Intel invente l’ordinateur de bureau jetable

Intel - Next Unit Computing

Intel a présenté il y a quelques mois son concept de Next Unit Computing (NUC). Avec le NUC, le fabricant de microprocesseurs compte réitérer le succès des ultrabooks sur le marché des ordinateurs de bureau.

Aussi compact (boîtier de 11,6 x 11,2 x 3,9 cm) et léger (417 grammes) qu’un terminal passif, ce mini-PC est bien plus véloce et bien plus complet. Il repose en effet sur un processeur Core i3-3217U bicoeur cadencé à 1,8 GHz supportant la technologie HyperThreading. Le CPU est épaulé par une puce graphique (GPU) Intel HD Graphics 4000. Le tout pour une puissance de seulement 17 watts.

Deux déclinaisons du NUC sont prévues. La première embarque une sortie HDMI, trois ports USB 2.0 et un connecteur Thunderbolt. La seconde propose un port HDMI supplémentaire, trois ports USB 2.0 et une interface réseau Gigabit Ethernet.

Le support de stockage, la quantité de mémoire vive et la présence d’une interface Wi-Fi sont laissés au choix de l’intégrateur. Mais Intel table sur un prix de vente public de 399 dollars (299 euros) tout équipé (hors licence), soit le tarif d’un client léger ou d’un ordinateur de bureau premier prix (moins puissant, plus volumineux, et moins bien équipé).

Des ordinateurs qui ne sont absolument pas évolutifs
La proposition semble alléchante pour les entreprises comme pour les particuliers qui pourront ainsi remplacer leurs vielles tours par des ordinateurs vingt fois plus petits, moins bruyants et tout aussi puissants. Sauf qu’à bien y regarder, ces ordinateurs ne sont absolument pas évolutifs. Plutôt que de proposer un ordinateur facile à faire évoluer, Intel propose un “ordinateur jetable” dont la durée de vie est basée sur le rythme de renouvellement actuel des parcs d’entreprises, soit tous les trois à quatre ans. Un bel exemple d’obsolescence programmée.

L’approche d’Intel est des plus logiques. Le prix des ordinateurs a été divisé par dix en quinze ans. Pour maintenir le même niveau de revenus, les fabricants n’ont pas d’autre choix que de pousser leurs clients (grand public et professionnels) à renouveler fréquemment leurs équipements, à prix constant.

Source : Indexel.net


Commentaires

Je pense que tout n’est pas si noir, et que l’évolution vers ces ultra-compacts n’est pas sans intérêt, notamment concernant l’efficience énergétique. De toute façon, dans les grands parcs d’entreprises, le renouvellement des PC se fait quasi-automatiquement, et ce type d’appareils ne changera pas grand chose sur ce point. De même, en cas de panne, les services infos ne “s’embêtent” plus à dépanner, le matériel est changé sans diagnostic … Avec une garantie de trois ans chez Intel, on n’est d’ailleurs pas trop mal sur l’après-vente.

Reste que le manque d’évolutivité rend difficile la gestion de la fin de vie de ce type d’équipement (reconditionnement ?). Donc, difficile de faire un bilan …

PS : la gamme des NUC s’est enrichie du NUC Kit DCCP847DYE, annoncé comme étant plus évolutif, mais je n’ai pas vérifié en quoi …

Yann le 19/02/2013

@Yann : sur un ordinateur aussi peu énergivore, au moins 70 % de l’empreinte écologique se concentre dans les phases de fabrication et de fin de vie (si on prend le FE moyen OCDE pour le kWh électrique). Il faut donc absolument rendre ces équipements évolutifs.

S’il le souhaitait, Intel pourrait très bien le faire. Il faut moins de 10 secondes pour ajouter une barette de mémoire vive sur mon ordinateur portable qui a 11 ans, via une simple trappe que l’on ouvre en dévissant une vis. Pourquoi Intel ne pourrait-il pas le faire sur ce type de form factor ?

admin le 19/02/2013

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