Google émet plus de CO2 que 8 pays européens réunis !

Generique - fumée sortant d'usines

Selon Comscore, les moteurs de recherches ont totalisé 131.354 milliards de requêtes en décembre 2009, soit environ 75 requêtes par mois et par internautes (on compte 1,734 milliards d’internautes). 67 % de ces requêtes (87.809 milliards) sont attribuées à Google. Yahoo!, Baidu et Microsoft totalisent l’essentiel des autres requêtes.

Sachant qu’une requête émet 0,2 gramme de CO2, le moteur de recherche de Google émet chaque mois 20 millions de tonnes de CO2, soit autant que les émissions annuelles de la Tunisie, du Yemen, ou de la Croatie. Dit autrement, Google émet chaque année autant de CO2 que l’Albanie, la Bosnie, la Croatie, le Danemark, le Luxembourg, la Slovénie, la Suède, et la Suisse réunis !

[Mise à jour du 23/03 - 08:08 AM]
Comme le soulignent plusieurs commentaires, j’ai effectivement fait une erreur en prenant en compte 131.354 milliards de requêtes en décembre 2009 alors qu’il fallait lire 131,354 milliards de requêtes. La source de mon information n’a pas traduit la notation américaine “.” et n’étant pas un spécialiste des moteurs de recherche, je n’ai pas relevé cette erreur. Au final, il faut effectivement diviser mon calcul précédent par 1.000. On obtient donc 315.250 tonnes de CO2 émises annuellement par Google. Soit les émissions de la République de Centre Afrique ou un peu plus que le Burundi, le Cap Vert ou le Chad.
[/Mise à jour]

Sources :
http://www.greenit.fr/article/acteurs/un-hamburger-15000-recherches-goog…
http://googleblog.blogspot.com/2009/05/energy-and-internet.html
Energy Information Administration


Commentaires

La donnée est ~0,2 gramme de CO2
Donc faire un calcule avec une simple multiplication ne marche pas trop.
De plus en pleine charge un serveur consomme moins par requête qu’un serveur en charge basse.
Donc faire une multiplication aussi simple me parait tout simplement un calcule faux.
Il faut voir ou sont leurs fermes de serveurs, combien il consomme annuellement et d’où les ressources sont tiré. Le coût environnemental des répétiteurs switch routeur sur le chemin d’une requête… ca fait un calcule au bien plus compliqué.

Ne tombé pas dans cette simplicité de la multiplication pour donné des résultats alarmiste.

angelsafrania (non vérifié) le 19/03/2010

@Angelsfrania : Si Google nous fournissait sa consommation électrique précise, l’emplacement de chacun de ses centres informatique, et son nombre de requêtes annuelles, il serait évidemment plus facile de vous propose un chiffre fiable à la troisième virgule près …

Cependant, l’objectif de ce calcul est de proposer des repères / ordres de grandeurs aux lecteurs du blog. L’important, il me semble c’est de comprendre que Google émet, à minima, plus de CO2 qu’un pays européen de taille moyenne.

admin le 19/03/2010

Fred, peux tu nous donner la source où tu as pu récupérer les émissions de CO2 des pays que tu cite ?

selon ce lien de la division statistique de l’ONU qui regroupe les émissions de CO2 de chaque pays en 2006, la suisse a émise environ 51 millions de tonnes

La Slovénie est à 16,8 millions….

http://unstats.un.org/unsd/environment/air_co2_emissions.htm

si les chiffres de l’ONU sont bon, ton calcul est à revoir ;-)

Marc Boitel le 19/03/2010

Oups, erreur de ma part, je n’avais pas vu le “chaque mois”…

Marc Boitel le 19/03/2010

c’est totalement délirant, un simple ordre de grandeur montre qu’on a fumé la pelouse,

De toutes façons qui pourrait avaler une conclusion pareille ? des moutons en train de brouter la fameuse pelouse, et encore…

zapette (non vérifié) le 22/03/2010

@zapette : si vous n’êtes pas d’accord avec mon estimation, quelle est la vôtre ? L’objectif de GreenIT.fr est de faire avancer notre connaissance à tous sur ce sujet et de nous donner des repères pour ne pas nous tromper de combat. Cf : http://www.greenit.fr/article/materiel/24-fois-plus-de-co2-lors-de-la-fa… . Donc je suis preneur de vos chiffres s’ils sont plus pertinents. Sinon, merci de vous abstenir de commentaires non argumentés.

admin le 22/03/2010

Bonjour,
je trouve qu’il faut quand même mettre cela en perspective avec l’impact en CO2 des alternatives à internet : envoyer du courrier physique par camion au lieu d’un mail, traverser la terre en avion plutôt que faire une visioconf, faire des sauts de puce en voiture de boutique en boutique pour trouver LE bon objet au lieu de le trouver directement sur Google (et de le faire livrer avec un camion beaucoup plus efficace qu’un coffre de voiture). Bref, oui internet consomme de l’électricité en valeur absolue parce que presque tout le monde y passe maintenant une grande partie de son temps. Mais cela reste - écologiquement parlant - une source d’économies colossales
Paulin - www.quivaou.com (covoiturage instantané)

Paulin Dementhon (non vérifié) le 22/03/2010

J’aimerais savoir d’où vous sortez le chiffre de 0.2 gramme par requête ? est-ce que ce chiffre compte également l’énergie dépensé par le routage Internet c’est à dire dépensé par les fournisseurs d’accès Internet pour envoyer la requête à google et renvoyer la réponse à l’utilisateur, ou bien ne s’agit il vraiment que de l’énergie dépensé par google pour trouver dans sa base de donnée la réponse à la requête. Je suis tout à fait d’accord Paulin Dementhon sur la nécessité de mettre en perspective.
Un titre accrocheur qui ne donne pourtant pas une analyse à la hauteur du «scandale».

Anonyme (non vérifié) le 22/03/2010

Démagogie…

Anonyme (non vérifié) le 22/03/2010

@Anonyme “J’aimerais savoir d’où vous sortez le chiffre de 0.2 gramme par requête ?”

Ben , comme c’est écrit dans le billet là-haut… et c’est en anglais, rédigé par Urs Hölzle, Senior Vice President de Glouglou.

est-ce que ce chiffre compte également l’énergie dépensé par le routage Internet c’est à dire dépensé par les fournisseurs d’accès Internet pour envoyer la requête à google et renvoyer la réponse à l’utilisateur, ou bien ne s’agit il vraiment que de l’énergie dépensé par google pour trouver dans sa base de donnée la réponse à la requête.”

Ah ben par contre, c’est pas précisé ça, ni dans cet autre lien de chez Glouglou.

D’ailleurs c’est Glouglou tout seul qui affiche ce chiffre d’environ 0,2g… Faudrait trouver une autre source, pour bien faire.

@Paulin Dementhon “je trouve qu’il faut quand même mettre cela en perspective avec l’impact en CO2 des alternatives à internet”.

Oui, c’est clair et ça serait bien intéressant.
M’enfin l’article voulait surtout le mettre en perspective d’autres émetteurs de CO², des pays en l’occurrence. Enfin, c’était pas tout à fait la même perspective. On peut pas tout avoir d’un seul coup d’un seul.

@Anonyme “Démagogie…”

Quel éloquence ! :o)))

Glouglou ! (non vérifié) le 22/03/2010

Et la pollution de tous les ordinateurs d’où partent les requêtes Google, nos ordinateurs, donc ?

Ne croyez vous pas que c’est un peu facile de taper sur Google ? juste parce que c’est un gros ?

Sébastien (non vérifié) le 22/03/2010

@Paul Dementhon : Vous listez des impacts positifs d’Internet auxquels il faudra soustraire les impacts négatifs directs (pollutions et émissions dues à la fabrication + utilisation des infrastructures) dont une partie (émissions de CO2), dans le cas Google, sont quantifiés dans cet article PLUS les impacts négatifs indirects, ou effets rebonds, comme par exemple le fait qu’il soit aussi simple sur Internet de commander un produit à 2km de chez soi qu’à l’autre bout du monde… (avec pour conséquence l’augmentation du transport aérien)

Il faut donc s’efforcer d’avoir une vue globale et de parler en impact net (négatif ou positif).

FLohier le 22/03/2010

@Paulin : je n’ai pas un avis aussi tranché. Evidemment, mieux vaut utiliser l’infrastructure internet existante pour faire une webconf avec les Etats-Unis plutôt que de prendre l’avion. Mais qu’en est-il s’il faut tirer un nouveau câble transatlantique ou lancer un nouveau satellite pour pouvoir faire passer toutes ces webconférence ?

Dans un autre domaine, on s’aperçoit par exemple que le commerce électronique génère un effet rebond. C’est plus facile d’acheter un livre ou un objet venant de l’autre bout du monde, donc on le fait. D’autre part, comme le démontre cette étude indépendante - http://www.greenit.fr/article/acteurs/achats-en-ligne-un-bilan-co2-contr… - le commerce électronique n’est efficace que si c’est votre facteur habituel qui distribue le colis, sinon le gain est minime.

Il faut porter un regard mesurer sur l’apport des TIC, sinon, on passe à côté des solutions.

admin le 22/03/2010

@Sebastien : l’objectif n’est pas de “taper” sur Google, mais de donner des repères à nos lecteurs pour qu’ils puissent plus facilement mesurer l’empreinte environnementale des TIC. Je ne dis à aucun moment si c’est bien ou mal. Je me borne à faire un constat. Après, à vous de juger.

Concernant, l’impact de nos ordinateurs, nous l’avons développé à de très nombreuses reprises. En résumé en suivant le cycle de vie. La fabrication d’un ordinateur en Chine émet 24 fois plus de CO2 qu’un an d’utilisation en France (cf http://www.greenit.fr/article/energie/combien-de-co2-degage-un-1-kwh-ele… et http://www.greenit.fr/article/materiel/24-fois-plus-de-co2-lors-de-la-fa… )et génère plus de déchets chimiques toxiques que le poids du dit ordinateur. La consommation d’énergie, en France, génère essentiellement des déchets radioactifs. 8 ordinateurs sur 10 finissent à la décharge sans retraitement. Or, 1 seul gramme de mercure suffit à polluer 1m3 de terre pendant 50 ans. Comme nous génèreront 75 millions de tonnes de DEEE en 2014 à l’échelle mondiale, les seuls ordinateurs sont capables de polluer l’ensemble des terres arables du globe.

admin le 22/03/2010

rebonjour,

c’est un débat fumeux, de surcroit basé sur du vent et des croyances personnelles.
Le problème est ailleurs, 20 millions de tonnes ça fait 20 milliards de kilos ou 20 mille milliards de grammes.
Et donc 88 milliards de requêtes à 0,2 grammes, ça ferait 20 mille milliards de grammes, vraiment ?

De tous les contributeurs, personne ne bronche, tout le monde y allant de sa propre version en multipliant les références. C’est bien la preuve qu’on peut faire avaler n’importe quoi à n’importe qui.
Ahurissant qu’une telle baleine passe inaperçue, facteur 1000 sur l’ordre de grandeur et rien, ça passe comme une lettre à la poste, certains se demandant même si c’est bien 0,2g par requête qu’il faut considérer.
Je serais curieuse de savoir si l’information a été colportée ailleurs et à combien d’exemplaires.

en espérant que le vent dissipe la fumée, soyez rassurés (ou pas) la Suisse pollue pour l’instant davantage que Google.

zapette (non vérifié) le 22/03/2010

@zapette c’est pas 88 milliard mais 88 000 milliard, l’auteur a utilisé la notation anglaise.

Anonyme (non vérifié) le 22/03/2010

Quoi qu’il en soit (et quel que soit le moteur de recherche utilisé), apprenons aux utilisateurs à utiliser la barre d’adresse quand l’url est connue, plutôt que d’en taper paresseusement —voire méticuleusement— tout ou partie dans Google; et comme je suis pour le droit à la paresse, apprenons-leur aussi les signets/marque-page/favoris.

Tout le monde y gagnera en temps, en clics et en CO2

Yvan (non vérifié) le 22/03/2010

L’Agence Néerlandaise pour la Maîtrise de l’Environnement a fait une première estimation de 31,6 milliards de tonnes de CO2 rejetés en 2008 dans le monde.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89missions_de_CO2

si mes calculs sont bon d’après vos chiffres, google aurait rejeté 240 tonnes dans l’année.

Manuel (non vérifié) le 23/03/2010

désolé pour l’erreur de calcul (avec une calculatrice c’est beaucoup mieux…)

nous avons donc : 87809 milliards de requêtes et une requête émettrait 0,2 g de co2 donc 0,0000002 tonne de co2
donc on multilpie 87809 milliard / 0,0000002 qui nous fait un total de 17 561 800 tonnes de co2 par mois
(x12) donc 210 741 600 tonnes de co2 par an

d’après l’Agence Néerlandaise pour la Maîtrise de l’Environnement 31,6 milliards de tonnes de CO2 ont été rejeté en 2008 dans le monde.

Donc google représenterai 0,6669 % du rejet de CO2 dans le monde par an…

Cela vous semble pas un peut trop important pour être vrai ???

Etant donné que je me suis déjà trompé dans mes calculs une première fois … à vérifier…

bonne nuit

manuel (non vérifié) le 23/03/2010

Complètement le genre d’info qui ne repose que sur du vent, et qui participe au flou et au mélange des genres pour une population à qui on ne parle plus que de C02, surfer sur un effet de mode et une crainte du moment… Purement démagogique !

Je ne prendrai même pas la peine d’expliquer plus mon avis Anonyme et Angelsfrania ont déjà soulevé des points importants qui montre la complexité d’une telle estimation et les variables extérieures à prendre en compte…

Vous voulez participer a éduquer les gens sur les problèmes de réchauffement et de carbone, faites circuler la vidéo de “Story Of Stuff” disponible sur google vidéo (avec sous titre FR)

Bien a vous.

Minibixx (non vérifié) le 23/03/2010

Que penser de se moteur de recherche comme alternative :

www.ECOSIA.org

GReenwashing ou réalité ?

DEGAND (non vérifié) le 08/04/2010

@Degand : Greenwashing. Pour deux raisons. D’une part, le coût d’une re-forestation à l’autre bout du monde (forêt tropicale) est de 5 euros en moyenne par m2. Comme ce moteur arrive-t-il à générer plus de 12 euros par recherche ? Mystère. En tout cas, même Google n’y parvient pas.

Par ailleurs, donner l’impression à l’internaute qu’il est responsable et écolo parce qu’il utilise un moteur de recherche qui replante des arbres, c’est le détourner de gestes plus efficaces au quotidien. On peut très bien replanter des arbres sans utiliser un moteur de recherche particulier.

admin le 08/04/2010

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