Catégorie : Matériel

Nickel : des tensions dès 2027

Dans son rapport “Study on future demand and supply security of nickel for electric vehicle batteries” [1] la Commission Européenne, via le JRC, estime que l’approvisionnement en nickel commencera à être compliqué à partir de 2027, notamment pour les fabricants de véhicules électriques européens.

Le nickel est utilisé pour fabriquer les batteries des véhicules électriques. Mais on le retrouve aussi dans de nombreuses autres batteries de type nickel-hydrure métallique (NiMH) utilisées pour les terminaux de paiement, l’électronique des avions, le contrôle d’accès, et une palanquée d’équipements numériques.

Selon le rapport, sans un investissement d’au moins 4 à 7,5 milliards d’euros d’ici 2030, l’Europe sera incapable d’accéder à autant que sulfate de nickel que nécessaire.

Développer le recyclage face à la pénurie

Pour réduire la dépendance de l’Europe à l’international, les experts préconisent de développer le recyclage : « en raison du manque de gisements de nickel prêts à être mis en valeur au sein de l’UE27, il est probable que l’amélioration de l’accès à de nouveaux approvisionnements en nickel primaire devra probablement provenir de sources internationales. Cela augmente la nécessité d’orienter plutôt les investissements vers une industrie domestique de recyclage des batteries afin de combler le vide ».

Cette nouvelle étude confirme que l’accès aux métaux critiques et autres matières premières, bien qu’encore possible, se complique progressivement. Cette raréfaction devrait nous amener à penser le numérique (et la high-tech en général) comme une ressource non renouvelable qu’il s’agit d’économiser. Car plus la raréfaction s’accentuera et plus le coût économique et environnemental de l’extraction de ces matières deviendra insoutenable.

Source : GreenIT.fr

[1] https://ec.europa.eu/jrc/en/publication/study-future-demand-and-supply-security-nickel-electric-vehicle-batteries

Frédéric Bordage

Expert en green IT, sobriété numérique, numérique responsable, écoconception et slow.tech, j'ai créé le collectif Green IT en 2004. Je conseille des organisations privées et publiques, et anime GreenIT.fr, le Collectif Conception Numérique Responsable (@CNumR) et le Club Green IT.

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