éco-conception web : les 100 bonnes pratiques

Livre - éco-conception web : les 100 bonnes pratiques - Eyrolles - couverture

L’empreinte écologique des sites web explose depuis quelques années, essentiellement parce qu’ils sont mal conçus. Heureusement, l’éco-conception logicielle permet de réduire cette empreinte, et le coût opérationnel de ces sites, tout en augmentant leur performance.

L’éco-conception logicielle vise à réduire l’empreinte écologique des logiciels tout en réalisant des économies. Ce concept s’applique bien aux sites web : comme toute application informatique, leur empreinte écologique et économique dépend de la fabrication, l’utilisation et la fin de vie des équipements permettant de les faire fonctionner. Alors comment réduire l’empreinte écologique d’un site web tout en améliorant ses performances ?

Présentation du livre

Très concret, ce livre guide le lecteur dans cette démarche, au travers des 100 bonnes pratiques à appliquer à chaque étape du cycle de vie : conception, développement, exploitation. Chacune d’elles a été mise au point par des experts reconnus - Breek et GreenIT.fr dans le cadre d’une mission pilotée par GreenITConsulting.ch - et validée par des partenaires institutionnels comme l’Afdel et l’Alliance Green IT.

Afin de faciliter la lecture de ce référentiel, chaque bonne pratique est présentée sous la forme d’une fiche descriptive, illustrée par un exemple de code concret quand cela est possible. Pour coller au terrain, l’ensemble des exemples s’appuie, lorsque c’est nécessaire, sur le CMS Drupal qui est l’un des plus employé dans le monde. Les fiches de bonne pratique sont classées en fonction de l’étape du cycle de vie du site web et de la technologie impliquée. Elles indiquent également le degré de priorité de la bonne pratique, le niveau de difficulté de sa mise en œuvre, et sa capacité à réduire l’empreinte écologique du site web.

Les lecteurs sont invités à faire part de leur commentaires et à proposer de nouvelles bonnes pratiques sur le site Eco-conception web : les 100 bonnes pratiques. La deuxième édition de l’ouvrage citera l’intégralité des lecteurs ayant participé à l’amélioration du référentiel.

Contenu

Destiné aux concepteurs et aux développeurs de sites web, ce livre s’articule autour de 6 grands thèmes :

  • Conception
  • Code (côté client)
  • Code (côté serveur)
  • Templating
  • Hébergement
  • Contenu

Ces fiches sont classées en fonction de :

  • l’étape du cycle de vie du site web : conception, templating, code, hébergement, production du contenu, etc. ;
  • la technologie impliquée : HTML, JavaScript, CSSSQL

Sur chaque fiche sont indiqués :

  • le degré de priorité de la bonne pratique (prioritaire, conseillée, facultative) ;
  • le niveau de difficulté de sa mise en œuvre ;
  • sa capacité à réduire l’empreinte écologique du site web.

Auteurs

L’ouvrage a été écrit par Frédéric Bordage de GreenIT.fr, avec la participation de Jérémy Chatard et Stéphane Bordage de l’agence web Breek. Les bonnes pratiques ont été validées par l’Alliance Green IT et l’AFDEL.

Prix

12,00 euros.

Caractéristiques

  • Titre : Eco-conception web - Les 100 bonnes pratiques
  • Sous-titre : Doper son site et réduire son empreinte écologique
  • Éditeur : Eyrolles
  • Auteur : Frédéric Bordage
  • Parution : octobre 2012
  • Édition : 1ère édition
  • Nb de pages : 128
  • Format : 12 x 18
  • Couverture : Broché
  • Poids : 180 g
  • ISBN10 : 2-212-13575-0
  • ISBN13 : 978-2-212-13575-6
  • EAN13 : 9782212135756

Commentaires

Bonjour,
Bravo pour votre travail. Je remarque cependant que vous ne semblez pas remettre en question l’utilisation du langage PHP. D’après ce benchmark, ce langage est environ 15 à 20 fois plus lent qu’un langage comme Java ou Scala (ce dernier est pourtant un langage de très haut niveau). Est-ce que ce type de différence est vraiment marginal par rapport aux gains apportés par les bonnes pratiques citées dans votre livre ?

Julien Richard-Foy (non vérifié) le 25/10/2012

Pour aller plus loin

Opquast propose des grilles de critères complémentaires :

Sans oublier les ressources habituelles (et incontournables) :

admin le 25/10/2012

@Julien : l’objectif du livre est de disséminer les bonnes pratiques d’éco-conception de sites web. Or, les sites développés en Java ou Scala sont rares comparés à ceux développés en PHP, .NET (ASP), etc.

Si ce livre portait sur les bonnes pratiques de l’éco-conception logicielle en général, nous aurions clairement traité ce point (et intégré la notion de dette applicative qui va avec).

admin le 25/10/2012

Intéressant, d’autant plus que, là encore, une approche verte a plein d’avantages : amélioration des performances du site, de l’expérience utilisateur… Que du bon !

@Julien Richard-Foy @admin : je pense qu’il y a *beaucoup* moins d’hébergeurs qui supportent Java que PHP ^^

Muchos (non vérifié) le 25/10/2012

Ça m’intéresse en tout cart d’avoir des chiffre sur l’influence de l’efficacité de l’environnement d’exécution sur la consommation de l’application, comparée à l’influence des bonnes pratiques que vous indiquez. Mon intuition est que l’environnement d’exécution est probablement marginal, car vous proposez des optimisations de très haut niveau (comme dimensionner les images, compresser, mémoiser, etc.).

Peut-être y a-t-il une expérience à faire pour évaluer cela ? Comment avez-vous évalué l’impact écologique relatif des bonnes pratiques que vous indiquez ?

Julien Richard-Foy (non vérifié) le 26/10/2012

@Julien :
<<
Mon intuition est que l’environnement d’exécution est probablement marginal, car vous proposez des optimisations de très haut niveau (comme dimensionner les images, compresser, mémoiser, etc.).
>>
oui dans 80 % des cas. Non dans des situations telles que celles de Facebook où l’on passe de code interprété à compilé.

<<
Peut-être y a-t-il une expérience à faire pour évaluer cela ? Comment avez-vous évalué l’impact écologique relatif des bonnes pratiques que vous indiquez ?
>>
Au sein du Green Code Lab, nous avons différents projets (Web Energy Archive, lien avec le projet Code Vert, etc.), relations avec des projets comme PowerAPI, etc. pour mesurer ces bonnes pratiques.

admin le 26/10/2012

Pensez vous sortir une version électronique du livre ?

Herve (non vérifié) le 26/10/2012

@Herve : pas pour cette première édition. Mais certainement pour la seconde édition qui devrait être plus conséquente en terme de pagination.

admin le 27/10/2012

Ce livre a été une véritable révélation pour moi, car c’était un domaine qui m’était inconnu, j’ose le dire !
J’utilise beaucoup les CMS pour construire des sites pour mes clients, mais comment savoir quels sont les produits les plus économes en ressources, les plus efficaces, les plus écologiques, entre les très classiques Drupal, Joomla et autres WordPress.
Comment apprécier, évaluer leur efficacité et efficience ?
Si vous avez des informations sur le sujet, je suis très preneur et je ne dois pas être le seul.
Encore bravo et merci pour cet ouvrage.

krysttof (non vérifié) le 27/10/2012

C’est une bonne initiative ce livre. Reste à voir si le côté écologique sera prioritaire pour les pme qui créent des sites.

Alex (non vérifié) le 05/11/2012

Bonsoir,

Le concept à pas l’air mal, mais j’ai du mal à comprendre le concept de l’éco conception logicielle appliquée au contenu par exemple? Pouvez-vous donner un exemple?

Killian (non vérifié) le 11/11/2012

@Killian : le choix entre le format HTML ou texte pour un e-mail divise par 12 la bande passante nécessaire. Un e-mail au format texte est également bien moins énergivore à manipuler (afficher, stocker, envoyer, etc.).

Autre exemple, les documents PDF. Il y a encore de très nombreux doc PDF téléchargeable en ligne qui ne sont optimisés que pour l’impression. Or, de plus en plus d’internautes les lisent à l’écran, sans les imprimer.

On pourrait extrapoler ces exemples à tout ce qui touche au son, image, vidéo, etc. Ces contenus représentent environ 80 % de la bande passante internet consommée.

admin le 12/11/2012

@Julien Le fait qu’un lanagage soit plus lent qu’un autre n’a plus d’importance de nos jours. Les gros sites sont maintenant derrière des Cache de type Varnish, et les langages côté serveur sont beaucoup moins attaqués qu’avant ce par ces architectures. Le cout lié à la lenteur est donc certainement marginal. Au même titre que le cout de développement pour les langages Java/Scala… est plus élevé que celui pour du Php/Ruby/Python

BenjaminR (non vérifié) le 21/01/2013

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