Catégorie : Matériel

Le Galaxy S10 de Samsung est irréparable

Alors que le gouvernement français pousse à la réparation, avec notamment un indice de réparabilité qui accompagnera les smartphones et les ordinateurs portables à partir du 1er janvier 2020, Samsung fait le chemin inverse en commercialisant depuis peu un smartphone particulièrement difficile à démonter.

Le spécialiste de la réparation iFixit a tenté de démonter le Galaxy S10, dernier né de la marque, et considère que même des professionnels auront du mal à le réparer. Avec un score de démontabilité de 3 sur 10, les particuliers ne devraient même pas tenter l’aventure.

Des composants collés ou soudés

La difficulté de démontage est souvent liée à deux procédés. Le premier consiste à solidariser plusieurs composants. C’est par exemple le cas du capteur d’empreinte intégré à l’écran. S’il dysfonctionne, c’est tout l’écran qu’il faudra remplacer. De quoi pousser le consommateur à remplacer son smartphone.

Le second mécanisme consiste à coller ou souder certains composants qui devront pourtant probablement être remplacés. C’est par exemple le cas du port USB-C qui est désormais soudé à la carte mère alors qu’il était amovible sur les modèles précédents. Ou bien encore la batterie qui est collée.

Une démarche intentionnelle

Avec le Fairphone 2, l’ONG éponyme démontre qu’il est tout à fait possible de concevoir et fabriquer des smartphones modulaires, faciles à démonter et réparer, même par un consommateur lambda.

Ces pratiques (souder ou coller des composants) sont donc intentionnelles. Elles ne visent pas explicitement à raccourcir la durée de vie de l’équipement, mais plutôt à permette d’assembler les composants plus vite. En collant la batterie, on gagne du temps. Le fabricant augmente ainsi sa marge.

Source : https://www.ifixit.com/Teardown/Samsung+Galaxy+S10+and+S10e+Teardown/120331

Frédéric Bordage

Expert Green IT et numérique responsable, j'ai créé GreenIT.fr en 2004 et lancé les sujets de l'éco-conception logicielle en 2009, puis de la conception responsable de service numérique en 2013. Je conseille des organisations privées et publiques sur ces sujets. Et anime, en plus de GreenIT.fr, le Club Green IT et le Collectif Numérique Responsable.

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