mesurer finement un processus grâce à des capteurs électroniques, puis à analyser ces données pour prendre des décisions. Par exemple, on ne déclenchera l’arrosage des pelouses d’une ville qui si le taux d’hygrométrie du sol le nécessite. Autre exemple : un capteur de luminosité associé à un capteur de présence éteint ou allume automatiquement un éclairage en fonction des mouvements détectés et de la luminosité extérieure. Des processus plus complexes (optimisation de tournée, agriculture de précision) reposent sur de multiples points de mesure dont les données sont consolidées puis analysées en temps réel. On utilise souvent le terme anglais « smart » pour désigner l’intelligence de ces systèmes.

Dimensions sociale et sociétale

En parallèle des 3 périmètres définis plus haut, on observe des démarches sociale et sociétale transversales, notamment l’IT for Good et le Fair IT.

IT for Good

démarche sociétale qui consiste à utiliser les TIC au service des actions sociales et humanitaires. Par exemple, les casques Rouges

Fair IT

  • English : Fair IT
  • Français : informatique équitable

Le Fair IT s’intéresse essentiellement aux conditions de travail des employés de l’industrie informatique, à l’éthique, et au respect des droits humains fondamentaux. Menée en parallèle parallèle au Green IT 1.0, cette démarche vise spécifiquement à réduire les impacts sociaux de la fabrication des TIC : de l’extraction des minerais jusqu’à l’assemblage des équipements. Les utilisateurs peuvent faire évoluer ces conditions, notamment en demandant aux fournisseurs de s’engager sur le respect des droits de leurs employés et des employés de leurs sous-traitants. Par exemple, après les révélations d’un réseau d’ONG dont GreenIT.fr fait partie, Apple s’est engagé à faire cesser le travail des enfants dans les usines de ses sous-traitants.

Source : GreenIT.fr