Catégorie : Constructeur

Ecrans : les consommateurs veulent faire des économies

Entre mai et juin 2008, l’institut de sondage GFK Marketing Services a interrogé 3.879 personnes et 355 points de ventes spécialisés en produits bruns (Hi-Fi, informatique, etc.) et blancs (électroménager) en France, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne et Espagne.

Pour 9 sondés sur 10, le principal critère d’achat après la qualité d’image (94%) reste le prix vente, suivi de la consommation électrique. Selon l’étude, la consommation d’énergie est désormais un critère aussi important que la taille de l’écran et la qualité de l’image. 74% des interviewés considèrent la consommation électrique comme un critère “important” et 36% comme “très important”.

C’est le signe d’une forte inflexion dans le comportement d’achat des ménages. Il y a un an, la consommation électrique n’était pas du tout discriminante dans le choix d’un modèle plutôt qu’un autre. Seul le prix et la qualité de l’images importaient. Les consommateurs ont donc compris que le prix d’achat n’était pas le seul moyen de faire des économies.

Les fabricants ont réduit depuis de nombreuses années la consommation en veille de leurs écrans. Mais pour répondre à ce nouveau comportement, ils travaillent actuellement sur la réduction de la consommation en cours d’utilisation. Selon GFK, un écran économique de 107 cms de diagonale consomme 215 wh par jour (pour 4 heure d’utilisation) contre 380 wh pour un écran standard. L’économie annuelle pourrait atteindre 50% de la facture électrique : 60 euros par an contre 110 euros par an.

Pour consommer moins en fonctionnement, les fabricants – Samsung et Sony en tête – s’appuient sur la technologie de diodes électroluminescentes OLED (Organic LED). Destinée à remplacer les cristaux liquides (LCD), la technologie OLED est plus économe en énergie tout en proposant une image de meilleure qualité. Mais son coût de production reste élevé. Et on ne sait toujours pas recycler ces dalles…

Frédéric Bordage

Expert en green IT, sobriété numérique, numérique responsable, écoconception et slow.tech, j'ai créé le collectif Green IT en 2004. Je conseille des organisations privées et publiques, et anime GreenIT.fr, le Collectif Conception Numérique Responsable (@CNumR) et le Club Green IT.

Site web - Twitter - Facebook - Linked In