Un data center de Google refroidi à l'eau de mer

Google - data center - échangeru thermique eau de mer

Google utilise de l'eau de mer pour refroidir ses serveurs via un échangeur thermique.

Après le data center flottant, Google invente le centre de données refroidi à l’eau de mer.

En 2009, le géant du web a acquis une ancienne usine de pâte à papier à Hamina en Finlande. Objectif ? Construire un data center entièrement refroidi par l’eau de la mer en utilisant l’infrastructure de l’usine existante.

Ce système de free watercooling est très simple : l’eau de mer (froide) est apportée jusqu’à un échangeur thermique dans un circuit étanche. Elle absorbe les calories dégagées par les serveurs puis est stockée (pour refroidir) et mélangée avec de l’eau froide avant d’être rejetée à la mer. Google assure ainsi minimiser l’impact environnemental de son système de refroidissement.

Google n’a pas encore communiqué le PUE (Power Usage Effectiveness) cible de cette installation qui entrera en activité au cours du second semestre 2011. Il devrait cependant être très fiable puisque aucun système de refroidissement traditionnel n’est installé dans le centre de données.

Voir la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=VChOEvKicQQ&feature=player_detailpage


Commentaires

Attention au calcul du PUE, le géant Google ne prendra surement pas en compte la puissance frigorifique apportée par la mer, et aura ainsi une valeur très faible.

Mais afin de pouvoir comparer les différents sites et vraiment consommer moins d’énergie (qu’elle vienne du réseau électrique ou de la mer) il faudrait intégrer l’énergie de l’eau de mer au calcul du PUE. PUE = (toutes les énergies consommées par le data sur un an)/(énergie dédiée à la puissance de calcul sur un an)

Si tout le monde joue le jeu, on pourra avancer et trouver des systèmes qui consomment vraiment moins intrinsèquement.

Matthieu (non vérifié) le 27/05/2011

A voir la tenue dans le temps, avec la corrosion de l’eau salée. Mais bonne initiative !

Marc Boitel le 27/05/2011

En espérant qu’ils aient pris en compte les éventuels impacts sur le courant Atlantique nord.

Eastchild (non vérifié) le 27/05/2011

bonjour,

tout faut zéro Mathieu, le PUE aura effectivement une valeur très faible et c’est très bon.
tout faut zéro 2 fois car on n’a pas à prendre en compte l’apport frigorifique de l’eau pompée. Prend t-on en compte l’apport frigorifique de l’air ? non, donc …

Tout faut zéro Marc, la corrosion n’est pas un problème dès lors qu’on traite le problème en amont, soit avec des équipements adaptés, ou qu’on les remplace. Tout n’est pas corrodé par l’eau de mer, loin de là … C’est un poncif de base en chimie
Et même, il suffira alors de changer les batteries primaires des échangeurs eau-eau. Même en changeant les batteries une fois par an, on a encore un gain phénoménal.

Tout faut zéro EastChild, les énergies en jeu dans le milieu marin sont titanesques, rien à voir avec les qques dizaines de MW d’un tel site. Si tu as fait le calcul, envoie le détail et sinon, oublie les éventuels impacts sur les courants, c’est bidon.

AlainP (non vérifié) le 27/05/2011

@AlainP : Tout fauX !

Anonyme (non vérifié) le 27/05/2011

Pour reprendre ta rhétorique :

Tout faux zéro AlainP, tu n’as pas entièrement lu mon commentaire, j’ai bien utilisé l’adjectif “éventuel” ce qui veux dire que les impacts sont incertains. Un centre de données tel que celui monté par google n’impactera que très peu le courant, construits en plusieurs à la chaine et tu te rendra compte que les impacts s’ajoutent. C’est dans ce sens que je parle de prendre en comptes les éventuels impacts. Si le test de google est concluant, qui te dit que les industriels ne vont pas construire à la chaine des data-centers de ce type.

P.S.: “faut” est l’impératif du verbe falloir.

Eastchild (non vérifié) le 27/05/2011

@Eastchild : +1. si Google joue le jeu du développement durable, l’entreprise publiera une étude d’impact prouvant l’innocuité de sa méthode de refroidissement. Dans le cas, contraire… Mais c’est effectivement la multiplication de data center en bord de mer qui pourrait, à terme, s’avérer problématique.

admin le 27/05/2011

Comment voulez vous avancer avec des gens aussi bornés. Tu lui demande si il va bien, il va te dire tout fauX zero… Pourquoi tout contredire en permanence.
Pour le PUE, plusieurs papiers circulent afin de savoir comment le calculer,et donner les mêmes bases à tous et c’est bien toutes les énergies qui entrent dans le data qui doivent être prises en compte, je t’accorde que je ne sais pas ce qu’il en ait de l’air extérieur. Sinon comment veux tu optimiser un centre de donnée, pour qu’il consomme moins de frigorie, si tu le gaves d’eau froide. Cette solution va marcher pour ce data et pas pour les autres.

Matthieu (non vérifié) le 28/05/2011

Quelle que soit la formule de calcul du PUE, la solution de Google est intéressante car elle diminue la consommation d’énergie globale. Google ne s’amuse pas à laisser chauffer des serveurs parce que l’eau froide de la mer est gratuite. Les serveurs installés dans ce data center sont les mêmes qu’ailleurs, c’est à dire optimisés “à bloc” pour consommer peu.

Seul bémol, l’impact sur l’environnement doit être nul pour que cette solution en soit vraiment une.

admin le 28/05/2011

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