Doubler son espérance de vie grâce à Linux

Logiciel - Linux - XUbuntu 14 LTS - capture d'écran

Xubuntu propose une interface très proche de Windows.

[article proposé et écrit par Marc Jachym]

Le site GreenIT.fr en a fait son cheval de bataille et le rappelle régulièrement : c’est la fabrication des équipements qui concentre les impacts environnementaux, bien plus que leur utilisation. De plus, une fois jeté, l’ordinateur représente un déchet polluant. L’allongement de la durée de vie des ordinateurs est donc la meilleure démarche possible du green IT.

Quand les machines sont sous Windows et qu’on veut prolonger leur vie, il faut trouver une alternative au système d’exploitation de Microsoft. C’était particulièrement vrai avec Windows XP et ça l’est également avec Windows 7 et 8. L’expérience enseigne que les machines ralentissent avec le temps. Je ne parle pas d’ordinateurs domestiques surchargés de jeux et de programmes d’origine non contrôlée, comme quand vous devez intervenir sur la machine bloquée du fils du voisin. J’évoque ici un parc informatique contrôlé.

On peut utiliser des produits « nettoyants » et reformater son disque dur. Mais après avoir réinstallé le système et l’antivirus, on constate souvent que ces efforts sont vains : l’ordinateur n’a pas regagné la vélocité espérée. Sur ces « vieilles » machines, Windows reste lent à démarrer, lent à lancer les logiciels et même lent à s’éteindre. Selon ma pratique, seule l’arrivée des unités SSD a amélioré la rapidité de cette expérience utilisateur. Mais bien souvent, cela n’est pas suffisant.

Bien que ces machines soient encore parfaitement fonctionnelles, elles finissent le plus souvent recyclées alors qu’il est possible de leur donner une seconde vie. Cette situation gène un nombre croissant de citoyen(ne)s sensibilisés aux questions environnementales et qui ne souhaitent pas entretenir les filières d’élimination de déchets peu dignes de confiance. Il faut alors trouver une solution pour prolonger l’utilisation de ces ordinateurs.

L’alternative consiste à installer un système d’exploitation Linux. Pour ma part, je travaille confortablement sur des machines que personne ne voudrait plus conserver, grâce à Xubuntu. Il y a aussi le système Haiku, mais il ne possède pas autant de drivers que Xubuntu.

Assurer la compatibilité avec Office
En milieu professionnel, un des principaux challenges à relever pour l’adoption d’un ordinateur bureautique sous Linux est la compatibilité avec les formats Microsoft, standards de fait, et la crainte des utilisateurs de ne pouvoir les échanger avec leurs collaborateurs, internes comme externes.

L’échange de fichiers bureautiques (Word, Excel, PowerPoint) avec les utilisateurs de Microsoft Office, très largement majoritaires, est possible en théorie. Les développeurs de Libre Office ont fait beaucoup d’efforts en ce sens. Mais la pratique montre que les transferts entre MS Office et Libre Office, quel que soit le format utilisé, occasionnent des pertes de formatage des documents.

Pour contourner ce problème, il faut utiliser le logiciel PlayOnLinux (qui repose sur l’émulateur Wine) pour installer des logiciels Windows sous Linux. Grâce à PlayOnLinux, j’ai pu installer très facilement la version Microsoft Office 2010 qui assure une très bonne compatibilité lors des échanges de documents avec des utilisateurs de MS Office 2013. Une autre approche consiste à contourner les problèmes de compatibilité en envoyant à ses collaborateurs des fichiers PDF plutôt que des formats bureautiques. Mais c’est plus radical…

Une interface utilisateur plus proche de Windows XP que Windows 8
Maintenant qu’en est-il de l’interface utilisateur ? Est-elle suffisamment belle et moderne pour ne pas faire reculer l’utilisateur ? C’est un point primordial pour l’adoption ou non d’un système. Par chance Xubuntu est assez élégant de ce point de vue et sa structure de menu hiérarchique à partir d’un bouton démarrer (représenté par une gentille petite souris!) est un bon point qui rassurera les utilisateurs.

Cerise sur le gâteau, il est possible d’utiliser le très agréable Docky, ajoutant à l’interface du bureau un « dock », c’est à dire un lanceur de programmes à la MacOS (voir la copie d’écran ci-dessous). Au final, des utilisateurs Windows seront moins perturbés par une migration de Windows XP ou 7 vers Xubuntu que vers Windows 8.1.

S’intégrer aux système d’authentification déjà en place
Dans mon cas, les ordinateurs sont utilisés dans une salle en accès public. Avec des machines hétérogènes, la difficulté est l’intégration dans l’environnement de travail de manière suffisamment transparente. Il faut en particulier intégrer chaque ordinateur dans le système d’authentification centralisé de la structure, permettant à l’utilisateur de se connecter quel que soit la machine et d’y retrouver ses données.

Linux possède tout ce qu’il faut pour cela. Dans mon entité, grâce aux modules clients samba, winbind et au montage de répertoire personnel pam-mount, j’ai pu intégrer mes machines Xubuntu au milieu des machines Windows, le tout fonctionnant suivant la technologie des domaines WinNT de Microsoft.

Et si on faisait la course ?
Pour concrétiser le propos voici maintenant un essai chronométré permettant de comparer la vitesse d’exécution sous Windows et Xubuntu.

Les machines de la salle publique concernée sont hétérogènes, les plus récentes étant des ordinateurs acquis en 2012, disposant d’un processeurs Intel 4 cœurs cadencé à 3,30 Ghz avec 8 Go de RAM, le bus système étant lui cadencé à 1600 MHz. Ces machines supportent bien Windows 7 SP1. Les autres sont plus anciennes, par exemple une machine acquise en 2008 avec un processeur Intel 2 cœurs cadencé 2,4 GHz, 8Go de RAM sur un bus système à 800 MHz.

Comme test, j’ai chronométré à différentes étapes, le temps mis par chacune de ces deux machines de calcul depuis la mise sous tension, au chargement du système d’exploitation puis au lancement du logiciel Matlab (en version R2015b), puis enfin au lancement d’un exemple de calcul et sa représentation graphique par Matllab. L’exemple, faisant partie de la livraison standard du produit, consiste à charger et représenter un objet 3D (une théière) modélisé par 3872 faces (triangles) basées sur 4608 points.

Voici les temps obtenus pour les deux machines de calcul décrites ci-dessus :

Tableau comparant Xubuntu et Windows

Quasiment 2 fois moins puissante, la machine la plus ancienne sous Xubuntu est pourtant, de loin, la plus rapide. Comment expliquer cet écart ?

La première explication provient de l’absence d’antivirus. Je n’installe aucun antivirus ou anti-malware sur les ordinateurs Linux. De tels produits existent, ainsi que pour MacOS, mais ils servent surtout à éviter de relayer les menaces du monde Windows. En revanche, la machine Windows est équipée de Symantec Endpoint protection v12. Comme les antivirus du même type, il consomme des ressources : cycles CPU et surtout mémoire vive.

En général, on dispose rarement d’une machine avec 8 Go de mémoire vive, et cela n’est pas nécessaire. Mon expérience quotidienne montre que Xubuntu est confortable avec un processeur double cœur et 2 Go de mémoire vive (RAM). Il est possible de travailler avec encore moins, mais il faut admettre que le navigateur web moderne, quel qu’il soit, est très ralenti en deçà de 1Go de mémoire vive.

Capture d'écran de Xubuntu

Conclusion
Force est de constater qu’un ordinateur, même plus ancien, tournant grâce à Xubuntu, est plus rapide qu’un ordinateur sous Windows. Le ralentissement des ordinateurs, devenant un aspect rédhibitoire de l’expérience utilisateur et conduisant au changement de machine, n’est donc pas une fatalité.

Il est possible d’allonger, au moins du double, la durée de vie des ordinateurs que nous utilisons au quotidien.

Plusieurs difficultés se présenteront, de la disponibilité des logiciels à la compatibilité des formats, le plus important étant la résistance des utilisateurs au changement. Le passage vers le poste de travail sous Linux demande donc une démarche volontaire par un utilisateur convaincu.

Néanmoins, je pense avoir démontré que le rythme rapide de remplacement des ordinateurs, avec le gaspillage d’énergie et de ressources matérielles que cela implique, sans parler des pollutions, n’est pas une fatalité technique mais bien un conditionnement opéré par l’industrie.

Après avoir libéré les logiciels, libérons les esprits ! C’est bon pour l’environnement et pour votre porte-monnaie.


Commentaires

Bonjour.
Je confirme !
Et encore vous n’avez pas chronométré l’arrêt du PC ;-)

Matthieu (non vérifié) le 22/03/2016

Très bon article et comparatif. Une seule question qui lèverait les doutes : quelles sont les unités de stockage pour les deux solutions HDD ou SSD, les mêmes? Car ça peut évidemment jouer sur la rapidité d’exécution.

Par contre je reste dubitatif à chaque fois que je lis les remarques sur la mémoire vive. J’en avais parlé sur un article précédent. J’ai un dell de 2004 portable avec P4 et 1Go de ram doté de Lubuntu. Avec Libreoffice ouvert + navigateur de quelques onglets (midori, firefox, peut importe ça ne change pas fondamentalement) je ne monte même pas à plus de 600-700Mo de ram utilisée. Par contre j’ai toujours le même problème: le processeur monte souvent à 100% et c’est vraiment ce point le goulot d’étranglement plus que la mémoire vive.
Je crois que plus que les systèmes d’exploitation, ce sont les programmes qui mériteraient une cure d’amincissement.

Barbe (non vérifié) le 22/03/2016

@Barbe : j’avais le même souci avec mon précédent ordinateur portable (PIII, Windows 2000, 768 RAM). Ce n’était pas tant la mémoire vive qui posait problème aux navigateurs que la charge processeur / CPU. Notamment parce que les compilateurs javascript n’optimisaient pas autant le code qu’aujourd’hui. Je pense que le souci CPU est directement lié à la complexité du DOM et surtout aux traitements qui sont fait dessus via jQuery & Co.

admin le 22/03/2016

Bonjour !
C’est un excellent article. Je vais le relayer à l’occasion sur mon blog.
 Samuel

Anonyme (non vérifié) le 22/03/2016

Bonjour,

@Matthieu : c’est vrai, d’autant qu’avec la configuration par défaut, Windows 7, en s’éteignant, peut partir dans des mises à jour qui n’en finissent plus !

@Barbe : il n’y a pas de SSD sur les deux machines du test comparatif. Elles sont équipées toutes les deux d’un disque dur. Alors il faudrait que je vérifie dans la liste technique des configs (des ordinateurs Dell Precision) leur vitesse de rotation, 5400 ou plus probablement 7200 tr/min pour la plus récente, mais cela ne sera pas de toute façon en défaveur de la machine plus récente qui s’est révélée… plus lente sous Windows 7

Concernant les machines encore plus anciennes avec un processeur à un seul cœur, oui cela est aussi un facteur de ralentissement, même avec un Linux récent + livraison logicielle récente.

Et concernant la dernière remarque : “Je crois que plus que les systèmes d’exploitation, ce sont les programmes qui mériteraient une cure d’amincissement.” Il me semble que cet article montre bien qu’avec un système d’exploitation lent - à cause entre autres de l’antivirus, c’est toute la session de travail qui est ralentie.

@Samuel : merci !

Marc, Jachym (non vérifié) le 22/03/2016

J’utilise également xubuntu depuis plusieurs années sur deux pcs et effectivement j’apprécie la vélocité bien même si le fait que je chiffre ma partition utilisateur doit ralentir.

Avec Unity, le bureau par défaut de Ubuntu, cela ramait de plus en plus au fil des nouvelles versions et ce n’était pas beaucoup mieux avec Gnome. C’est ce qui m’a poussé à passer sur XFCE au départ.

Là je viens d’installer Trisquel (basé sur LXDE) sur le moins puissant des 2 et qui a tout de même tendance à freezer quand j’ai le malheur d’ouvrir plusieurs onglets dans firefox.

Je vais voir si c’est mieux… enfin quand j’aurais reçu ma nouvelle alim. car l’ancienne vient de rendre l’âme en pleine installation :-)

Est-ce que vous avez aussi testé ce que cela donne au niveau consommation électrique du pc pour effectuer des opérations similaires ?

Fab (non vérifié) le 23/03/2016

Bonjour,

Merci pour cet article !

Je rejoins la remarque de Barbe, ayant utilisé xubuntu pendant quelques temps je suis revenu à Windows en partie parce que je ne pouvais pas regarder correctement une vidéo youtube. Le problème ici étant le plugin flash qui “mange” énormément de CPU. Pourtant j’ai un Core i7 (1,7 - 2,6 GHz) et 8 Go de RAM

Sinon je n’avais pas pensé à PlayOnLinux pour Microsoft Office, je pense que je vais tester ça!

Nicolas

Nicolas (non vérifié) le 23/03/2016

@Marc : Je suis en dual boot Lubuntu et AntiX MX-15. Antix est une très bonne distribution encore plus légère et pourtant didactique et complète.
Mais mon souci vient véritablement plus du navigateur qu’autre chose. Même LibO 5.1 tourne sans problème avec 1Go.
A part de lourdes applications je pense que mettre une distribution Linux moderne et économe permet de faire revivre un PC pour qui a des besoins assez simples (sans compter les mises à jour de sécurité que n’assure plus Microsoft sur les anciennes versions de Windows).
Comme Fab la partie consommation m’intéresse aussi.

@frédéric: je suis vraiment profane mais existe-t-il un navigateur qui gère mieux javascript donc qui consommerait moins de ressources CPU? Des benchmark du type Sunspider, Jetstream peuvent-ils aider au choix?

Barbe (non vérifié) le 23/03/2016

@Fab : J’avais essayé Unity au début. Les premières versions étaient buggées et très instables. J’ai dû m’empresser de revenir en arrière. Et puis je trouve que mon XUbuntu avec le dock de bureau “docky” fait encore meilleur effet qu’Unity et ses effets de transparence. J’arrive même à impressionner les utilisateurs de Mac, c’est dire !
Mesurer la conso électrique ? Non, je n’y ai même pas pensé, mes utilisateurs y seraient insensibles, eux qui n’étaignent pas les machines pour le weekend. De plus ça demanderait d’utiliser du matériel spécial. Quoi qu’il en soit, il est légitime de penser qu’un système plus rapide exécute moins d’instructions inutiles et donc consomme moins.

@Nicolas : la version Xubuntu 14.04 que j’utilise ne pose pas de problème pour les vidéos. Après l’installation, le navigateur est pourvu de flash player version 11,2,202,577 et youtube fonctionne très bien. (pour les dvd, je conseille d’installer MPlayer GNOME depuis la logithèque graphique)
Il se peut que c’était plus difficile à une époque, comme avec les distributions qui par principe n’installent par défaut que du logiciel libre. Dans ce cas, il faut repasser derrière pour régler son système à ses besoins.
Mais aujourd’hui, pour une utilisatoin personnelle, XUbuntu est “out of the box”. Sauf peut-être une chose : il faut explicitement désinstaller (depuis la logithèque graphique) les logiciels bureautiques par défaut Abiword et Gnumeric, trop simplistes, pour les remplacer par Libre Office (à installer très facilement depuis la logithèque graphique également)

@Barbe : je ne me prononce pas sur la meilleure distribution Linux possible. De manière générale, Linux ferait moins peur s’il y avait moins de distributions.
En entreprise avec de vrais utilisateurs, il faut faire un choix puis prévoir et résoudre le plus tôt et le plus vite possible toutes les difficultés rencontrées par les gens. Il faut prévoir comment ils vont réagir en fonction de leurs habitudes préalables et faire les réglages et adaptations en conséquence. La réaction des utilisateurs est toujours inattendue et les aspects psychologiques plus difficiles à régler que les aspects techniques.

La phrase “A part de lourdes applications je pense que mettre une distribution Linux moderne et économe permet de faire revivre un PC pour qui a des besoins assez simples” est ambigue.

La question est la puissance de la machine par rapport à ce qu’on veut faire. Mais dans l’esprit des gens, après trois ans, la machine serait “vieille” et à changer quasi automatiquement, surtout que Windows marque des signes de ralentissement, ce que je consteste complètement. C’est même l’idée principale de cet article, de contester cela, plutôt que par exemple un débat en soi Linux vs Windows, qui serait stérile.

Et je ne suis pas d’accord avec l’idée - que l’on pourrait déduire de la phrase - que Linux ne serait capable de faire que des choses simples (et par antonimie automatique, que Windows serait capable de faire des choses compliquées ?). Dans mon labo, à part CATIA qui ne dispose pas de version Linux (mais plusieurs versions pour les Unix commerciaux du marché, cherchez l’erreur !), XUbuntu peut faire toutes les opérations simples ou compliquées que Windows sait faire, et plus vite ! (revoir l’exemple Matlab de l’article)

marc jachym (non vérifié) le 23/03/2016

Bonjour M. Bordage,

Certes votre article est intéressant et véridique sur bien des points, mais permettez-moi d’y apporter un peu mon expérience des environnements de type Linux/BSD:
1- il existe encore des problèmes de compatibilité avec des connexions de périphériques externes avec ces distributions (exemples types: appareils photos, caméras…). Ceci oblige souvent l’utilisateur à devenir quelque peut “expert” afin de pouvoir trouver des solutions de contournements. Même si les forums offrent une référence précieuse pour ces contournements, un utilisateur “lambda” non expert n’aura ni le réflexe, ni le bagage suffisant pour régler son problème… Il se tournera alors vers un changement de machines avec des solutions commerciales.

2- Vous indiquez que sur votre système vous n’avez pas d’antivirus. C’est bien un gros point noir concernant les solutions Linux. Car les menaces existent bels et bien pour ce système qui se trouve être bien souvent négligé (pour diverses raisons d’ordre techniques, de part de marché…). Linux devient (et je le déplore malheureusement) l’un des vecteurs de contamination de plus en plus touché ! N’oublions pas qu’il traine en moyenne sur internet un peu plus de 20 milliards de menaces pour tout type de machines et systèmes (et je dois certainement minimiser la situation !). Croire que Linux est épargné est une erreur fondamentale ! Et l’utilisation de base de données “libre” permettant de détecter ses menaces est aussi une naïve erreur, car pensez bien que les hackers ont vite fait de modifier ses bases pour faire en sorte que leurs créations ne soient pas détectables.

Ces 2 points laissent à réfléchir sur les solutions à mettre en place pour certifier que votre distribution ne soit pas une passoire à menaces en tout genre, et la seule inspection du code source libre et ouvert n’y suffit pas. Faut-il en avoir les compétences et/ou le temps pour les analyser afin de s’assurer qu’ils ne recèlent aucune menace ?

Si ces distributions veulent pouvoir revenir ou re-devenir de sérieux atouts dans la lutte contre la pollution excessive que vous dénoncez justement, je vous prie de croire que ces seuls points non exhaustifs énumérés ci-dessus doivent trouver des solutions fiables et sérieuses (c’est à dire certifiées par les organismes compétents tels que l’ANSSI par exemple). Sinon tout utilisateur sera inciter à se tourner bon grès mal grès vers un changement intempestif de leur configuration.

Tioben Neenot (non vérifié) le 23/03/2016

@Marc : Tout à fait d’accord sur le nombre de distributions. J’en donnais juste une qui fait globalement l’unanimité (après de longues heures à écumer le web) pour les faibles configurations comme la mienne et qui permet beaucoup, et ce de manière pédagogique.
Je pense que la multiplication des distributions nuit à la reconnaissance de GNU/Linux auprès du grand public. Non pas qu’il faille attenter à la liberté de ceux qui les font car après tout c’est leur choix, leur temps et leur travail mais c’est vrai que je me dis parfois on perd en lisibilité.

Pour l’aspect psychologique je peux imaginer même si ce n’est pas à l’échelle d’une entreprise vu le mal que j’ai à faire admettre dans le cercle familial, que l’on peut faire beaucoup avec Linux comme Windows, même si cela demande à s’adapter à la logithèque.
Tu parles de Catia et il y a d’autres solutions de CAO que j’ai utilisé en entreprise et qui sont uniquement destinées à Windows. Il y a des alternatives comme Wine mais même là on est pas certain à 100% du bon fonctionnement. J’utilise aussi des outils pro de calculs énergétiques et thermiques et là aussi l’éditeur atteste que ça marche mais sans avoir fait de bench de son côté. On sert un peu de défricheur.

Pour les “lourdes” applications disons que je parlais pour les petites config. Une distribution Linux adaptée permet de faire revivre un PC mais il n’y a pas de miracle pour des applications exigeantes en ressources à la base. Je me suis mal exprimé désolé.

Pour finir j’espère ne pas alimenter le débat Windows/Linux. J’ai souvent réussi à faire ce que je voulais sur Windows et avec aucun plantage, du moins depuis windows 7 (et même sur Xp ça doit se compter sur les doigts d’une main). Maintenant c’est plus philosophique. D’une certaine manière c’est comme acheter ses fruits et légumes sur le marché plutôt qu’en supermarché. J’essaie de privilégier les solutions non privatives quitte à donner un petit quelque chose aux dév quand ça me plait.

Barbe (non vérifié) le 23/03/2016

@Tioben Neeno :
Bonjour, je me permets de répondre à la place de M. Bordage
1/ Le seul problème que j’ai rencontré avec un driver dans ma (large !) expérience avec Linux c’est une imprimante qui ne marchait pas ! Par contre avec la version XUbuntu 14.04, la détection automatique des imprimantes et l’installation des drivers had hoc sont vraiment très confortables. De même, j’ai très peu de problèmes avec les unités USB, appareils photos, etc

Cette idée que Linux n’est généralement pas opérationnel ne correspond pas à la réalité d’aujourd’hui.

2/ Bien sûr, Linux, comme tout système informatique, n’est pas insensible aux menaces. Donc il faut faire les mises à jour (automatiques sous Ubuntu (idem XUbuntu), mais dont on peut choisir à quel moment les déclencher), il faut se méfier des scam, spyware, choisir des mots de passe solides. etc. L’année 2014 a même connu deux alertes critiques : la découverte de la faille heartbleed dans la librairie cryptographique OpenSSL et de la faille Shellshock relative au programme de commande bash. Les correctifs sont apparus très rapidement.
Pour les virus et malware, là je dois dire qu’ils sont si rares sous Linux que je n’en ai même jamais rencontré ! Ce n’est évidemment pas le cas sous Windows…
J’ai donc fait le choix de ne pas installer d’antivirus et je ne regrette rien, mes machines sont toujours très opérationelles (la preuve : j’écris présentement grâce à XUbuntu sans antivirus !).
Tout est expliqué dans cette page :
https://doc.ubuntu-fr.org/antivirus
Voir en particulier le paragraphe 3 sur la (non) pertinence d’utiliser des antivirus sous Linux

Après, ceux qui veulent se faire une idée par eux même de la sécurité relative des systèmes peuvent aller faire le tri des alertes sécurités recencées sur ce site gouvernemental spécialisé :
http://cert.ssi.gouv.fr/

@Barbe : oui c’est une démarche philosophique ! Mais quand même, je ne suis pas né avec un clavier dans les mains relié à un ordinateur sous Linux. C’est quand j’ai expérimenté les ralentissements sous Windows XP et la perte de productivité qui va avec que je me suis dit : les gens s’émerveillent des progrès incessants du matériel informatique mais l’expérience utilisateur est toujours aussi contrainte. C’est alors que j’ai tenté l’expérience du client Linux, avec bonheur jusqu’à ce jour !
Et puis, quand on considère le cycle (non circulaire !) de consommation de nos sociétés, soit on est définitivement inconscient, soit on a peur…

marc jachym (non vérifié) le 23/03/2016

J’ai écrit que même sous Linux “il faut se méfier des scam,spyware”
je voulais dire scam et phishing, qui sont des attrape-nigauds multiplaformes et dont les antivirus ne protègent pas ;-)

marc jachym (non vérifié) le 24/03/2016

Bonjour,

Je suis, ou du moins j’essaie de l’être, un adepte des alternatives à ce que l’on est “obligé” d’utiliser sur les outils informatique.

Cet article est très intéressant. Dans mon entreprise je n’ai hélas pas la maturité ou le pouvoir de changer les choses au niveau expérience utilisateur mais j’ai tout de même réussi à déployer quelques produits linux dans l’infrastructure serveur malgré une entreprise “full windows”. Je pense que dans une entreprise volontaire, en accompagnant les utilisateurs, il est possible de migrer sous linux et votre article le démontre parfaitement.

J’aimerais par contre apporter ma contribution d’un point de vue personnel. Mon problème par rapport à Windows est principalement orienté vers les jeux vidéo. J’essaie de favoriser les jeux indépendants, que l’on peut obtenir sous diverses plateforme et qui sont développés pour convenir aux utilsiateurs windows comme aux utilisateurs linux et mac. Mais certains jeux, notament les mmorpg, sont très rarement développés sous Linux.

Effectivement Wine et playonlinux sont des alternatives techniques viable (sur le jeux Eve Online, les performances sont même meilleurs avec Linux + wine que directement sous microsoft à pc équivalent). Cependant, philosophiquement ou ethniquement cela me pose un peu problème. Comment faire comprendre aux développeurs que l’on aime leurs jeux mais qu’on veut y jouer autrement? Si on utilise Wine, c’est un peu comme si on utilisait Windows, donc finalement on montre par ce geste que les développeurs n’ont pas besoin de s’embeter à développer des logiciels multriplateforme puisque de toute façon les geeks trouveront un moyen de contournement. Mais les non-geeks, ce qui n’ont pas envie de s’investir réellement ou qui n’ont pas les connaissances requises, comment font-ils? Ils voient que leur jeux préféré ne tourne que sous Windows, ils installent Windows et basta. Peut être que si leur jeu préféré avait été développé aussi sous Linux ils auraient pris le temps de peser le pour et le contre et choisi Linux?

En bref, je trouve ces alternatives très bien, mais dans l’idéal plutot que de contourner le problème, il faudrait le résoudre à la racine…et ça, c’est déjà plus difficile.

Alternageek (non vérifié) le 25/03/2016

Haha merci Mattthieu ! J’allais le dire. Et on ne parle même pas des cartes vidéos et autres pièces a remplacer tous les ans ! Bonjour l’impact environnemental !

Aymeric (non vérifié) le 25/03/2016

@Alternageek : N’étant pas joueur vidéo moi-même, c’est un domaine pour lequel je ne suis pas compétent. Mais il est connu que les jeux vidéos ne sont pas le fort de Linux même si j’ai déjà lu quelque part que la situation s’améliorait avec plus de jeux disponibles que par le passé.

Par contre je n’ai aucun problème à utiliser Wine pour faire tourner sous Linux des logiciels Windows, ou autre solution de contournement, car je ne suis pas Richard Stallman et mon problème n’est pas d’être un puriste du logiciel libre. J’ai cherché une solution pragmatique pour faire durer plus longtemps des ordinateurs.

Dans le monde de la recherche, un bon conseil est déjà de ne pas utiliser Word pour écrire une thèse ou un article mais Latex, bien plus efficace et multi plateforme.

Mais en réalité le problème politique m’intéresse encore bien davantage que les questions techniques. Pour l’instant les gens sont persuadés qu’il n’y a pas d’alternative à acheter puis jeter dans un cycle toujours accéléré. Or des rapports scientifiques nombreux indiquent que c’est une course suicidaire dans un monde où la population dépasse les 7 milliards d’habitants. Voir par exemple les excellentes chroniques de l’anthropocène : https://alaingrandjean.fr/

Démontrer qu’une machine de 2008 résout un problème plus rapidement qu’une machine de 2012 dans une configuration par ailleurs plus chère à la dépense, c’est ouvrir, j’espère, une porte vers un déconditionnement mental.
Ce déconditionnement mental est primordial car on ne résoudra aucun problème d’avenir sans participation volontaire des gens, rien ne pourra se faire “à l’insu de leur plein gré”.

Bref, mais j’irai voir de temps en temps sur Alternageek pour trouver de nouvelles idées :-)

Marc Jachym (non vérifié) le 25/03/2016

Merci pour votre billet… J’utilise au quotidien la distribution Xubuntu sur un PC de plus de 12 ans.

Il est temps d’utiliser des outils simples et adaptés à nos besoins.

Je ne peux pas utiliser la dernière suite Libre Office… il existe heureusement comme le signal Marc Jachym : LaTex qui convient très bien.
Le temps d’adaptation est largement récompensé par la qualité.

Idem pour mes autres activités informatiques.
Je suis étonné du temps perdu par mes collègues entre les erreurs, incompatibilités, ou messages abscons qui font baisser le rendement et la productivité.

Merci à la communauté des LL :)
Comme le dit si bien une “pub” :
« ne passons pas à coté des choses simples »

Cordialement

Valente Thierry (non vérifié) le 29/03/2016

Merci pour cet article pertinent qui relance un peu plus le vieux marronnier de l’Internet entre Linux et Windows :D

Je vous rejoins sur la nécessité d’augmenter la durée de vie de nos appareils et/ou de recycler davantage nos outils au lieu de les jeter et d’en acheter d’autres. C’est le principe même de la mise à jour d’un système informatique qui permet d’améliorer la qualité d’utilisation en préservant le support de base…Quand je vois que tous les ans il y a de nouveaux Iphones/Galaxy alors qu’une simple MAJ suffirait, je suis fou :D

PsychologueOlivier (non vérifié) le 01/04/2016

je utilise linux ubuntu mindriva,mint et d’autres distributions
exotiques
et c’est vrais linux fais des miracles!!!

femmebreizh (non vérifié) le 05/04/2016

Un notebook HP NX6125 de 2006 (configuration “upgradée”: 2GO de RAM, disque statique 60 GO mais processeur et carte vidéo d’origine, AMD Turion à 1.6 Ghz / Radeon Express 200) ne tournait plus sous Windows 7: windows update fonctionnait en permanence, n’affichait pas les mises à jour et consommait 100% de CPU. Et j’ai eu beau essayer de mettre à jour windows update et le noyau via des téléchargements séparés, pas moyen de corriger le problème.
J’ai fini par installer Linux Mint 17.3 Mate. Après quelques difficultés pour arriver à joindre les dépôts pour mises à jour (il fallait interdire l’IP V6), tout fonctionne à merveille, souplement (Firefox, LibreOffice, vidéos Youtube, VLC…).
Bref, c’est comme si le PC avait rajeuni! Il est tout à fait utilisable en bureautique et sur internet.
C’est vrai qu’il n’y a pas d’antivirus (vraiment pas besoin?), ni d’anti-adware. J’ai par contre utilisé un fichier “hosts” et un ad-blocker (ublock origin) pour filtrer les publicités et les malwares.
Je confirme: sur une petite configuration, Linux c’est une cure de rajeunissement!

Anonyme (non vérifié) le 01/05/2016

Bonjour et merci pour cet article enthousiaste !
Je partage votre analyse, travaillant sur mon PC depuis pas mal d’années sous Xubuntu ou Lubuntu, Mint/Mate…

Au boulot, je co-administre le réseau du lycée où je travaille. On a déjà envisagé des migrations de clients vieillissants sous Linux, mais on a buté sur l’authentification des utilisateurs et les montages automatiques de lecteurs réseau (y compris permissions) et mise à dispo. des imprimantes suivant les profils utilisateurs, en se basant sur l’AD (impossible de choisir autre chose que le serveur Win2003 à l’époque, W2012 maintenant, pour gérer cet AD).

Si jamais vous aviez un lien vers une bonne ressource, je serais preneur !

Anonyme (non vérifié) le 01/05/2016

Merci Marc, merci Fred pour cet article qui rappelle une vérité méconnue : l’obsolescence du matériel informatique est d’abord causée par les pratiques de l’industrie du logiciel. Cependant, je pense que le constat devrait être plus nuancé, car comme conclut justement Marc, le problème général est plus psycho-sociologique que technique.

En réalité, je pense qu’il y a également un travail de fond à réaliser pour amener les communautés du logiciel libre à s’emparer du sujet de la soutenabilité, vital pour l’avenir de l’humanité. En effet, en pratique que constate-t-on ? Que ces communautés consacrent toute leur énergie à des questions qui ne dépendent pas directement de leur action mais de celle du législateur (le respect de la vie privée, le droit à l’oubli, etc.) et que les motivations de leurs membres se rapprochent plus d’enjeux de prise de pouvoir politique que de transformation des modes de vie (cf. les tentatives de Parti pirate, par exemple).

Je partage donc le constat général (l’obsolescence est causée par le logiciel), mais je le tempère fortement la conclusion (Linux est la solution). Oui, les logiciels libres pourraient faire partie de la solution, s’ils étaient développés avec la soutenabilité comme principe directeur de conception. En pratique ce n’est pas le cas. Qui n’a jamais constaté que Mozilla Firefox, l’un des logiciels libres les plus utilisés, était en réalité moins économe en ressources que Google Chrome ?

Au Repair Café Marseille, les ateliers de réparation informatique que j’ai animé ont très rarement nécessité le passage à Linux. En effet, un système Windows, même ancien (Windows XP fait encore des merveilles) et correctement configuré (suppression des services inutiles, simplification de l’interface graphique, utilisation d’antivirus non temps-réel à commande manuelle comme l’excellent et gratuit Malwarebytes) peut permettre de lutter efficacement contre l’obsolescence, sans plonger les utilisateurs dans l’effroi d’une distribution Linux (c’est ce type de réaction négative que l’on constate souvent en pratique, hélas).

En conclusion, je dirais donc : apprenons d’abord aux gens à gérer correctement leur machine sous Windows, et ils en tireront de grands bénéfices, pendant de longues années ; plaidons sans relâche auprès des communautés du logiciel libre la cause de la soutenabilité afin qu’ils réalisent que c’est là leur principal combat, au 21e siècle.

David Bourguignon (non vérifié) le 05/05/2016

@David : je partage partiellement ton analyse. Oui, les communautés du logiciel libre ne portent généralement pas d’attention particulière à la soutenabilité. Et il y a un gros travail à faire pour les amener à intégrer le DD dans leurs logiciels.

Cependant, le support technique long (LTS), le principe d’architecture modulaire (distributions Linux, modules Apache, moteurs SQL pour MySQL, etc.), l’exposition des lignes de code au reste de la planète, les ressources limitées de la communauté font que, généralement (Firefox est bon contre-exemple), on aboutit à des logiciels sobres et efficients. C’est une heureuse conséquence qu’il faut effectivement faire évoluer vers un acte volontaire.

admin le 05/05/2016

@David : “(Windows XP fait encore des merveilles) et correctement configuré (suppression des services inutiles, simplification de l’interface graphique, utilisation d’antivirus non temps-réel à commande manuelle comme l’excellent et gratuit Malwarebytes) peut permettre de lutter efficacement contre l’obsolescence, sans plonger les utilisateurs dans l’effroi d’une distribution Linux (c’est ce type de réaction négative que l’on constate souvent en pratique, hélas).”

Je pense que ce n’est pas réaliste ! Tout utilisateur qui a tenté d’utiliser un ordinateur de 2008 avec Windows XP SP3 + les mises à jours successives du système + un antivirus à jour au delà de, disons 2013, sait que c’est d’une lenteur rédhibitoire.

Quant à l’ “effroi d’une distribution Linux”, cette expression est très surfaite, surtout en comparaison de ce que tu proposes de faire sous Windows : “suppression des services inutiles, simplification de l’interface graphique, utilisation d’antivirus non temps-réel à commande manuelle comme l’excellent et gratuit Malwarebytes”

Je vois déjà la tête de mes utilisateurs si je leur proposais cela !

Par contre, je ne prétends pas béatement que “Linux est la solution” : l’article indique, avec test réel à l’appui, comment j’ai pu maintenir décemment en service des machines destinées à la benne.

La démarche compte d’ailleurs bien plus que le résultat particulier dont il est question dans l’article. Questionner les “évidences” du marketing et de la pub au quotidien : voilà la solution.

Marc Jachym (non vérifié) le 05/05/2016

@Marc @David : mon expérience sous Windows XP est que ça fonctionne sans problème sur une vieille machine (dans mon cas un T400 de 2009 avec 2Go de RAM).

Mais il faut effectivement être un informaticien pour préparer la machine (descendre les services et ports réseau inutiles, boucher les failles, etc.) et surtout pour l’entretenir (défrag, vidage fichiers temps, etc.) et l’utiliser : ne pas aller n’importe où et ne rien installer de compromettant.

De mon côté, ça ne rame pas car je fais tout cela régulièrement et que je n’ai pas d’antivirus temps réel d’installé.

J’imagine qu’une distribution Linux légère ferait certainement mieux en terme de réactivité et de sécurité.

Ce qui va rendre ma machine obsolète c’est l’arrêt de certains logiciels sous Windows XP : Chrome, client Dropbox, etc. Pour l’instant, Mozilla n’a pas annoncé l’arrêt du support de Firefox pour XP.

admin le 06/05/2016

Bonjour,
A l’époque, quand Windows Vista a pointé son nez, des analystes intéressés par la durabilité des ordinateurs ont fait remarquer que l’introduction du nouveau système de Microsoft, beaucoup plus gourmand en ressources machine que Windows XP, allait conduire à la mise au rebut de très nombreuses machines.
Ensuite sont arrivés Windows 7, puis les suivants, qui n’ont certes pas introduit le même saut de gourmandise en ressources machine que Vista, mais le mal était fait.

Aujourd’hui vous avez besoin d’un système d’exploitation 64 bits. Si une telle version existait bien avec Windiws XP, elle est restée marginale. Et quel administrateur système en entreprise aujourd’hui oserait proposer cette solution (désormais abandonnée par l’éditeur), en s’exposant aux hués de ses utilisateurs ? (Par contre, quand vous pouvez prouver que votre solution Linux est deux fois plus rapide que Windows 7, qu’elle est compatible avec les formats bureautiques courants, et que vous disposez des mies à jour de sécurité, vous avez quelques bons arguments).

Le but de Microsoft a toujours été de vous faire acheter la dernière version de ses produts, en imposant sa cadence qui n’est en rien celle des besoins réels de ses utilisateurs. En pratique cela passe souvent par l’achat d’une nouvelle machine car l’expérience montre que les logiciels de Microsoft sont de plus en plus gourmands.
(voir par ex. cet article : Windows 10 : Microsoft rachète votre ancien PC pour une nouvelle machine)

Idem avec les versions successives des produits Apple, ils savent bien faire pour que les gens se jettent dessus, y compris à coup de campagnes publicitaires aussi hautes (au sens propre) que des monuments parisiens.

Je pense qu’au contraire, l’utilisation des logiciels libres est un pas vers une libération de la cadence de renouvellement impulsée par les éditeurs, une réappropriation de son outil informatique, et cela favorise la soutenabilité.

Marc Jachym (non vérifié) le 06/05/2016

@Marc : je partage ton analyse dans un contexte professionnel. C’est vrai que la réflexion de David portait plus sur la dimension grand public.

Ce qu’il faudrait généraliser, c’est un LTS (Long Time Support) de 15 ans pour tous les logiciels libres majeurs. Il y a certainement un modèle économique à trouver compte tenu de la volumétrie des usages (des millions d’utilisateurs qui souhaitent conserver de vieilles versions de leur logiciels).

admin le 07/05/2016

@Marc Tu sais bien que je tiens en haute estime à la fois ta démarche, et Linux… J’ai même écrit un billet sur toi ! :-) Mais voilà, force est de constater qu’en dehors d’un public de passionnés, Linux n’a jamais percé dans le grand public car l’exigence était trop grande pour la majorité. Le seul concurrent à Windows et MacOS s’appelle donc Android, en fait, mais il est développé pour un nombre très réduit de configurations. C’est dommage.

@Fred Merci d’avoir rappelé que Windows XP c’était toujours de la balle… ;-) Personnellement, je fais tourner un PC de 2002 avec, car j’adore les jeux vidéo de la fin des années 1990. J’avoue, tout cela est peut-être d’un intérêt muséal pour certains. Mais la machine fonctionne parfaitement, sans ralentissement et m’a déjà dépanné plus d’une fois. L’utilisation d’un antivirus non temps-réel est la clé.

Je peux également citer le cas d’un PC Dell sous Windows XP de 2004 et que j’ai réparé dans un Repair Café pour un couple d’amis à la retraite. Il réagit maintenant plus rapidement que ma machine actuelle qui date de 2010 sous Windows 7… Tout est affaire de réglage ! :-)

Linux deviendra crédible pour le grand public le jour où la communauté fera des vrais choix. A mon humble avis, cela se résume à développer deux solutions distinctes pour deux marchés très différents : un marché pro, avec les serveurs haute performance et les stations de travail (Suze, Ubuntu sont là-dessus, par exemple) et un marché grand public, qui n’existe pas encore, avec des solutions vraiment hyper simples et vraiment hyper légères, pour les myriades de gens qui en ont marre d’avoir à se coltiner à la fois la complexité et l’obsolescence (j’en rencontre tous les jours dans les Repair Cafés).

La création de cette seconde solution ne se fera pas sans une démarche entrepreneuriale similaire à celle du marché pro (Ubuntu s’est cassé les dents sur le marché grand public). Il reste donc une entreprise à créer, mais le marché n’est pas simple du tout… :-) Peut-être le salut viendra-t-il des tentatives de système d’exploitation embarqué pour Raspberry Pi et consorts ? L’avenir le dira. Mais le besoin est là et non satisfait.

David Bourguignon (non vérifié) le 08/05/2016

@David : merci, mais je ne peux sincèrement pas te laisser dire tout ça !

Que les utilisateurs galèrent, c’est un fait, mais il reste à démontrer qu’un utilisateur qui a choisi Linux galère plus qu’un qui est resté gentiment sous Windows comme tout le monde le lui a bien dit.

La domination de Windows est en particulier due au fait que les PC sont le plus souvent vendus avec cet OS déjà pré-installé.

Si les utilisateurs galèrent, c’est parce qu’un ordinateur, ça fait quand même plein de choses, ça gère plein de matériels différents, bref ça reste inévitablement compliqué bien qu’étonnamment simple la plupart du temps malgré tout.
Et puis il y a ceux qui se noient dans un verre d’eau, donc les “solutions vraiment hyper simples et vraiment hyper légères” existent en fait déjà (XUbuntu par ex ;-) ) mais certains diront quand même que c’est difficile.

Bref, les développeurs libres ont déjà fait un travail remarquable en de très nombreux domaines et tu sembles l’un des rares à persister à l’ignorer, en particulier quand tu écris que les développeurs libres devraient développer des “serveurs haute performance”. On dirait que tu n’as jamais entendu parler de la pénétration très importante (dominante en fait) de la plate-forme LAMP ou autres serveurs Linux dans l’infrastructure Internet.

Marc Jachym (non vérifié) le 09/05/2016

Et même pour les serveurs haute performance, d’après cet article, 485 des 500 ordinateurs les plus puissants au monde tournent sous Linux :
In the latest Top500 supercomputer ranking, Linux once more totally dominates the fastest of all computers.

Marc Jachym (non vérifié) le 09/05/2016

@Marc , David : je n’ai pas du tout votre expérience de sensibilisation et de formation, mais je penche quand même du côté de Marc. L’utilisateur lambda, une fois qu’il a pris ses marques, change assez peu ses habitudes (pour ceux que je connais en tout cas).
Une bonne distribution linux bien configurée permet de répondre à une grosse part des problématiques une fois les logiciels installés. Je voulais rajouter que Windows était la plupart du temps intégré par défaut ce qui en plus biaise le constat mais Marc l’a fait avant moi ;)
Je pense vraiment que le “problème” des distributions GNU/Linux tient à leur nombre, leur éclatement et donc le manque de lisibilité pour un utilisateur qui doit faire un choix. C’est d’ailleurs l’essence même des initiateurs des distributions (hormis Canonical pour Ubuntu) on ne sait pas quel est le nombre d’utilisateurs et leur répartition parce que l’on ne veut pas savoir. C’est honorable, on ne veut pas faire du “chiffre” mais ça limitera forcément l’expansion sur les ordinateurs de bureau.

@Frédéric : Tu dis avoir un “vieux” PC de 2009 (tout est relatif ;) mais je n’arrive pas à trouver un site comparant les performances des processeurs depuis disons 15-20 ans. J’ai l’impression que depuis l’émergence de la génération core chez Intel, les progrès ont ralenti. Que ne peut-on pas faire décemment avec un PC de 8ans d’age? C’est mon poste de boulot et à part pour les jeux, je peux tout faire même si un peu plus lentement.

cyril cottet (non vérifié) le 09/05/2016

@Marc Il me semble qu’il s’agit d’un malentendu : je n’ignore évidemment pas que Linux soit actuellement utilisé pour des serveurs haute performance… Relis mon commentaire, je cite même l’un des fournisseurs de telles solutions, Suze. Mais ce n’était pas là-dessus que portait l’essentiel de ma réflexion. Je conclurais donc temporairement par : à suivre ! :-)

David Bourguignon (non vérifié) le 09/05/2016

@David : ah oui, j’ai relu et en fait il semble que j’ai compris le contraire de ce que voulais dire concernant “un marché pro [effectif], avec les serveurs haute performance”. Ouf, j’aime mieux ça ;-)

Marc Jachym (non vérifié) le 09/05/2016

@Cyril : oui, je parle de vieux PC pour un ordinateur portable qui a 8 ans car cela représente déjà le double de la moyenne en entreprise (pour un usage professionnel donc). Mais comme toi, je constate qu’il est largement assez puissant pour tout faire : tant pour des usages bureautiques que multimédia (VLC, etc.).

Mon ordinateur précédent avait 12 ans et fonctionnait parfaitement. Mais j’ai du en changer à l’époque car plus aucun logiciel n’était disponible pour Windows 2000. Or, à l’époque, seul cet OS ou une distribution légère Linux permettaient de le faire tourner. Et j’avoue qu’au bout de 12 ans, j’étais attiré par un écran avec une meilleure résolution et une plus grande autonomie. Mais je l’ai encore dans un coin en “spare”.

admin le 10/05/2016

C’est vrai que la problématique des portables est un peu différente dans la mesure ou certains d’entre eux ne sont pas ou peu améliorables (en dehors du disque dur et de la mémoire difficile de faire quoi que ce soit). J’en avais parlé, j’ai un portable de 10 ans d’âge avec lubuntu et je m’en sers pour le surf perso, un peu de bureautique enfin des choses légères mais mon portable de bureau qui a 3 ans et incomparable en terme d’ergonomie. De ce point de vue il n’y a pas photo.

Concernant les PC de bureau, à travers les sites que je parcours, on voit bien que les progrès fait sur les processeurs depuis 8 ans (première génération de core i chez Intel) sont assez marginaux. Certainement pas pour des applications lourdes (jeux, traitement d’image,etc) mais pour beaucoup d’autres usage on ne gagne au mieux que quelques secondes.

Par contre je n’avais pas vu le passage sur office. J’avais office 2010 et ma femme 2013, et bien même là c’était compliqué pour travailler ensemble car la compatibilité était loin d’être parfaite. Un vrai casse-tête. Depuis je suis passé sur libreoffice.

cyril cottet (non vérifié) le 10/05/2016

@cyril cottet :
 Bonjour,

Dans mes tests, la compatibilité entre MS Office 2013 et LibreOffice 5.0 étaient insuffisante. J’ai fait des tests sur de gros fichiers Word et PowerPoint, soit des rapports et présentations de chercheurs, comportant images et formules mathématiques. Bien que les fichiers soient toujours ouvrables et l’information récupérable, il y avait de trop importantes pertes de formatage des documents pour permettre une collaboration (c’est à dire aller et retour des fichiers en édition) entre une personne travaillant sous Windows + MS Office avec une autre travaillant sous Linux + Libre Office.

Par contre, les mêmes tests, entre Windows + MS Office 2013 et Linux + MS Office 2010 (tournant grâce à Wine et installé par l’intermédiaire de PlayOnLinux - chose que je n’ai pas réussi à réaliser pour MS Office 2013 car PlayOnLinux n’est pas encore au point pour cette version) s’étaient avérés concluant, sans que je constate de perte de formatage.

Évidemment, à l’usage on peut avoir, comme vous, une expérience différente et rencontrer des problèmes.
En tout cas, il est intéressant de voir que, quand même les formats bureautiques Microsoft n’ont pas changé depuis MS Office 2007, il y a des problèmes de compatibilité entre les versions successives du produit.

Dans ce cas, il faut faire comme tout le monde dans les entreprises et administrations : acheter et ré acheter ses logiciels régulièrement pour pouvoir continuer à faire la même chose qu’avant et, assez souvent, mettre son ordi à la benne et en acquérir un tout nouveau tout beau. En plus il parait que c’est bon pour la croissance, celle des sociétés américaines il s’entend …

Marc Jachym (non vérifié) le 11/05/2016

@Marc
Oui effectivement pour la compatibilité entre Office et Libreoffice (la faute à qui :) ). D’ailleurs comme je l’ai précisé j’envoie toujours à mes contacts une version .doc et une version .odt de mes documents et rapports. Certains commencent à utiliser Libreoffice.
Mais sur un document volumineux c’est effectivement hors de question de passer du temps à corriger les différences qui peuvent être encore importantes.
Par curiosité : il me semblait que dans les milieux universitaires on utilisait LaTex, non?

En tout cas, comme vous dites, c’est bon pour la croissance… des autres (si tant est que notre objectif soit la croissance pour la croissance mais ceci est un autre débat).

cyril cottet (non vérifié) le 13/05/2016

@Cyril : je ne connais que 4 formats vraiment bien lus et enregistrés par tous les outils :
- *.doc et *.rtf : pour le traitement de texte ;
- *.xls (et *.csv) : pour le tableur ;
- *.ppt : pour les présentations.

Que ça nous plaise ou non, ce sont des standards de fait, bien plus courant que *.opd et OpenXML.

Personnellement, étant sous Office XP, je galère autant avec les *.odp qu’avec OpenXML.

admin le 13/05/2016

Marc, avec l’âge je deviens de moins en moins résigné et de plus en plus militant (et pénible pour ne pas dire autre chose ;).
Les standards de fait, surtout quand ils ne sont pas ouverts et aussi opaques me donnent des boutons. Étant étudiant ça me passait à des kilomètres au dessus de la tête mais plus maintenant.

Je pense que l’hégémonie du .doc peut disparaître aussi vite qu’elle est arrivée. Elle est de fait rattachée à celle de Windows même si l’un peut aller sans l’autre. Si ce dernier perd des parts de marché au profit de solutions autres (GNU/Linux qui pourrait augmenter notamment auprès des joueurs grâce à l’API multiplateforme Vulkan, PCistes qui se reportent sur leur smartphone majoritairement sous Androïd, ChromeOS, etc.) ce qui semble-t-il n’est plus une utopie, la donne pourrait évoluer dans le bon sens, d’une adoption de solutions alternatives.

C’est passionnant et j’ai hâte de voir comment les choses vont évoluer.

cyril cottet (non vérifié) le 13/05/2016

@Fred @Marc @Cyril Voici mon grain de sel : la résistance de Microsoft Office au changement est très remarquable, mais je pense que l’approche collaborative en ligne, avec Google Documents ou ses alternatives plus ou moins professionnelles (Framapad), aura bientôt raison des approches fondées sur les fichiers qui datent de l’ère pré-Web 2.0. On observe la même chose dans des univers très professionnels et très feutrés comme la CAO (Catia vs. OnShape) mais où la valeur de la collaboration temps-réel est immense…

David Bourguignon (non vérifié) le 14/05/2016

@David : je partage ton analyse à la connectivité près. Le collaboratif c’est super depuis un bureau, vachement moins depuis un TGV. Pour un consultant comme moi qui vit dans le TGV, les Google Docs et consorts, c’est un cauchemar.

admin le 14/05/2016

@David : en effet dans les “solutions autres” je pensais aux solutions collaboratives autres que celle que Microsoft met en place pour Office. Quand j’étais salarié ces solutions n’étaient pas encore très développées.

Mais là aussi le mythe du “travailler ensemble pour travailler mieux” a ses limites. La vidéo est toute belle sur Google Docs mais on ne modifie jamais un texte à trois ou plus en direct sauf à la marge en visioconférence peut-être. Et bien sûr comme le dit Frédéric que fait-on quand on n’a pas ou plus de connexion? On me rétorquera que maintenant c’est rare mais ça peut arriver et au plus mauvais moment.

Concernant Catia ça fait un moment que je n’y ai pas touché donc je ne suis plus trop au courant de ce qui se fait. Là aussi j’aimerais vraiment être témoin de l’avantage de la communication en temps réel. Il faut que l’équipe soit sacrément organisée et coordonnée pour que ce soit efficace. Je trouve ça bien dans le principe mais ce sera réservé à certain type de structure d’entreprise. Et concernant la sécurité il faudra qu’elle soit au top parce que là on est dans le domaine du sensible.

cyril cottet (non vérifié) le 15/05/2016

@Cyril : l’absence de connexion “ça peut arriver”. Pour moi c’est fréquent, car souvent en déplacement dans le TGV. Par ailleurs, au delà de l’aspect technique, c’est aussi le fonctionnement qui ne correspond pas toujours : on a besoin de travailler seul en asynchrone sur des documents et bien souvent sans s’influencer pour ne pas perdre en créativité.

admin le 16/05/2016

@ cyril : “Par curiosité : il me semblait que dans les milieux universitaires on utilisait LaTex, non?”

Tout à fait, et j’en parle dans les commentaires. Ce format/langage n’est pas sujet aux problèmes d’incompatibilité car il suffit de recompiler le document source sur chaque nouvelle plate-forme pour obtenir par exemple un pdf. Les outils existent pour tous les systèmes.
Pour écrire des articles et thèses, il n’y a pas de mauvaise surprise avec Latex comme c’est le cas avec les traitements de texte dès qu’on travaille sur de gros fichiers et le résultat est plus déterministe.

Mais ça demande un investissement initial pour se former.
Dans les services administratifs, je ne connais personne qui utilise Latex…

Marc Jachym (non vérifié) le 17/05/2016

@Fred Pour travailler sur des documents Google hors connexion, installe donc l’extension Chrome correspondante… Et oui, c’est possible ! :-) Pour plus d’informations, il existe une page du manuel sur le sujet…

David Bourguignon (non vérifié) le 18/05/2016

@David : sauf que ma version de Chrome n’est plus maintenue sous Windows XP et je suis donc repassé sur Opera… Super rapide, stable, agréable à utiliser, etc. Un vrai bonheur.

admin le 18/05/2016

@Frédéric & David :
Je sais que vous manquez de temps mais à lire vos interventions successives sur ce fil, je serais assez intéressé par un article “Doubler son espérance de vie grâce à Windows XP”. C’est que j’en avais passé du temps à l’époque à chercher des solutions. Il semble que vous soyez nettement plus avancé que moi en la matière !

Marc Jachym (non vérifié) le 18/05/2016

@Marc Je suis très loin d’être un spécialiste de Windows (XP ou plus récent, la plupart des techniques d’optimisation sont applicables à de nombreuses versions). Je peux te mettre en relation avec un réparateur du Repair Café Marseille si tu le souhaites… Je suis d’accord avec toi : un article sur le sujet serait très utile.

David Bourguignon (non vérifié) le 24/05/2016

@David: Bon, tu as déjà donné quelques indications dans les commentaires ci-dessus. Je vais voir ce que ça peut donner :-)

Marc Jachym (non vérifié) le 26/05/2016

Tournant sous Linux depuis de nombreuses années pour certaines bécanes, il est vrai que j’avais clairement noté que celui-ci permettait de faire revivre un vieil ordinateur qui peinait avec Windows. Maintenant, si c’est utile et que cela marche, faire passer le quidam sous Linux c’est quand même la croix et la bannière, j’ai essayé avec ma mère l’an passé et ce fut finalement un bel échec…

Linx (non vérifié) le 13/06/2016

@Linx : tout dépend des usages, je connais des utilisateurs de 70 ans qui s’en sont bien sortis de Windows à Linux puis MacOS. Evidemment, cela demande un petit effort initial. Mais pour des tâches simples, il n’y pas tant de différence que ça.

admin le 14/06/2016

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.