Véhicule électrique : aucun intérêt pour l’environnement

Automobile - le mythe de la voiture "zéro émission" sur le site web de Nissan

Une ACV démontre enfin que la voiture 0 émission est un mythe.

L’étude Comparative Environmental Life Cycle Assessment of Conventional and Electric Vehicles publiée dans le Journal of Industrial Ecology, propose enfin une analyse comparative des impacts écologiques sur tout le cycle de vie.

Cette étude permet enfin de contrer efficacement les lobbies français de l’énergie et du secteur automobile qui nous rabattent les oreilles depuis des années avec leur voiture soit disant « 0 carbone ». La principale conclusion est en effet que « pour tous les scénarios étudiés, combustion de carburant ou production d’électricité, la phase d’utilisation est responsable de la majorité des impacts en terme de dérèglement climatique ».

L’étude démontre par ailleurs que la fabrication d’un véhicule électrique émet deux fois plus de gaz à effet de serre que la fabrication d’un véhicule traditionnel ! La fabrication de trois composants (batterie, moteur électrique, et système de refroidissement) totalisent entre 58 et 67 % des impacts écologiques liés à la fabrication.

Au final, s’il est alimenté par une électricité émettant 500 grammes d’équivalent CO2 par kWh (moyenne des pays de l’OCDE), comparé à un véhicule diesel, un véhicule électrique réduit de 10 à 14 % les émissions de GES sur son cycle de vie. Une bien maigre performance au regard de la voiture « 0 carbone » que nous promettent les lobbies français du nucléaire et de l’automobile… D’autant que, dans certains pays développés tels que l’Allemagne et l’Australie qui recourent massivement au charbon pour produire leur électricité, un véhicule électrique émettra jusqu’à 27 % de gaz à effet de serre de plus qu’un véhicule diesel (sur tout le cycle de vie).

Le covoiturage, la vraie solution

Pourquoi vous parler de cette étude, qui n’est pas directement liée au Green IT ? Parce que depuis près de 8 ans, nous ne cessons d’affirmer que la solution à l’empreinte écologique et économique de l’automobile n’est pas le véhicule électrique, mais le covoiturage.

Avec 1,27 passager par trajet, la capacité de transport du parc actuel (dont les pollutions liées à la fabrication ont déjà eu lieu) est surdimensionnée. La solution n’est donc pas de fabriquer plus de voitures et de goudronner plus de kilomètres, mais de mieux utiliser les véhicules existant.

Le covoiturage fait partie de ces éco-innovations de rupture qui proposent d’aider les citoyens à changer de comportement grâce à des outils informatiques et télécoms (TIC) qui facilitent la mise en relation entre l’offre et la demande de trajets.

Si l’Etat investissait ne serait-ce que 10 % des sommes folles - aujourd’hui engagées auprès du secteur automobile - pour développer le covoiturage, les problèmes de bouchons, de pollution, et de coût des trajets domicile-travail pourraient être résolus en grande partie.

Mais il faut croire que nos hommes et femmes politiques n’ont pas envie de partager leur moyen de transport et de se mêler au citoyen de base… Quitte pour cela, à nous vendre un nouveau mirage avec une voiture électrique « 0 carbone ». Dommage !

* le concept de voiture « 0 carbone » est poussé par la majorité des constructeurs automobiles qui tentent de faire croire aux consommateurs que la production d’électricité ne dégage par de gaz à effet de serre, tout en occultant les impacts environnementaux liés à la fabrication et à la fin de vie. Par ailleurs, je me souviens d’une discussion avec un fonctionnaire du Ministère de l’écologie, il y a un an, dont le travail à temps plein était de vendre ce concept de voiture « 0 carbone ». un comble !

P.S.: l’hybride est très certainement une solution de masse et d’avenir en complément du développement du covoiturage et des transports publics.

Source : “Comparative Environmental Life Cycle Assessment of Conventional and Electric Vehicles”, Troy R. Hawkins, Bhawna Singh, Guillaume Majeau-Bettez, Anders Hammer Strømman, in “Journal of Industrial Ecology”, October 2012 et GreenIT.fr et http://www.nissan-zeroemission.com/EN/VISION/
Via http://www.notechmagazine.com/2012/10/life-cycle-analysis-of-electric-ca…


Commentaires

En complément, voir l’excellent site parodique : http://www.renault-ze.fr/argumentaire.html

admin le 25/10/2012

Pour commencer petit rappel, http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?T1=REBATTRE&T3.x=16&T3.y=16

Ensuite, je pense que ça n’a pas de sens de disqualifier purement et simplement la voiture électrique. Il faut se place à l’échelle de chaque pays, en fonction de son mix énergétique l’option est plus ou moins intéressante. Vous ne parlez pas du cas de la France, mais la voiture électrique sur son cycle de vie émettra deux fois moins d’émissions qu’un petit véhicule diesel.
http://www.carbone4.com/fr/l_actu_de_carbone_4/co2-voiture-%C3%A9lectriq…

Anonyme (non vérifié) le 28/10/2013

On oublie le caractère éducatif du véhicule électrique.
Dès que l’on accélère fort, que l’on met la clim ou le chauffage, que l’on charge sa voiture ou que l’on tire une remorque, on voit la consommation grimper.
Le VE nous met au contact des réalités physiques, ce qui est assez transparent sur une véhicule à essence.

Le VE est pertinent pour des petits véhicules de ville, légers, avec une empreinte minimale à la fabrication comme à l’utilisation.

Une Tesla S n’a aucune utilité, on est bien d’accord.

Anonyme (non vérifié) le 28/10/2013

Au final, s’il est alimenté par une électricité émettant 500 grammes d’équivalent CO2 par kWh (moyenne des pays de l’OCDE)”

Oui, enfin il me semble que en France on est plus proche de 50g (10x moins !! ) d’équivalent CO2 par kWh : ça change sûrement beaucoup la donne, parce que là les données utilisées ici sont pourris par des pays comme l’Allemagne.

http://fr.edf.com/edf-en-france-51250.html

http://www.rte-france.com/fr/developpement-durable/eco2mix/emission-de-c…

Il faudrait faire une étude selon les pays, en tout cas selon une échelle d’équivalent CO2 rejeté par l’électricité utilisé (de 0g à 1000g par palier de 50g) et ainsi voir à partir de quelle condition ce n’est pas rentable écologiquement d’acheter un véhicule 100% électrique.

Pas que je sois pro véhicule 100% électrique, mais sous entendre qu’il faut jeter le bébé et l’eau du bain avec en prenant comme référence une étude qui n’est pas représentative de 100% des cas … ça ne fait pas avancer le problème non plus.

Il faudrait d’ailleurs faire de même avec les panneaux solaires : étudier la rentabilité écologique selon l’ensoleillement reçu au cours de sa vie (je suis prêt à parier que bien des régions française ne sont pas “éco-rentable” en pose de panneau solaire)

Tranche (non vérifié) le 28/10/2013

@Tranche : en France, on est à 90 g CO2eq / kWh électrique hors période de pointe (durant lesquelles nous montons à plus de 400g CO2eq / kWh électrique).

Mais :
- il ne faut pas regarder que l’usage mais bien le cycle de vie complet sur la durée de vie du véhicule ;
- tenir compte du fait que la France est une exception mondiale au niveau du Diesel et que, vu le prix du diesel, cette exception est entrain de disparaitre ;
- fabriquer, utiliser, mettre au rebut un véhicule électrique ou à combustion ne fait que émettre des gaz à effet de serre, il y a toutes les autres nuisances à prendre en compte : pollution, épuisement des ressources non renouvelables, etc.

Enfin, je ne suis pas contre le véhicule électrique qui a du sens dans certains usages de niche très précis : autolib urbain pour des raisons sanitaire, etc. En revanche, le tout électrique “0 carbone” tel qu’on nous le vend à longueur de journée est une aberration. C’est ce que je dénonce dans cet article.

On ferait bien mieux de mettre en priorité nos efforts sur l’hybride et le co-voiturage.

admin le 28/10/2013

Le covoiturage, la vraie solution”

Oui et en France (ou tous pays ayant un taux équivalent de CO2 par kwh), une solution encore meilleur serait donc :
Le covoiturage en voiture électrique.

C’est quand même dommage que ceux qui font une étude si poussée le fasse de manière incomplète (pas de résultat en fonction du taux équivalent de CO2 par kwh)

PS: merci à Anonymous pour ce lien : http://www.carbone4.com/fr/l_actu_de_carbone_4/co2-voiture-%C3%A9lectriq…

Tranche (non vérifié) le 28/10/2013

@Anonyme : comme indiquer dans mon commentaire précédent, l’objectif de l’article n’est pas de disqualifier purement et simplement la voiture électrique mais de montrer que le “tout électrique” et la “voiture 0 émissions” telles que proposés par les constructeurs sont une aberration.

Ce discours dominant est dangereux car il nous détourne des efforts de fond à faire :
- remplir les véhicules existants qui ne sont chargés pour l’instant qu’à 1,27 passager / trajet. La voiture électrique ne résoudra pas ce problème de fond.
- réduire le nombre de kms parcourus : évitement des déplacements pendulaires par des télécentres de travail, réunions à distances, etc.

La voiture électrique peut être une solution, mais dans des cas très précis, et certainement pas une solution “mainstream” tant que chaque foyer ne produit et ne stocke pas sa propre consommation électrique (ce qui n’est pas prêt d’arriver au rythme actuel) car sinon, il faut construire de nouvelles lignes haute-tension et des centrales nucléaires dont l’impact environnemental et économique est loin d’être négligeable…

admin le 28/10/2013

en France, on est à 90 g CO2eq / kWh électrique hors période de pointe (durant lesquelles nous montons à plus de 400g CO2eq / kWh électrique)”

Si je prend les donné d’EDF de 2012 :
http://fr.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/Edf_en_france/documents/bila…
ça fait (24+60+34+44+26+28+34+40+41+55+44+35)÷12 soit 38,75g de CO2 par kwh en moyenne

Je fais une erreur ou bien EDF cache quelque chose dans sa méthode de mesure ?

Tranche (non vérifié) le 28/10/2013

@Tranche : je m’appuie sur le “Guide des facteurs d’émissions” de l’Ademe qui est le seul référentiel officiel en France.

Le chapitre 2 indique FE par kWh él. :
- moyenne 0,023 kg Ceq / kWh él. = 0,083 kg CO2eq - facteurs différentiés jusqu’à 0,280 kg Ceq / kWh él. pour le charbon, soit 1,02 kg CO2eq / kWh él.

En fonction de la saison et de la demande, votre électricité “à la prise” est un mélange d’électrons produits par des gaz, fioul, charbon, nucléaire, hydro, etc.

Par ailleurs, EDF n’est pas le seul producteur d’électricité en France (Enercoop, GDF, etc.).

admin le 28/10/2013

Etude bidon commanditée par les compagnies pétrolière pour discréditer le VE afin de pouvoir continuer a nous enfumer(dans les deux sens du terme)
Il n’y a aucune raison pour que la production d’un VE avec prés de dix fois moins de pièces dans son moteur, a fondre et a usiner (un moteur à combustion comprend environ 1 400 pièces, contre seulement 200 pour un électrique) et qui plus est comporte un nombre restreint de composants périphériques (radiateur, pompe à eau, démarreur, embrayage boite de vitesse etc…) produise plus de Co2 qu’un véhicule classique. Et avec son moteur au rendement de 90% contre moins de 20% pour un moteur essence en ville, même avec de l’électricité 100% charbon le taux co2Km ne dépasse pas celui d’un essence, et est largement inférieur avec tous les autres modes de production d’électricité.

Greg (non vérifié) le 28/10/2013

Vu d’ici : La France !!

Je recharge mon VE la nuit et il se trouve que le kWh est entre 20 et 30g de co2.

De plus vu qu’on consomme plus de gasoil qu’on en raffine on l’importe à quel cout co2? (Raffinage autre pays, plus transport).

De plus sur un VE il n’y a aucun entretien : Pas d’huile, pas de filtres, moins de plaquettes de freins (Beaucoup moins), pas de pot d’échappement à changer, pas d’embrayage à refaire, pas de courroie de distribution.

Alors côté carburant et fonctionnement de tous les jours y à pas photo sur la durée de vie du véhicule.

Faudrait pas inverser les rôles et faire croire qu’un diésel fabriqué en Allemagne est moins polluant qu’un VE fabriqué en France.

Anonyme (non vérifié) le 28/10/2013

@Greg : merci pour ce contrepoint intéressant.

1. Auriez-vous une ACV comparative sérieuse à nous proposer ?

2. Comment expliquez-vous que le simulateur de Carbone 4 (un cabinet indépendant plutôt sérieux) indique lui aussi un poids plus important pour la fabrication du moteur électrique ? voir : http://www.carbone4.com/fr/l_actu_de_carbone_4/co2-voiture-%C3%A9lectriq…

admin le 28/10/2013

@Anonyme : contre-point intéressant (durée de vie, entretien, etc.). Auriez-vous une source fiable pour étayer ce point ?

Le propos de l’article n’est pas d’inverser les rôles mais de poser quelques questions :

1 - ne vaut-il pas mieux covoiturer avec le parc existant (essence / diesel) plutôt que de le remplacer par un nouveau parc électrique (avec un effet double peine : impact du parc roulant mis au rebut + construction du nouveau parc électrique) ?

2 - quid du re-cablâge de la France en ligne haute-tension, postes sources, et centrales nucléaires ?

3 - On a déjà du mal à installer de nouveaux centre de données (datacenter) dans le 93, alors imaginez quand tout un département branche sa voiture électrique le soir à la même heure en hiver pour la recharger. Comment gérer ce pic ?

Si vous avez des réponses, je pense que tous les lecteurs seront intéressés par ce débat.

admin le 28/10/2013

c’est trop drôle cette étude. VE contre VT… assez usuel. Et les data centers alors ? des trucs écologiques qui ne produisent aucun CO2 et sont super écologiques. Ou avez-vous stocké ce site Internet ? Allez, c’est juste pour blaguer. D’ailleurs, j’adore l’article sur les data centers qui consomment 10x moins que les ordi portables. Dans ce cas, il faut comparer par contre pour la voiture électrique il faut additionner. Vous êtes vraiment logique ? où c’est juste une question de point de vue (rappel http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/les-internautes-consommen…).
Bon je suis d’accord, nous avons besoin du covoiturage, de l’autopartage. Mais avec 3 enfants c’est peu pratique, avec des transports en commun saturé aux heures de pointe, c’est pas toujours facile. Je comprends celles et ceux qui veulent une voiture. Nous avons besoin de toutes les solutions : VE, co-voiturage, autopartage et véhicules thermiques. Et le VE ne remplacera jamais à 100% le VT. Il faut juste que chacun analyse un peu mieux ses déplacements. Et les pays les moins émetteurs de CO2 sont l’Autriche, la Norvège et la France grâce à l’hydro et le nucléaire (je crois). Alors, devons-nous stopper tout développement parceque les Allemands et les Polonais polluent massivement avec du charbon ?

Anonyme (non vérifié) le 28/10/2013

@Anonyme : Je partage votre avis sur la complémentarité des technologies disponibles et leur adéquation à des usages précis.

L’article vise à rappeler au plus grand nombre que, contrairement à ce qu’affirment les constructeurs (et même le ministère du développement durable !), la voiture électrique présentée comme “zéro émission” (voir l’illustration), émet beaucoup de gaz à effet de serre sur son cycle de vie complet. Et que ce n’est donc pas une solution miracle.

Quant aux data centers, je ne vois pas le rapport.

admin le 29/10/2013

Mais si je suis alimenté chez moi par de l’électricité 100 % renouvelable (hydraulique, biomasse), ça doit pouvoir avoir un intérêt, non ?

ccomp (non vérifié) le 29/10/2013

Plutôt que le covoiturage … SYSMO 2015 me semble être “la solution”
http://www2.ademe.fr/servlet/getBin?name=098490345EE1F53EC5551443C251AFC

Les solutions sont multiples, il n’y a pas une solution qui prévale …
Aller de A vers B, dépend de tellement de facteur (heure, jour, météo, age des personnes, … ) que réduire à “covoiturage” la solution aux problèmes de mobilité sobre en CO2 me parait beaucoup trop réducteur …

Nico (non vérifié) le 29/10/2013

Comme souvent, ce type d’étude compare une techno ultra mature à une techno émergente. Il est rare qu’une techno émergente surpasse une techno mature sur tous les fronts. C’est le phénomène qu’on appelle l’innovation de rupture : plus performante sur un point, souvent en retrait sur tous les autres. Puis, les innovations incrémentales s’en mêlent, et la techno émergente rattrape celles d’avant.

f_let (non vérifié) le 29/10/2013

@ccomp : +1. Ceci dit, ce n’est pas le commun des mortels puisque le mix énergétique français ne contient qu’environ 12 % d’EnR.

admin le 29/10/2013

@Nico : +1 : Les solutions sont multiples, il n’y a pas une solution qui prévale…

Encore une fois, l’objectif de l’article était de contrer l’idée de la voiture électrique “zéro émission” (qui est du pur greenwashing) et de faire réagir les lecteurs sur le sujet.

admin le 29/10/2013

Quelle hérésie de comparer le V.E. au diesel, nous savons tous que la combustion du gas-oil tue, prématurément, plus de 100 français par jour !
http://www.arretonslediesel.org/
Soyons tous éco-responsable & utilisons avant tout le SP95, l’éthanol, le GNV et les V.E. pour abandonner au plus vite les “autos-mazout”…
 Cordialement.

Hub. (non vérifié) le 29/10/2013

@Hub. : toutes les technologies ont un impact écologique et sanitaire. L’objectif de l’étude mentionnée dans l’article n’est pas de comparer l’impact sanitaire mais la quantité d’émissions de gaz à effet de serre sur un cycle de vie complet pour chaque typologie de véhicule. Point barre.

admin le 30/10/2013

L’etude de reference a un enorme defaut a mon sens. C’est une meta etude utilisant que des references pre-2010 pour son evaluation (sauf une etude de batterie en 2011). Cela pose un certain nombre de question important.

- Le train de motorisation utilise en grande quantite aujourd’hui est tres different et resulte principalement du design de Tesla (D’ailleur aucune etude ne couvre cette compagnie).
- La technologie des batteries evoluent a un rythme d’amelioration de 10% de gain energetique tous les 2 ans. Nous sommes en 2013, cela veut dire que l’etude la plus recente de ce papier (2011) ne couvre deja plus la technologie deploye dans les voitures actuelles !
- Enfin, une voiture electrique moderne utilise des aliages aluminium ou des plastique renforce a la fibre de carbone. Or il n’y a aucune reference a ces technologies dans le dit papier. Compare a une voiture classique et vu la difference de poid entre les deux, je pense que prendre en compte cette difference est necessaire pour avoir un rapport credible au final.

Pour le probleme de comment recharger toutes les voitures electriques qui se connecteront en masse a une heure de pointe, c’est un faux probleme. Le fait est que la migration vers la voiture electrique se faira progressivement avec la possibilite d’estimer et de planifier l’infrastructure au fur et a mesure de l’evolution de la demande. Comme de toute facon, on se dirige vers une plus grande consomation electrique au depend de l’utilisation directe du gaz et fioul de toute facon, il est evident que la capacite electrique du reseau va augmenter dans les annees a venir.

Au final, cette etude est clairement a charge et elle est utiliser ici pour pousser un objectif politique, celui de forcer les gens a utiliser moins la voiture et si ils veulent vraiment l’utiliser, ils doivent la prendre a plusieurs… Autant etre clair sur l’objectif et faire une loi qui restreint les libertes individuelles en rendant illegal l’utilisation d’une voiture a moins de 5 personnes. Limite on peut meme rendre obligatoire un dispositif electronique qui empeche le demarage tant que 5 personnes en vie ne sont pas dans la voiture. Apres savoir si c’est vraiment utile, c’est une autre question…

Cedric Bail (non vérifié) le 30/10/2013

@Cedric Bail : merci pour ces éclairages. Notamment le rappel d’une migration progressive.

Ce point soulève d’ailleurs la faiblesse du VE (mais pas son inutilité) pour répondre à l’urgence de la situation environnementale (dérèglement climatique, régression écologique).

Si nous voulons éviter des effets d’emballement (climat, biodiversité) nous devons nous concentrer en priorité sur les solutions efficaces à court terme.

Or, à court terme, on n’a pas encore trouvé mieux que d’optimiser l’infrastructure existante, c’est à dire remplir les voitures actuelles (en moyenne à 1,27 passager par trajet).

Cela peut être très rapide grâce à des incitations quasi instantanées à mettre en place : réservation de la file de droite pour les voitures à plus de 2 passagers, PDE d’entreprises, baisse du coût des transports en commun et amélioration de l’offre, etc.

Je préfère largement cette vision positive du covoiturage et plus généralement de la mutualisation des moyens transports à “une loi qui restreint les libertés individuelles en rendant illégal l’utilisation d’une voiture a moins de 5 personnes.”

admin le 30/10/2013

@Tous… Au-delà du débat sur les émissions de CO2, le covoiturage, etc., le problème majeur de l’automobile en général, c’est son inefficacité (en énergie et autres ressources). C’est une technologie de l’ère des ressources abondantes et peu chères. C’est donc une technologie d’autrefois.

Sur le sujet, voir par exemple :
- http://terrabuzz.blogspot.fr/2012/12/voiture-le-chant-du-cygne.html et http://terrabuzz.blogspot.fr/2013/01/lelectricite-ne-sauvera-pas-la-voit…
- http://davidbourguignon.wordpress.com/2012/09/29/automobile-quel-futur-m… — oui, un petit coup de pub pour mon blogue… ;-)

Il va falloir inventer autre chose, c’est sûr ! (Certains comme http://www.cycleentransition.fr/ s’y mettent…)

David Bourguignon (non vérifié) le 30/10/2013

@David : excellent le site cycleentransition.fr

admin le 30/10/2013

La vraie solution c’est de ne plus l’utiliser mais on est loin :(

Olivier68 (non vérifié) le 02/11/2013

concernant l’efficacité énergétique des moyens de transport:
http://mobile.agoravox.fr/actualites/environnement/article/gourmandise-e…

On constate que la voiture est un des plus mauvais, et si l’on ajoute à cela le nombre de passagers moyen… il suffit de compter le nombre de passager par vehicule quand vous vous ennuyez dans les embouteillages (faites le c’est distrayant)… vous comprendrez vite deux chose:
Ou nous sommes très riches et pouvons nous payer ce luxe individualiste (et asociale…).
Ou nous adorons perdre des heures dans les bouchons…

La meilleur solution qui apparait, avec les moyens actuels, sans en dépenser plus (et donc plus d’émission de GES), c’est d’utiliser le parc actuel en le remplissant de passagers, donc, le covoiturage, même si ce n’est pas une solution “technologique”… ni trés luxueux… mais cela peux forcer des rencontres, et renforcer “la confiance” qui nous manque cruellement, en créant du lien, ce qui ne serait pas un luxe !
Et peut être aussi forcer la sncf et les politiques à revoir leur copie…

Et pour la voiture écolo, si on prend en compte l’énergie grise, une électrique ou une hybride bourées de plastiques et d’électronique auront peut être du mal à rivaliser avec une bonne vielle 2chevaux(même en conso). Et ça les constructeurs sauront en fabriquer sans trop de mal, et peut être même rentable à fabriquer chez nous… mais c’est pas demain la veille… Celui qui sortira une étude comparative de ces modèle jettera peut être le pavé dans la marre…

stef (non vérifié) le 05/11/2013

@Stef : très intéressante ta dernière remarque sur le retour à des véhicules “sobres”. D’ailleurs, dans Facteur 4, le Rocky Mountain Institute expliquait - il y a déjà 20 ans - que nous capables, sans changer de technologie et en utilisant l’existant - de fabriquer des véhicules aussi sûrs et ne consommant que 2 à 3 litres pour 100 kms.

L’innovation durable est avant tout sociale : changement de comportement et d’habitudes.

admin le 05/11/2013

Si les partisans de la voiture électrique nous “rabattent les oreilles”, ne serait-ce pas pour nous rendre plus aérodynamiques et donc plus économes en carburant?

Fred B (non vérifié) le 05/11/2013

@Fred B : certainement ! :-)

admin le 05/11/2013

Véhicule électrique: un potentiel évident à moyen terme.
Il n’y a pas besoin de faire de grandes études pour comprendre que le véhicule électrique a moins d’intérêt écologique dans le cas où son électricité provient exclusivement de centrales thermiques.
Mais pour évaluer cette technologie, il ne faut pas simplement analyser les produits actuels avec le mix électrique actuel. Il faut se projeter à 5-10 ans. Dans ce laps de temps, la technologie des batteries va fortement progresser avec un impact sur l’autonomie des véhicules (coef 5?) et sur la diminution dy temps de recharge (coef 5?). En parallèle, les énergies renouvelables vont aussi se développer.
Imaginez un VE avec une autonomie de 1000 Km et rechargée en 10’ avec De l’énergie 100% renouvelable.
Le VE va devenir une solution incontournable, voire vitale pour réduire le bruit et la pollution en ville.
Par ailleurs, c’est absurde d’opposer covoiturage et VE.
On peut très bien faire du covoiturage avec un VE.
Les 2 sujets sont indépendants.

J Bourdos (non vérifié) le 07/11/2013

@J Bourdos : L’idée de cet article est de répondre à une question simple : comment permettre au plus grand nombre de français(e) de réduire efficacement le coût de leurs déplacements et les impacts environnementaux associés.

Le VE ne répond pas à cette question car il est impossible d’équiper tous les automobilistes actuels avec un VE. Il faudrait au moins 25 ans pour recâbler la France avec de nouvelles lignes haute-tension, nouvelles centrales nucléaires, etc. Certaines régions (Bretagne par exemple) frisent de plus en plus souvent le black-out au point qu’il existe des systèmes d’alerte pour que les habitants fassent du délestage. Je n’ose imaginer ce qui se passerait si tous les français rechargeaient leur VE en 10 minutes entre 17h et 20h !

En comparaison, le fait de remplir des voitures existantes de 5 places, dont seulement 1,27 sont sollicitées en moyenne par trajet, semble plus facile. Certaines incitations qui ne coûtent rien (au regard de l’infra nécessaire au VE) comme une file réservée aux véhicules de plus de 2 passagers, des aires de regroupement pour covoitureurs, des sites web pour aider l’offre et la demande à se rencontrer, etc. ont déjà fait leur preuve, partout dans le monde.

Alors,
- oui : le VE est une solution onéreuse et de niche, qui vise surtout les bobos urbains.
- oui : le covoiturage est une solution bon marché et de masse.

admin le 08/11/2013

@J Bourdos : le Monde publie le 11 novembre 2103 un article dans lequel Carlos Ghosn reconnait : “Nous devons admettre que c’est plus lent que nous ne le prévoyions. Mais cela est dû au fait que nous pensions que la construction d’infrastructures irait plus vite. Or ce n’est pas le cas”.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/11/11/voiture-electrique-cou…

admin le 13/11/2013

Bravo pour cet article qui alimente la réflexion sur le sujet.

@Cedric Bail :
“Pour le problème de comment recharger toutes les voitures électriques qui se connecteront en masse a une heure de pointe, c’est un faux problème.”
Je suis d’accord sur le fait que la science et la technique finiront par trouver des solutions, mais pour l’instant c’est un problème bien réel.
La migration vers la VE se fera effectivement progressivement mais la planification de l’infrastructure est une tâche très lente (car investissements très couteux), qui risque d’être plus longue que l’arrivée des VE
Les travaux en cours sur le smart grid ont, entre autres, pour but de lisser la charge électrique pour éviter les pics, et en particulier réussir à étaler les recharges de VE tout au long de la journée et, surtout, de la nuit.

Quant au covoiturage, le but n’est pas d’atteindre 5 personnes par voiture, mais si on pouvait monter la moyenne de 1,27 passager par trajet à 2,5, grâce à des investissements assez légers, ça serait déjà pas mal de carburant économisé.

Hervé (non vérifié) le 17/11/2013

Changeons un peu les termes du débat, non ? Regardez donc la bande-annonce de http://www.kickstarter.com/projects/fredrik-gertten/bikes-vs-cars-we-are… : sur vos écrans en 2014 !

David Bourguignon (non vérifié) le 17/11/2013

Bonjour

Pourquoi vous semblez surpris par les résultats de cette étude ? Avec un peu de bon sens il est clair que le VE provoque un déplacement de la pollution mais pas une diminution. Par contre, s’ils sont alimentés en 100% énergie renouvelable, voilà la réduction des GES. Mais attention, remplacer les véhicules classiques avec des VE ne résoudre pas notre problème de bétonnage du paysage pour les routes et parkings et les bouchons dans les villes. Solution: VE en covoiturage, vélo, transport public et finalement les pieds pour ne pas devenir une société comme bien montré dans le film d’animation “Wall-e”.

Markus (non vérifié) le 11/12/2013

Quelle misère ces articles…
La peur du progrès, bien française sous toutes ses formes.
Même l’Ademe a réussi a sortir un article débile, même le réseau Biocoop écrit que les constructeurs auto sont des vilains car ils voulaient nous faire croire que les VE étaient propres à travers leurs pubs!
Le déni de ces vieux crétins d’accros au pétrole devient de plus en plus énervant à observer.
Oser écrire ce genre de billet à une époque où les villes sont complètement asphyxiées et qu’il faudra bien continuer à se déplacer face un pétrole voué à voir son prix augmenter en flèche(et oui vous êtes d’accord?), pour se déculpabiliser d’utiliser sois-même un véhicule thermique, c’est triste!
Une étude commandée par Allègre?

Anonyme (non vérifié) le 16/01/2014

@Anonyme : Votre réponse est intéressante. Elle ressemble à celle d’un CSP+ bobo urbain.

En province, les “vieux crétins accros au pétrole” sont d’abord des personnes qui travaillent et emmènent leurs enfants à l’école.

Ensuite, ces “vieux crétins accros au pétrole” sont toutes les personnes qui n’ont pas les moyens de s’offrir une nouvelle voiture électrique et / ou qui ne pourraient pas aller travailler avec de véhicule du fait de sa trop faible autonomie en kilomètres.

Cela nous fait quand même quelques dizaines de millions de “vieux crétins accros au pétrole”. Vous devez être sacrément brillant(e) pour oser ce vocabulaire !

Dans cet article, nous attirons l’attention des lectrices et des lecteurs sur :
- les déplacements de pollution entre VT et VE,
- le fait qu’électrique ne veut pas dire “0 carbone”,
- le fait que des solutions simples (covoiturage) permettent à tous le monde d’agir maintenant et efficacement.

A titre personnel, ma fille étant asthmatique, je vois avec un grand intérêt la multiplication des transports en commun électriques en centre ville et des dispositifs permettant de taxer tout ce qui émet PM25 et autres SO3.

Il ne faut cependant pas faire du VELA” solution d’avenir. C’est une solution partielle réservée aux urbains. De toutes façon, nous ne produisons pas assez d’énergie en France pour que tout le monde s’équipe d’un VE… On a déjà du mal à se chauffer sans créer de black-out… Alors de là à recharger des millions de VE au même moment…. c’est de la science fiction.

admin le 16/01/2014

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