Catégorie : Téléphone

Smartphone : 60 % de l’impact lors de la fabrication

Dans son rapport annuel environnemental 2016 (PDF, anglais, page 25) , Samsung publie le résultat d’une analyse de cycle de vie centrée sur le changement climatique (émissions de gaz à effet de serre). Cette étude rappelle que la fabrication est bien l’étape la plus impactante si on considère le cycle de vie complet d’un smartphone.

L’utilisation ne représente que 15 % des impacts

Ainsi, la fabrication du Galaxy S6 concentre 60 % des émissions de gaz à effet de serre (53 % pour la fabrication des composants et 7 % pour leur assemblage). Compte tenu du faible poids du smartphone et de sa valeur, son acheminement en magasin (transport) s’effectue souvent par avion, ce qui en fait le second poste d’émission (24 % du total). Dans le cas d’un acheminement par bateau, la fabrication concentrerait plus de 75 % des impacts.

L’utilisation ne représente que 16 % des impacts. Et encore, ce chiffre est à moduler en fonction du pays d’utilisation. En France, pays où la production d’électricité émet surtout de la vapeur d’eau – un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone mais qui n’est pas comptabilisé dans les bilans GES du fait de sa courte durée de vie – la part de l’utilisation tomberait certainement autour de 3 à 5 %, majorant d’autant le poids de la fabrication. On serrait alors plus proche des valeurs déjà relevées dans d’autres analyses de cycle de vie (ACV).

Favoriser le réemploi

En fin de parcours, la fin de vie totalise moins de 1 % de la contribution au changement climatique. Enfin… si le mobile est correctement recyclé.

Rappelons qu’encore trop de smartphones dorment au fon d’un tiroir. A force d’attendre, leur valeur résiduelle devient trop faible et ils sont finalement détruits puis (très) partiellement recyclés. Il faut absolument les collecter pour favoriser leur réemploi.

source : Samsung

Frédéric Bordage

Expert Green IT et numérique responsable, j'ai créé GreenIT.fr en 2004 et lancé les sujets de l'éco-conception logicielle en 2009, puis de la conception responsable de service numérique en 2013. Je conseille des organisations privées et publiques sur ces sujets. Et anime, en plus de GreenIT.fr, le Club Green IT et le Collectif Numérique Responsable.

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