Green IT : 6 bonnes résolutions pour 2016

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Le début d’année est une période propice pour remettre les compteurs à zéro et mettre enfin en oeuvre les bonnes résolutions qui nous trottent dans la tête depuis longtemps. L’occasion de vous présenter 6 gestes essentiels à adopter définitivement en 2016 pour tendre vers des pratiques numériques plus responsables et devenir un Jedi du Green IT !

1. Du renouvellement tu te passeras

C’est décidé, cette année, je repousse au maximum renouvellement de mes équipements électriques et électroniques, même s’ils commencent à être un peu vieillots. Le geste le plus intéressant pour votre porte monnaie et pour la planète est simple : surtout ne rien changer. La fabrication concentre en effet les impacts environnementaux du numérique. Par exemple la fabrication d’un ordinateur portable en Chine émet 100 fois plus de gaz à effet de serre que un an d’utilisation en France !

2. Les objets cassés tu répareras

50 millions de tonnes de déchets électroniques, et moi, et moi… Ca commence comme une chanson, mais c’est beaucoup moins drôle. Tout est devenu jetable. Alors, on jette. Pourtant, 85 % des ordinateurs usagés peuvent être réparés. La proportion est à peu près identique pour les téléphones et un grand nombre d’autres équipements électroniques. Un seul mot d’ordre en 2016 : réparer. Vous verrez que c’est un atout indéniable pour faire de belles rencontres !

3. Reconditionné tu achèteras

N’en déplaise aux médisants, le développement durable, ce n’est pas goulag ! Loin de là. On peut même consommer, c’est dire… Sauf que ça ne doit pas vous empêcher de réfléchir ;-). Privilégiez le réemploi d’équipements reconditionnés plutôt que l’achat de produits neufs. Les équipements sont nettoyés, vérifiés, et si nécessaire, réparés. Bref, vous disposez d’un équipement quasiment neuf. Sauf qu’en plus, vous contribuez à créer des emplois en France. Non délocalisables, ils aident la plupart du temps à l’insertion de personnes en situation de handicap ou qui ont connu un parcours de vie chaotique.

4. Tes déchets tu recycleras

Arrive fatalement un moment où votre fidèle smartphone / ordinateur / tablette tire définitivement sa révérence et où il devient stupide, à moins d’être riche comme crésus, de le faire réparer. Le recyclage de la bête peut alors commencer. On commence par réutiliser les composants encore fonctionnels. Le reste est généralement broyé pour en extraire les matériaux précieux, notamment l’or, l’argent, le cuivre, le platine, etc. Cette opération de recyclage est particulièrement dangereuse pour l’environnement car elle fait appel à de hauts fourneaux, des bains d’acide chlorhydrique, du cyanure et d’autres joyeusetés du même acabit. L’idéal est d’apporter directement ses équipements en fin de vie à un point de collecte. Vous trouverez une carte des principaux acteurs en France à cette adresse : www.recyclage-informatique.net.

5. Les appareils tu débrancheras

Le numérique représente 13,5 % de la facture électrique française. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), à l’échelle mondiale, les équipements électriques et électroniques connectés ont consommé 400 TWh d’électricité en 2013, uniquement lorsqu’ils étaient en veille. A la clé : une quantité astronomique d’eau douce perdue (4 litres par kWh électrique) et des tonnes de déchets radioactifs à stocker pendant plusieurs centaines de milliers d’années. Laisser vos équipements électroniques en veille revient à financer directement ces impacts environnementaux puisque vous payez pour qu’ils aient lieu. Si vous voulez faire des économies tout en réduisant ces impacts, débranchez physiquement tous les appareils électriques. Par exemple à l’aide d’une multiprise munie d’un interrupteur.

6. Tes logiciels tu éco-concevras

Comme nous l’avons démontré ici et là, c’est le gras numérique des obésiciels qui est le principal responsable de l’obsolescence accélérée des appareils électroniques tels que les smartphones, les ordinateurs, les tablettes, etc. Cette situation n’est pas une fatalité. En appliquant des bonnes pratiques pour éco-concevoir les logiciels (voir notre rubrique sur l’écoconception des logiciels, on peut diviser par 10 la puissance informatique nécessaire à leur fonctionnement et rallonger ainsi la durée de vie des terminaux utilisateurs comme des serveurs.

Source : GreenIT.fr


Commentaires

Bonjour,

Entre vos propositions de bonnes résolution de 2014 et 2016, l’éco-conception est passé à la trappe. La limite est-elle atteinte, les progrès sont-ils tels et suivis par tous les constructeurs qu’il n’est plus nécessaire d’y prêter attention ?

Bonne et heureuse année 2016 !
 Philippe

Philippe (non vérifié) le 05/01/2016

3. Reconditionné tu achèteras

Depuis bientôt 6 ans, je permets au clients d’i.d & l de s’équiper en PC (tours et portables) reconditionnés en région toulousaine, avec la plus grande satisfaction de tous !
Sur une 40aine de ces machines issues de la filière pro, seul un graveur de DVD a du être remplacé (d’ailleurs gratuitement), et toutes fonctionnent quotidiennement, certaines en continu (24/7).

Un rapport qualité/prix plutôt imbattable… et un vrai geste en terme de développement durable/soutenable.

i.d & l (non vérifié) le 05/01/2016

@i.d & l : belle initiative. Je suis aussi sur Toulouse mais pas dans le domaine des IT. J’ai monté ma structure depuis 6 mois mais si je vous avais connu avant j’aurais peut-être fait appel à vous.
Bon courage en tout cas.

Concernant l’article j’ai plus de mal avec 5 et 6 (surtout 6 ce n’est pas mon domaine) mais je me soigne. En tout cas la numéro 1 est loin de faire l’unanimité dans notre société ;)

Barbe (non vérifié) le 05/01/2016

@Philippe : J’imagine que vous parlez de l’écoconception des équipements (hardware). J’ai décidé de ne pas la citer dans les bonnes résolutions de 2016 car elles sont centrées sur les gestes que le communs des mortels peut mettre en oeuvre.

Cela reste une action essentielle si on est concepteur et / ou fabricant de matériels électroniques. Et la marge de progrès est encore énorme. Cependant, la clé à court terme repose dans le développement de logiciels moins gras / gourmands car ce sont bien eux qui déclenchent l’obsolescence d’équipements parfaitement fonctionnels.

Quant aux constructeurs, pour progresser, il faut qu’ils parviennent à basculer vers un modèle de service, ce qu’ils ne semblent pas prêts à envisager à court terme.

admin le 05/01/2016

Les logiciels libres tu favoriseras !

En effet car décider que “cette année, je repousse au maximum renouvellement de mes équipements électriques et électroniques, même s’ils commencent à être un peu vieillots”, ça va être extrêmement dur à tenir pour le décideur si les utilisateurs se plaignent de la lenteur de leur ordinateur.

Or, au risque de me répéter à la suite de l’article de 2014 sur Linux Puppy, un système Linux même tout à fait à jour est, par expérience, réellement plus rapide au démarrage et à l’utilisation qu’un système Windows plus l’antivirus obligatoire qui va avec.

Récemment j’ai mis en œuvre XUbuntu et c’est une réussite du point de vue de l’efficacité et de la simplicité.

La plus grosse difficulté qui reste est l’échange des fichiers bureautiques issus de MS Office avec un ordinateur Linux dans la chaîne. Même en utilisant le format .odt (que MS Office supporte maintenant depuis la version 2013) à la place du .docx - pour prendre l’exemple du traitement de texte, il y a des problèmes de formats qui “sautent” dans l’échange inter plate-forme.

C’est un point bloquant pour l’utilisation de Linux en milieu professionnel. Lors de l’équipement d’une salle publique, j’ai trouvé une solution grâce à l’installation de MS Office 2010 émulé par Wine. L’utilisation est aisée en utilisant le logiciel PlayOnLinux et j’ai même trouvé une manip sur Internet pour rendre l’installation de PlayOnLinux multi-utilisateurs (l’authentification des utilisateurs étant effectuée par un serveur distant, ce qui est la situation standard en milieu professionnel).

Bref, j’ai pu maintenir mes (un peu vieux) ordinateurs en service !
(Je peux faire un retour d’expérience pour GreenIT)

Le plus important serait de favoriser plus systématiquement les logiciels libres (Libre Office par exemple) et les formats
 ouverts.

L’administration publique a écrit un référentiel des formats inter-opérable dans lequel .odt (ou .ods, ou .odp) est conseillé et pas .docx (ou .slsx, ou .pptx).
De même la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche de 2013 recommande explicitement aux établissements de favoriser les logiciels libres.

MAIS, malheureusement, le ministère de l’éducation vient de signer une convention avec … Microsoft.

Voir sur le site de l’APRIL : Un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Éducation Nationale :
https://www.april.org/un-partenariat-indigne-des-valeurs-affichees-par-leducation-nationale

Et je le redis par expérience, les logiciels Microsoft sont plus gourmands en ressource machine et imposent un renouvellement accéléré des machines.

marcj (non vérifié) le 12/01/2016

@MarcJ : Merci pour ton commentaire. Suis en ligne sur les formats ouverts. La difficulté vient du fait que l’ISO ait fait d’OpenXML un standard alors qu’il venait de finaliser odt. Cherchez l’erreur !

Très bonne idée que ce retour d’expérience. Welcome !

admin le 12/01/2016

Bonjour Frédéric,

En écrivant, à propos de l’émulation sur XUbuntu par Wine de Microsoft Office 2010 : “L’utilisation est aisée en utilisant le logiciel PlayOnLinux “, je voulais dire : l’installation est aisée grâce au logiciel PlayOnLinux.

Ce que j’ai oublié de préciser, c’est que les tests exhaustifs de compatibilité des formats entre MS Office 2013, qui est encore actuellement la version courante, et MS Office 2010 sur mon XUbuntu, tests que j’ai réalisé grâce à un jeux de documents assez complexes, ont été concluants. Et c’était vital pour proposer ce système XUbuntu dans ma salle informatique publique.

C’est d’accord, je prendrai le temps de décrire les choses plus en détails, non pas pour parler de technique technicienne, mais pour montrer que c’est possible de recycler avantageusement des machines qui normalement passeraient au rebut.

La plus grande difficulté, c’est la réticence à priori de certains utilisateurs (nombreux en fait, le marketing des éditeurs/constructeurs étant bien sûr très efficace).

A suivre donc.
A bientôt.

marcj (non vérifié) le 13/01/2016

Un petit 7ème : tes amis, à l’écologie, tu initiera.

Audit SEO (non vérifié) le 13/01/2016

@marcj : et le problème n’est pas seulement l’OS adapté à la configuration mais aussi l’écosystème qui tourne avec. J’ai installé Lubuntu sur un portable de 2004 doté d’un PIV avec 1 Go de ram et ça fonctionne très correctement mais il ne faut pas s’attendre à des miracles (je n’ai pas essayé de ssd ceci dit).
Ca tourne bien mais entre les “quelques” onglets de Firefox, Thunderbird en toile de fond et un fichier LibreOffice ouvert, les petites config ne peuvent plus suivre. Le web a évolué, les usages aussi et malheureusement les logiciels réclament des ressources qu’un pc de plus de 10-15 ans n’a clairement pas.

Concernant mon cas personnel j’envoie toujours à mes clients une version .odt et .doc par exemple (j’ai banni le docx) et je favorise le pdf au maximum pour les échanges. Après on est prisonnier d’un certain écosystème et ça va être difficile de convertir tout le monde au libre. Ceci dit même entre office 2007, office 2010 et 2013 j’avais souvent des problèmes de compatibilité (un comble pour un logiciel fermé et payant), comme quoi….

Barbe (non vérifié) le 15/01/2016

@barbe : +1 sur “.odt + .doc”. C’est une excellente approche. Ce sont les seuls deux standards universels bien gérés par tous les outils. Le premier est un vrai standard ISO et le second un standard “de fait”.

Je suis pas tout à fait d’accord sur les usages qui ont évolués. Aujourd’hui ont fait exactement la même chose dans le navigateur que ce que l’on faisait il y a 10 ans : webmail, lecture d’article, réservation de billets, achats en ligne, etc. En terme d’usage, y’a franchement pas grand chose qui a changé (mis à part les flux multimédias). Non ?

admin le 15/01/2016

@Frédéric : Tu dois avoir raison j’ai parlé d’usage mais c’est plus l’enrobage, le design et les pubs en masse qui ont changé les choses. Mais le multimédia a quand même un impact sur la consommation (plus de vidéo en ligne notamment). A vrai dire je n’en suis pas sûr mais comme je l’ai dit un peu de firefox+ thunderbird + libreoffice tourne bien mais pas de manière fulgurante sur mon portable de 12ans avec 1Go de ram.

En fait le facteur limitant ce n’est pas la mémoire vive, et je pense que même avec 256 Mo on peut faire des choses correctes, mais c’est mon processeur qui est largué. Il tourne bien souvent à 100% de ses possibilités et c’est la panique. Donc quand je lis qu’une distribution est utilisable avec un PII, franchement je veux bien pour aller sur le bureau mais après je demande à voir.

Barbe (non vérifié) le 15/01/2016

@Barbe : c’est un fait, les logiciels les plus récents, le navigateur web en particulier, demandent des capacités minimales à l’ordinateur sans lesquelles les sessions de travail sont nettement ralenties. Aujourd’hui, le navigateur est devenu très gourmand (c’est un obésiciel, tel que les fustige GreenIT.fr) . En deçà d’une mémoire à 1Go et d’un processeur double cœur, il n’est pas possible de proposer décemment un ordinateur comme simple machine bureautique à un utilisateur.
Pourtant, comme le souligne Frédéric, l’usage est fondamentalement le même qu’il y a quinze ans.
Mes machines en service les plus anciennes datent de 2006, elles sont dotées de tous les logiciels nécessaires mais il faut se garder d’y lancer trois applis en même temps.

Alors certes, on ne “convertira” pas tout le monde au logiciel libre, le conditionnement opéré par l’industrie tourne à plein régime, mais ce que je voulais prétendre et rien d’autre, c’était que, en gros, j’arrivais à doubler la durée de vie des machines (de 5 à 10 ans) grâce au logiciel libre.

Les machines de 2006 que j’ai citées, il y a bien longtemps qu’elles étaient devenues une douleur, car bien trop lentes avec leur configuration d’origine basée sur Windows XP plus toutes les mises à jours subséquentes. Et je constate de même qu’une machine Windows 7 est, après cinq ans de mises à jour du système et de l’anti-virus, très ralentie.

Là XUbuntu, avec un processeur double cœurs et 2Go de RAM, est un système très fluide et agréable. Le “look and feel” est de plus particulièrement moderne grâce à Docky, le dock de bureau qui rappelle celui du Mac.

marcj (non vérifié) le 17/01/2016

@marcj : Tout à fait. C’est ce que je disais à Fréderic; effectivement les usages de bases n’ont pas trop évolué (encore que je ne faisais pas tout il y a 20 ans comme ce que je fais maintenant) je me suis mal exprimé.

Pour ce qui est du logiciel libre c’est une lutte que j’ai engagé il y a finalement peu mais dont je tire une grande satisfaction personnelle. Je convertis ma femme et je dois avouer que c’est déjà un combat alors des millions d’utilisateurs conditionnées ça risque d’être long ;)

Comme je l’ai dit j’utilise toujours un DELL de 2004 monoprocesseur avec LUBUNTU et c’est très plaisant. Mais c’est évident que les logiciels les plus connus n’ont eux pas suivi d’évolution vertueuse ou en tout cas n’offre pas d’alternative à faible consommation de ressources. Par exemple pour trouver un navigateur léger, vraiment léger il faut quand même parcourir le web et pourtant ça existe. A ce sujet d’ailleurs l’un d’entre vous connaitrait-il un site qui recense tous ces logiciels peu gourmandes et adaptés à de faibles ressources? On le trouve finalement pour les distributions linux mais pas pour les logiciels.

Barbe (non vérifié) le 18/01/2016

Super ces résolutions :-)
Je rajouterais “bio tu mangeras!”

Remy (non vérifié) le 20/01/2016

@Remy : Merci d’ouvrir le débat à d’autres domaines. Le matériel informatique devient vite obsolète et génère une part de déchet important. Mais il existe de nombreux domaines ou nous pouvons appliquer les 6 résolutions ci-dessus.

Je prends pour exemple le gros électroménager. Les constructeurs nous affichent des étiquettes énergétiques toujours +++. Nous préférons généralement changer d’appareil plutôt que réparer en espérant faire des économies d’énergie.

Problèmes :
- le surcoût lié à l’achat est difficile à rentabiliser, même avec une machine moins gourmande en eau ou en électricité,
- ces gros appareils (réfrigérateur, four, cuisinière, lave-vaisselle…) représentent un volume de déchet considérable. Le remplacement accentue fortement notre empreinte carbone,
- nous remplaçons parfois (pour ne pas dire souvent) un appareil qui a coûté quelques centaines d’euros alors qu’une pièce de rechange vaut en moyenne 30/40€ pour un particulier. Si vous souhaitez faire des économies, pensez à réparer vous-même, de nombreux sites peuvent vous aider (forum de dépannage, vente de pièces aux particuliers).

Je vote donc pour les résolutions n°1 et n°2.
Très bonne année à GreenIT !

Bien cordialement.

Sylvain Pro (non vérifié) le 22/01/2016

Tes repas tu prépareras !
En effet il ne faut pas oublier les déchets produits par cette alimentation “prête à consommer”… Et pourtant, il n’y a rien de meilleur et de plus écologique que de préparer ses petits plats soi-même ! Bien sûr ça prend un peu plus de temps, mais le “retour sur investissement” est favorable pour la planète et l’organisme ;) !

IsaCuisine (non vérifié) le 11/03/2016

Je dois avouer que si j’essaie de faire des efforts pour réduire mon impact sur l’environnement, il y a quand même un grand nombre d’automatismes que je n’ai pas. Et finalement, c’est une enfant de 8 ans qui me fait la leçon comme quoi il faut faire attention à la façon de consommer ou d’utiliser nos différentes acquisitions et c’est à l’école qu’elle a apprit tout ça ^^
Cette liste résume vraiment les grandes lignes des bonnes conduites simples à appliquer pour mieux consommer.
J’ai notamment écouté ses conseils quand il a été question de l’achat d’un nouvel aspirateur et décidé d’acheter un modèle reconditionné, qui consomme peu et qui propose aussi des pièces détachées.
Ce qui m’a permit :
1. D’économiser de l’argent (reconditionné = moins cher)
2. D’avoir un aspirateur qui sera réparable au bout de quelques années
3. de dépenser moins en énergie
4. De me débarrasser de mon ancien aspirateur (repris par le vendeur) qui sera recyclé, démonté et / ou récupéré pour pièces…

Polti (non vérifié) le 25/05/2016

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