Sobriété énergétique : c’est maintenant !

Alerte - sobriété énergétique

Le système électrique français va mal. Les coupures d’électricité se multiplient face à la surcharge du réseau, notamment lors des pointes de consommation électrique comme celles que notre pays connaît depuis le début de la semaine entre 17h30 et 20h30.

Pour éviter d’allumer les groupes électrogènes de nos centre informatique (data centers) et de se retrouver dans une situation comme celle de l’Inde où les coupures électriques fréquentes obligent chaque utilisateur d’ordinateur à posséder un onduleur, il faut absolument que nous réduisions tous notre consommation aux heures de pointe.

D’autre part, lors des pics de consommation électrique, la France importe de l’énergie de chez nos voisins. Le kWh électrique est alors particulièrement carboné : de 500 à 900 grammes de CO2 par kWh !

Agir pour l’Environnement, le Réseau Action Climat, le Réseau Sortir du Nucléaire et l’association Résistance à l’Agression Publicitaire appellent les françaises et les français à agir quotidiennement en faveur de la sobriété énergétique et plus particulièrement jeudi 17 décembre entre 19h et 20h afin que Copenhague ne soit pas seulement un exercice de communication…

Comment baisser sa consommation électrique aux heures de pointes ? Il faut tout simplement reporter de quelques heures des usages considérés comme non essentiels. Débrancher les appareils en veille ou sous tension permanente comme les box, éteindre les écrans d’ordinateurs et les disques durs, ne pas lancer de machine à laver, cesser de recourir au sèche-linge, éviter les éclairages superflus, réduire la température intérieure à 19° le jour et 18° la nuit…

Bien entendu, ces actions peuvent et doivent être menées tout au long de l’année. Et les entreprises peuvent y participer. Ce qui est bon pour l’environnement est aussi bon pour votre porte-monnaie !

Sources :
http://agirpourlenvironnement.org/presse/31copenhague4.htm
http://www.rte-france.com/htm/fr/accueil/viewdepeche.jsp?Id=9348&AnneeDP…
http://www.facebook.com/#/event.php?eid=200069093531&ref=mf


Commentaires

bonjour
je voudrais simplement savoir pour quelle raison je devrais personnellement faire attention à ma consommation électrique (ce que je fais naturellement), alors que l’éclairage urbain est environ 50% supérieur aux besoins réels, que les skytracers (les colonnes de lumière type DCA annonçant l’emplacement d’une boite de nuit, 4000W environ) ne sont toujours pas interdits (ils se multiplient exponentiellement), et que la moindre boutique laisse ses lumières allumées toute la nuit……désolé je ne comprend pas.

helldokk (non vérifié) le 17/12/2009

@helldock : sur le fond, votre remarque est judicieuse, mais attention à l’attitude qui consiste à dire “Pourquoi je ferais alors qu’à côté c’est bien pire”…

J’ai bien compris que, pour vous, c’était du second degré, mais beaucoup de gens réagissent réellement ainsi. Et, malheureusement, ce sont ces types de comportements qui génèrent l’immobilisme ambiant. Si personne ne se mobilise en premier, pour faire même la plus infime des actions, rien ne se passera.
Regardez ce qui se passe pour l’instant à Copenhague… Rien justement ! Ils se regardent en chien de fusil en se lançant des “toi t’es plus sale que moi, alors commence !”.

Force Verte (non vérifié) le 17/12/2009

@helldokk : remarque pertinente. Cependant, l’un des trois liens cité en source de l’article et qui m’a permis d’écrire l’article est un communiqué RTE à destination des maires de France. Ce communiqué leur demande de faire des efforts sur… l’éclairage et l’affichage public.

Quant aux boîtes de nuit qui utilisent des projecteurs de DCA pour faire leur publicité, il faut malheureusement du temps pour permettre aux plus lents d’évoluer…

Enfin, la raison de nos efforts est simple : un blackout total en France, ce sont potentiellement des morts dans les hôpitaux dont les groupes électrogènes ne démarrent pas, des milliers de tonnes produits congelés à jeter à la poubelle, des entreprises en difficulté, etc. Cela me semble bien suffisant pour faire un effort.

D’autant que cette effort, à titre symbolique, permettrait aussi d’économiser plus de CO2 que celui dépensé par les 46.000 participants du sommet de Copenhague ! Mobilisés et ensemble, nous sommes plus efficaces que hypothétiques décisions politiques !

admin le 17/12/2009

Si je peux rajouter ceci :

Encore une fois c’est le particulier qui doit faire des efforts sur sa consommation. Mais quid des entreprises qui laissent les lumières allumées nuit et jour, des salles machines à 16°c, des chauffages qui tournent à fond la nuit pour avoir le bureau chaud comme un sauna le lendemain matin, et j’en passe et des meilleurs ?

C’est comme la pollution des voitures, est-ce que toute cumulée elle est égale celle des milliers de camions quotidiens sur nos routes (et je ne parle pas du facteur accidents et cie) ?

rwxncz (non vérifié) le 17/12/2009

@rwxncz : Gandhi disait qu’il faut incarner le changement que l’on souhaite voir se produire dans la société. C’est parce que l’on change à titre individuel que la société (et donc les entreprises) changent. Et puis, rien n’empêche un employé d’éteindre la lumière et le chauffage en partant ou d’aller voir les services généraux pour régler ce point avec eux s’il travaille dans une grande entreprise. Quant au transport de marchandises, la seule solution pour réduire les kilomètres parcourus, c’est de favoriser le commerce local et de moins consommer. Il y a un moment où l’on ne peut plus optimiser les processus et où il faut changer de comportement.

admin le 17/12/2009

Pas faux tout ça. 1 point pour vous :)

rwxncz (non vérifié) le 17/12/2009

je suis d’accord avec helldok et je rajouterais quelques couches:
- désolé mais je trouve ce type d’action inutile :
- ce n’est pas un jour dans l’année qu’il faut baisser sa consommation pour se donner bonne conscience c’est tout les jours…
- ERDF à déjà fait savoir qu’il désapprouve ce type d’action vu que tout le monde rallume ce qu’il éteint à 20h et que ça fait un pic de demande électrique encore pire…

- pour finir , ça a déjà été dit encore et encore, mais je comprend la frustration de certains , c’est toujours les mêmes petits consommateurs qui font des économies d’électricité pendant que des gros (voir très gros) consommateurs ne font rien du tout….

florent-36 (non vérifié) le 17/12/2009

Pour EDF, je ne sais pas… mais pour l’enfer, il semble bien qu’il soit déjà gelé, à en croire cet article désopilant, même si l’argumentation n’en est que symbolique… :

Voici la version d’une question “bonus” de chimie posée à l’université de Nanterre.

La réponse d’un étudiant a été si loufoque que le professeur l’a partagée avec ses collègues, via Internet, et c’est pourquoi vous avez le plaisir de la lire ….

Question Bonus: « l’enfer est-il exothermique 1 , ou endothermique 2 »
(1 : évacue la chaleur, 2 : absorbe la chaleur)

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.

Cependant, un étudiant eut la réponse suivante:

Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l’enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l’enfer.

Je pense que nous pouvons supposer sans risque qu’une fois entrées en enfer, les âmes n’en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.

De même pour le calcul du nombre d’entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd’hui.

La plupart de ces religions affirment que si vous n’êtes pas membre de leur religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d’une religion exprimant cette règle, et comme les gens n’appartiennent pas à plus d’une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer…

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l’enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que « pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l’enfer doit se dilater proportionnellement à l’entrée des âmes ».

Par conséquent cela donne deux possibilités:

1) si l’enfer se dilate à une moindre vitesse que l’entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu’à ce que l’enfer éclate.

2) si l’enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d’entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu’à ce que l’enfer gèle.

Laquelle choisir ?

Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m’ayant affirmé durant ma première année d’étudiant « Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi », et en tenant compte du fait que j’ai couché avec elle la nuit dernière, alors l’hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l’enfer est exothermique et a déjà gelé …

Le corollaire de cette théorie c’est que comme l’enfer a déjà gelé, il s’ensuit qu’il n’accepte plus aucune âme et du coup qu’il n’existe plus… Laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l’existence d’un Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n’arrêtait pas de crier “Oh…. mon Dieu !….”

(Cet étudiant est le seul ayant reçu la note 20/20).

André Gargoura (non vérifié) le 18/12/2009

On lit et on entend souvent “Les autres, c’est pire. Alors pourquoi moi je ferai quelque chose ?” Heu… Parce que ça me fatigue ? Parce que ça sert à rien ? Parce que je risque de changer d’habitude, parce que j’aime bien me promener en T-shirt au bureau en plein hiver, parce que au fond l’environnement je m’en fout ? Parce que c’est plus facile de taper sur les transporteurs (salauds de pollueurs) que sur les particuliers avec leurs voitures individuelles (je peux pas faire autrement, etc) ? Bon, ok, les camions ils transportent nos produits, mais c’est pas de ma faute, hein… pareil pour les “usines qui polluent”, mais elles fabriquent des trucs pour… nous, les consommateurs. Alors pourquoi je ferai quelque chose au lieu de rien ? Peut-être parce que j’ai compris que je ne suis pas déconnecté du reste du monde, et que les actions individuelles effectuées massivement ont un énorme impact. Il faut bien commencer par quelque chose, et ça sera plus rapide si NOUS le faisons (et pas “les autres”).

chipoteur (non vérifié) le 18/12/2009

Ce que je voulais dire, c’est que s’il faut bien commencer par un bout, je commencerai d’abord par celui qui a l’impact le plus important.

Ex : Quand on a une fuite d’eau à la maison, on commence par couper l’arrivée d’eau avant de réparer, et on s’occupe seulement ensuiute du robinet incriminé.

Après effectivement, il ne faut jouer à “lui d’abord”. C’est à priori ce qui se passe en ce moment à Copenhague…

rwxncz (non vérifié) le 18/12/2009

@chipoteur : d’accord avec vous sur le fait que le consommateur a une très grande part de responsabilité dans les problématiques environnementales.

On ne cesse de nous dire “ne pas culpabiliser le citoyen”, à vouloir ne pas le culpabiliser on finit par lui mentir en lui disant qu’il n’y est pour rien dans cette problématique.

C’est pourtant le consommateur le maillon fort dans tout cela, car une entreprise qui pollue encore aujourd’hui c’est bien parce qu’il y a une demande !

moins de demande = moins de pollution (c’est ce que l’on appel la décroissance ou récession)

Marc Boitel le 18/12/2009

@Marc Boitel : oui, il faut arrêter de me culpabiliser en tant que consommateur ! Je ne suis pas responsable des moyens de productions et de transport des produits que je consomme.
Ainsi, pour utiliser mon ordinateur et vous lire, je n’ai aucun moyen de pression pour que des déchets nucléaires ne soient pas produits, que des métaux lourds ne soient pas utilisés pour la fabrication de mon ordinateur. Oui, je peux éventuellement me passer d’ordinateur. Mais seule la législation peut imposer des normes strictes aux fabricants.
Car sinon, il faut arrêter toute production puisqu’en l’état actuel des choses, tout pollue ! Et ce ne sont pas les labels Energy Star et autres qui vont changer grand chose, puisque c’est comme si on félicitait un élève qui est passé d’une moyenne de 1/20 à 3/20 : d’accord, en pourcentage l’élève a fait des progrès énormes, mais il reste un nul.

Chipoteur indique que les usines produisent pour nous les consommateurs, je n’en suis pas sur. Elles produisent pour que des biens soient vendus et rapportent de l’argent aux actionnaires. Un bien qui ne rapporte pas n’est pas produit (ou pas longtemps) quelque soit son bénéfice pour le consommateur final.

Dans un autre article, greenit.fr indique que le chauffage d’un appartement de 3 pièces à Paris dégage autant de CO2 qu’un voyage en avion Paris-New York. Peut être faut-il commencer par les gros postes de pollution plutôt que d’embêter systématiquement les petits comme le dit rwxncz. Cela n’empêche pas que l’on m’informe et qu’à mon niveau je fasse attention mais rendons dès maintenant la législation plus contraignante sur la façon de produire des biens. Et plutôt que de payer des chercheurs à essayer de trouver une n-ième crème anti-ride ou autre, essayons de concentrer toute l’intelligence humaine sur des moyens de production propre. Voilà, ce que je veux dire c’est que le problème ne vient pas de notre mode de vie de consommateur, mais de nos modes de production. Le jour où l’on pourra rouler sans aucun impact sur l’environnement, on se fichera pas mal d’où viendra notre produit.

Alors peut être faut-il que j’arrête de consommer, Marc Boitel parle même de décroissance, mais comment gérer la crise économique et sociale qui s’en suivrait si tout le monde fait ainsi ? Si le but est d’arrêter de massacrer la planète, comment gérer la transition entre maintenant et le moment où l’on saura mieux faire ?

Lucien Bert (non vérifié) le 19/12/2009

Je suis à 100% d’accord avec lucien qui a bien mieux exprimé ce que je pensais…

@marc boitel: oui il y a beaucoup de choses qui sont produites parce qu’il y a de la demande mais qui demande que les magasins ou autre entreprise fermés soit éclairés la nuit ?? les consommateurs ? j’en doute…
est ce que c’est les consommateurs qui imposent les méthodes de production ? je ne crois pas non plus…

florent-36 (non vérifié) le 19/12/2009

Un truc simple et sans trop de contrainte : mettre un programmateur aux prises des congélateurs et réfrigérateur pour les arrêter entre 17 et 21h. Pas de réduction de confort.
Combien de MW economisé ? 20 M de foyers * 2* 100w * 25% de plage d’utilisation.

A diffuser sur le net.

En attendant que RTE ou ERDF puisse gérer les consommations “reportables” ou inutiles (guirlandes publiques…) par impulsion sur le réseau, à l’instar des contrats tempo et EJP, plutot que de couper ce qui est utile à tout une région.

pbd (non vérifié) le 05/01/2010

C’est plus que certain, le problème aujourd’hui vient de la surconsommation inutile. Mais, ceci ne se limite pas qu’à l’énergie.

Merci pour l’article.

Sys enr Panneaux Solaires (non vérifié) le 11/01/2010

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