De l’obsolescence programmée à l’obsolescence perçue : comment peut-on lutter ?

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L’obsolescence programmée des matériels électroniques est un phénomène bien connu. De plus en plus dénoncée par leurs utilisateurs. Mais les mécanismes qui la sous-tendent ne sont pas toujours élucidés, rendant facile la confusion entre réalité matérielle et simple perception. Comment lutter contre ce fléau qui cause des dégâts majeurs à l’environnement et aux hommes ?

Au préalable, dressons un état des lieux de la situation.

Les matériels électroniques consomment de très grandes quantités de matières premières non renouvelables comme les métaux, mais aussi beaucoup de pétrole. L’épuisement des ressources naturelles est aujourd’hui un sujet très préoccupant. L’OCDE a estimé que les réserves de cuivre, plomb, nickel, argent, étain et zinc ne dépasseraient pas 30 années, l’aluminium et le fer se situant entre 60 et 80 ans. Outre les impacts directs sur la biodiversité, cette surconsommation de matières premières a des conséquences humaines et sanitaires désastreuses sur les populations locales. Elle contribue aussi largement au réchauffement climatique. Et il n’est pas exclu qu’elle devienne à l’avenir le lit de tensions géopolitiques, comme c’est déjà le cas au Congo avec le coltan.
 
La question des DEEE reste une préoccupation majeure tant du point social qu’environnemental. Des millions de tonnes de déchets toxiques finissent leur vie accumulés dans des décharges sauvages des pays du Sud. Au préalable, ils ont été démantelés de façon rudimentaire, souvent par des enfants, pour y récupérer les métaux précieux. Le dernier billet de GreenIT.fr sur ce sujet relate qu’en 2008, seulement 30% des DEEE avaient été traités via une filière adaptée.  A peine croyable. Sans compter que  les filières de recyclage des DEEE doivent gagner en efficacité : à la fois pour optimiser le taux de réemploi et de recyclage des composants (comme les plastiques), mais aussi pour améliorer le traitement des pollutions induites par ces opérations.

Une question basique se pose alors : pourquoi consommons-nous autant de matériels électroniques ?

La consommation de masse d’appareils électriques et électroniques a commencé au début des trente glorieuses, où elle a été encouragée à grands renforts de publicité pour doper l’économie au sortir de la guerre. A l’époque, l’idée paraissait judicieuse car personne n’avait en tête la finitude de notre planète. Puis dans les années 1990 est apparu le boom des TIC avec internet et la téléphonie mobile. On ne se souciait toujours pas de la limite des ressources, pas plus que de l’augmentation des déchets. Mais aujourd’hui, alors que les dégâts causés par l’explosion de cette consommation sont connus, on continue à renouveler toujours autant nos matériels.
Si, au final, les habitudes persistent, tel le « business as usual », c’est parce que les causes de cette obsolescence programmée sont nombreuses et difficiles à traiter :
• La recherche continue de baisse des coûts entraîne une baisse de qualité et donc une plus grande fragilité des matériels
• La difficulté à faire réparer : la complexité croissante des matériels et le manque de pièces détachées rendent les réparations de plus en plus difficiles
• La rentabilité économique de la réparation est souvent questionnable, au vu des faibles coûts d’achat du matériel neuf
• Le cercle vicieux de la course à la puissance : entre l’augmentation régulière de la puissance des ordinateurs (« acquittée » par la célèbre loi de Moore) et la course à la puissance des logiciels, c’est l’histoire de la poule et de l’œuf … A titre d’exemple, Windows 7 + Office 2010 Pro nécessitent 15 fois plus de puissance processeur, 71 fois plus de mémoire vive et 47 fois plus d’espace disque que le couple Windows 97 + Office 97
• Les fabricants et les distributeurs s’en portent bien, et cela fait beaucoup d’heureux dans une économie où le seul indicateur de croissance reste le PIB
• Plus récemment, on voit apparaître l’argument écologique de produits moins énergivores ; si cela est tout à fait vrai, il faut toutefois rappeler que l’énergie grise d’un matériel électronique est à l’origine de la majeure partie des émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie
• Aucun matériel n’affiche sa durée de vie théorique, laissant ainsi planer le doute sur un sujet quasi-tabou chez les fabricants ; seule une réglementation telle que l’affichage environnemental pourrait imposer cet affichage
• Enfin, l’attrait pour la nouveauté, alimenté par l’innovation, conduit très souvent à remplacer un matériel en parfait état de marche. On est là dans la perception d’obsolescence. Le cas est flagrant pour les téléphones mobiles qui sont remplacés en moyenne au bout de 20 mois, et au bout de 10 mois seulement chez les 12-17 ans.

Si vous ne connaissez pas encore la vidéo « The Story of Stuff », apparue sur internet fin 2007, et qui a fait le tour de la planète, c’est le moment de la découvrir. L’auteure, Annie Leonard, y dénonce le « Designed for the Dump »  (conçu pour la poubelle) des objets de grande consommation. Elle décortique avec une précision horlogère et beaucoup d’humour les aberrations qui se produisent tout  au long du cycle de vie de nos objets du quotidien. Elle constate aussi que les prix très bas ne reflètent pas la réalité car les coûts sont externalisés. Cette vidéo a depuis été déclinée en plusieurs versions thématiques, comme la bouteille d’eau en plastique ou  les matériels électroniques. Et c’est toujours aussi drôle.

Venons-en maintenant à la question du comment faire pour sortir de cette impasse et aller vers un modèle plus soutenable ? Au-delà des entreprises et des pouvoirs publics qui ont un rôle considérable à jouer, chaque citoyen peut y contribuer. Nous vous proposons quelques pistes, et comptons sur vos contributions pour enrichir ces propositions.

• Diminuer la perception de bien-être et de satisfaction personnelle que procure l’acquisition d’un nouveau matériel, en privilégiant des valeurs spirituelles plutôt que matérielles. Culture, convivialité, solidarité, … Cela peut sembler désuet ou révolutionnaire, mais tous ceux qui ont essayé n’ont pas fait de retour arrière ! L’idée est de « consommer mieux sans frustration ».
• Privilégier la qualité plutôt que le faible coût, équation gagnante pour l’acheteur comme pour la planète sur le long-terme.
• Passer d’une valeur de possession à une valeur d’usage, principe de base de l’économie de fonctionnalité.
• Prendre conscience de l’impact écologique insoutenable des modes de consommations des pays développés. Et rappeler que si tous les humains vivaient comme un habitant d’Europe de l’Ouest, il faudrait 2,5 planètes pour répondre à la demande, et 5 si l’on souhaite « vivre à l’américaine ».
• Accepter de bon gré une légère diminution des performances. Ce qui revient peut-être à sacrifier quelques minutes dans une journée, mais pour contribuer à un monde meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

D’autres suggestions ? Des commentaires ?

Sources :
•    « L’obsolescence programmée, symbole de la société du gaspillage » rapport rédigé par Les Amis de la Terre et le CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets) : http://www.cniid.org/espace_telechargement/actualite/201009_rapport_OP_A…
•    http://storyofstuff.org/   

  


Commentaires

Identifier ses besoins réels, se poser la question de la réelle nécessité de telle ou telle fonction qui ne sera probablement jamais exploitée (amenant à conserver son ancien matériel si l’on se rend compte qu’un nouveau matériel n’apportera pas grand chose par rapport à son coût).

Marc Boitel le 25/11/2010

Accepter l’idée que comme dans le cas d’une voiture ou d’une maison, un ordinateur “d’occasion” fonctionne bien et rend le service attendu.

admin le 25/11/2010

Superbe billet!

Juste une coquille je pense au niveau de la comparaison W7 + Office 2007 VS Windows 97 + Office 97

Windows 97 n’existe pas (même si une version améliorée de W95 a existé et était brandée Windows 97, mais je doute qu’une telle version ait circulé en europe)

Guilhem (non vérifié) le 25/11/2010

http://storyofstuff.org/electronics.php
Très bien fait également

Marion (non vérifié) le 25/11/2010

La solution ? La mode.

Il faut créer une mode du “plus mon appareil est vieux, plus je suis hype”.
Vous pensez que c’est impossible ?
Il y a 15 ans, les constructeurs auto communiquaient sur des valeurs de vitesse et d’attrape-nana sur leurs voitures. Aujourd’hui, c’est sur la consommation d’essence, la sécurité et les émissions de CO2.

Il faut donc que les consommateurs lancent un phénomène de mode où la durabilité serait la tendance, et celui qui a toujours le dernier cri, un “has been”.

Ludovic Martin (non vérifié) le 25/11/2010

@Ludovic : +1

admin le 25/11/2010

Créer une demande vis-à-vis des constructeurs pour des produits “light” :
- un téléphone qui téléphone et qui fait pas agenda/lecteur video/PC/scanner
- Un PC portable pour la bureautique et pas un supercalculateur
- Des logiciels modulaires “je n’utilise que 20% du traitement de texte, je n’installe donc que 20% du logiciel”
- …

Olivier Philippot le 25/11/2010

Tout est affaire de politique, comme d’habitude !
Si une décision forte est prise à un haut niveau de l’Etat, le reste - l’industrie, les ménages.. - suivra.
Rappelez vous l’après guerre : le choix avait été fait de développer massivement le réseau routier pour l’économie et les emplois, qu’est ce qui empêche un haut responsable (le plus haut serait le mieux, s’il nous entend..)de décider de l’orientation de son pays pour les siècles à venir ?
C’est une question de courage et de volonté, et ensuite un business massif éco-responsable se développera (nécessaire pour l’économie) , et tout le monde sera content !

Nicolas (non vérifié) le 25/11/2010

@Nicolas : j’en discutais hier avec des amis. Les incitations fiscales seraient très bénéfiques. Par exemple TVA à 5,5% lors de la revente d’un matériel reconditionné. On le fait bien pour les restaurateurs, alors pourquoi pas pour bâtir un avenir meilleur pour nos enfants !

admin le 25/11/2010

Très bon article !

@Ludovic : Entièrement d’accord avec toi. Au plus grand de montrer le bon exemple au plus jeunes ;)

DamienG (non vérifié) le 25/11/2010

Je suis entièrement d’accord avec l’article.

Par contre pour cette partie : “• Privilégier la qualité plutôt que le faible coût, équation gagnante pour l’acheteur comme pour la planète sur le long-terme.”

Il est difficile de trouver du matériel qui tienne la route sur la longueur même quand on choisit une marque reconnue.

Michaël (non vérifié) le 25/11/2010

Pure coincidence, hier Le Figaro a fait paraître un supplément de 8 pages intitulé “La vie en vert”. Intéressant. Une page entière est consacrée à l’électronique, sous le titre “le high tech consomme moins”. Au delà de la consommation énergétique, on y parle aussi de recyclage, des emballages, des procédés de fabrication (réduction de la consommation d’eau et d’énergie), de la réduction de la masse des produits, … Mais rien, pas un mot sur le sujet de l’obsolescence programmée ! Alors, à nous d’évangéliser autour de nous ce sujet qui semble encore un peu tabou …

@Mickael : c’est souvent vrai, pour autant on a parfois de bonnes surprises : j’utilise à mon domicile un ordi Dell de bureau qui a 8 ans (il est vrai l’écran et l’imprimante ont été remplacés) …

Christiane le 25/11/2010

Je ne parlais pas forcément des ordinateurs qui en général deviennent obsolète avant de vraiment tomber en panne. Surtout les fixes.

Ce dont parle l’article avec Office. Et j’avoue étant un joueur je ne le garde pas énormément d’années. Enfin j’en ai jeté aucune pour le moment. Mais ils trainent dans un coin.
J’avoue ce n’est pas terrible.

En fait je pensais surtout à l’électroménager qui n’apporte pas vraiment de révolution à chaque fois mais qui tombe très vite en panne.
Qui garde sa machine à laver plus de 10 ans maintenant? C’est bourré d’électronique maintenant.

Michaël (non vérifié) le 26/11/2010

Commentaire d’Aurélien Probst :

Article très intéressant en effet, merci beaucoup.

Concernant le début de l’article et les matériaux “rares” indispensables au
bon fonctionnement de nos outils d’Hommes Modernes, un très bon article du
Monde Diplomatique concernant la géopolitique de l’extraction des Terres Rares
dans le monde.
Le début de l’article est en ligne à l’adresse suivante :

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/11/ZAJEC/19832 [2]

la fin de l’article chez votre marchand de journaux…

@Ludovic : j’adhère, mais notons toutefois que le concept de mode tiens de la
nouveauté et du changement souvent radical et opposé à la précédente
mode… Attention donc au retour de bâton !

admin le 26/11/2010

Excellent article, merci Christiane.

Je discutais justement du sujet avec Fred mercredi, et je pense qu’au delà du simple attrait de la nouveauté et de la baisse de qualité des matériels, il y a un important paradoxe à résoudre : le progrès (au sens large) et l’évolution des usages VS la soutenabilité de la consommation.

En clair : l’être humain tend à rechercher le progrès (c’est la nature des choses et il est à mon avis illusoire de penser qu’on pourra l’inverser), qui implique une sophistication progressive des outils que nous utilisons, dont les matériels font partie. Exemple: les smartphones qui vont deviennent peu à peu des outils complets intégrant téléphonie, messagerie, gps, paiement, contrôle d’accès…

Le problème, c’est que pour faire évoluer ces derniers, aujourd’hui on produit, on utilise, on met au rebut. La finitude des ressources fait que ce n’est pas tenable.

Bref, comment concilier progrès et environnement pour arriver à une solution 1) attractive pour les consommateurs, 2) techniquement faisable, 3) économiquement viable ? voilà un challenge de taille pour nos amis designers !

Mais ce n’est que mon interprétation ;)
Au plaisir d’en discuter avec vous

Benjamin

Benjamin Tincq (non vérifié) le 26/11/2010

@Benjamin : c’est intéressant d’avoir introduit la notion de progrès. Sans vouloir tomber dans un débat de philo, je crois que la question à se poser c’est précisemment la question du rapport de l’homme au progrès technique. Si la téléphonie mobile accessible à tous est un réel progrès pour l’homme, est-ce vraiment un progrès que de changer de smartphone tous les 18 mois pour avoir le dernier gadget ? Pas si sûr … Je ferais volontiers un parallèle avec le rapport de l’homme à l’argent … Arrivé à un certain niveau, en faut-il toujours plus pour augmenter son bien-être ? Pas sûr non plus …
Je dirais bien que tout est question d’échelle ? En tout cas, merci d’avoir ouvert ce débat !

Christiane le 26/11/2010

Bien d’accord avec le constat. Au-delà du changement d’attitude, il serait intéressant dans un prochain billet de faire le point sur les différents logiciels “nettoyeurs” permettant de prolonger la durée de vie des ordinateurs notamment en reboostant les performances. Car quand on n’est pas pro de l’informatique, au-delà des gestes simples du type nettoyer régulièrement les cookies et autres fichiers temp, on se retrouve vite avec une bête qui rame … pour les loisirs, ce n’est pas dramatique, pour les usages professionnels c’est plus gênant. Donc je suis personnellement preneuse de toutes les astuces gratuites ou payantes pour éviter de renouveler mon ordi tous les 3 ans (ce qui, on est bien d’accord, est un vrai gâchis). Merci d’avance pour les idées en ce sens !

Tara (non vérifié) le 30/11/2010

@Tara : Avant de charger votre ordinateur d’outils de nettoyage, qui sont plutôt destinés à un public avertis, un simple “nettoyage” pouvant vous pousser à réinstaller votre système si vous avez nettoyé les mauvais dossier….car entre la base de registre, les temporaire, les mises à jours etc…

Pour un utilisateur lambda la règle à suivre :

_Limiter l’installation de tout logiciel (être sélectif)

_Savoir ce que l’on installe et pourquoi

_LIRE ATTENTIVEMENT TOUS les message d’installations, car trop souvent à force de cliquer sur suivant>suivant… l’on se retrouve avec des bannières publicitaires, des icônes menant vers des sites de vente et autre composants inutiles qui surchargent l’ordinateur. Chose qui peut etre évité en décochant la case approprié au moment de l’installation

_Ne pas mettre systématique à jours tous ses logiciels (passer de office XP à 2010, passer de firefox 2.0 à 3.0 etc…), car chaque mise à jour s’accompagne de fonction supplémentaires souvent inexploitées et non adaptées à votre configuration.

Il existe bien d’autres façons de limiter l’impact logiciel, d’ailleurs ca fera l’objet d’un prochain article de mon cru et d’un tutorial ;-)

Marc Boitel le 30/11/2010

@Tara : pour un entretien basique et sans risque :

En plus des conseils de Marc
1) désinstaller tous les logiciels inutiles
2) supprimer les fichiers temporaires
3) défragmenter régulièrement son disque dur

Personnellement, je ne mets pas à jour les logiciels que j’utilise à part Firefox. Certains logiciels que j’utilise quotidiennement datent de … 1997 ! et ils fonctionnent parfaitement. En ne sautant pas sur les dernières versions de logiciels, on gagne des années d’utilisation.

Voir : http://www.greenit.fr/article/logiciels/logiciel-la-cle-de-l-obsolescenc…

J’attends avec impatience le prochain article de Marc qui va nous expliquer tout ça dans le détail.

admin le 01/12/2010

Vous voulez faire du durable?

Déjà en 2004 j'avais écrit un texte: voir la page perso
page a Lelectronique_durable en 2004
sur httpdeux_point ss xavier.fenard.free.fr

Il faut savoir que cela a existé, mais en raison de la productivité a fait fermer ou mis des entreprises en difficulté.
La première fut en 1984 Apple, elle est a l'origine du passage du capitalisme industriel au financier, elle l'a très bien réussi!.... du consommable a la picouse comme le montre les guignols.
Mais en 84 Apple vira jobs (qui a tourne sa veste et fait aujourd'hui "promotion"), il y eu aussi en 84 une révolte des ingénieures, virés aussi, ils étaient contre le passage de produit d'équipement au consommable éphémère.

Comment passer au durable? techniquement ca ne pose pas de problème, et contrairement a ce qu'on pense, le cout ne serait guère plus élevé.
Mais ce serait une chute de profit pour les fabricants, une baisse d'importation et plus de travail en France!.
Donc 2 points très positifs, mais le 3 ieme : le profit et les lobyistes "encerclent" les politiques.

Concrètement c'est reprendre les règles de conceptions du temps du capitalisme industriel, a l'epoque ou le durable était nécessaire en raison de la faible productivité.

A noter qu'il n'y a pas "contradiction" entre haute technologie et durable... heureusement pour la station spatiale!.

Voici quelques revendications "durable":
- obligation de disponibilité des schéma électrique.
Souvent la panne est simple, trouvable rapidement par un technicien. Avant le schéma était inclus dans le manuel utilisateur, puis vendu, puis introuvable. L'argument du secret ne tient pas, car une "retro ingénierie" est facile, la protection ne se situe plus ici, mais dans le composant.
Un dépôt obligatoire a l'état lors de la 1er mise sur le marché, sous forme numérique, mis en ligne après la fin de garantie: 2 an .. ou plus?!! sur gouv.durable.fr!!

- normalisation des composants, c'est comme le générique un faible cout pour la réparation car en autre moins de stock de pièces différentes.

- surtaxer les produits non "durables" (contraintes)....
...

Ce serait donc quelques lois oui mais des patillos!!.

XF

xavier Fenard (non vérifié) le 01/12/2010

Comme toujours tout est question de rigueur, de proportion, de répartition et d’équilibre.

La question essentielle : doit on se priver de moyens modernes pour garantir le fonctionnement économique du monde, au détriment du bien être de chacun et revenir à des outils archaïques. Si oui, il faut donc supprimer tout les agents subversifs et perturbateur responsables de cette opulence inutile, mais avec des risques de régressions majeures.

Sinon trouver un équilibre. La vie est faite de compromis et d’équilibre, mais surtout de rigueur. Les premiers travaux devraient ce porter effectivement sur l’obésité systématique des technologies de l’informations et des produits résultants.

Je prend pour exemple le cas significatif du stockage d’informations. Dans de nombreux cas, aucune rigueur et beaucoup d’opulence pour inutile. Pourquoi ? Au risque de perdre des informations majeures même si celles ci ne seront utilisées que tout les 10 ans ou même plus, elles ne sont jamais supprimées des disques actifs. Du coup ce comportement augmente considérablement le volume de stockage nécessaires, démultiplie inconsidérablement le nombre de disques actifs, et donc de disque en fonctionnement sur la planète, donc une empreinte carbone carabinée. Les entreprises devraient déjà commencer par ce problème récurrent à toutes les entreprises et privilègier l’archivage inerte au lieu d’archivage empirique actif.

Mais le web n’est pas en reste, combien de fois je tombe sur des pages obsolètes qui pourraient trés bien être archivées, voir simplement supprimées.

Concernant les applications web ou autres d’ailleurs, l’optimisation par des économies de code nécessite des architectes et dévloppeurs logiciels ayant cette compétence et elles sont rares et les applications en subissent les conséquences, comme nous d’ailleurs, qui deviennent carrement obèses. Un des phénomènes principales, la précipitation, le manque de méthodes et de moyens, les modèles existent mais ne sons jamais appliqués ou trés rarement. Pour garantir les objectifs d’économies de code et le GreenIT, il faut revenir au basic non pas des technologies, mais de la méthodes et peut être des modèles. Les éditeurs majors sont les premières à produit des applications obèses; pour être le premier à vendre ces softs sur le marché pour coiffer au poteau ces concurents.

Revenir à des C++ n’est peut être pas la bonne solution, autant revenir à l’assembleur. L’équilibre passe par la bonne utlisation des techno telles que Java ou C#, avec des experts du codage économique. Introduire la génération de code à partir de modèles, introduire dans les guides de développement non plus que des règles d’écriture, mais aussi des patterns design permettant de fixer les modèles de développement permettant l’économie de code et donc une GreenIT plus viable en garantissant flexibilité et design.

Il faudra beaucoup de temps pour former et avoir les diététiciens des technologies de l’information avant de garantir un amincissement, une bonne proportion et une bonne répartition des applications.

Ce n’est pas un problème de technologie, c’est surtout ce que on fait, comme d’habitude.

buzzman (non vérifié) le 05/12/2010

Mr Buzzman
Je ne suis pas d’accord avec ceci:
“La question essentielle : doit on se priver de moyens modernes pour garantir le fonctionnement économique du monde, au détriment du bien être de chacun et revenir à des outils archaïques”

En effet, il n’y a aucune remise en cause “du bien être de chacun”, ni de “revenir a des outils archaïque”, mais une gestion durable de la technologie.

L’erreur vient d’une confusion entre technologie, qui apporte du “bien etre”, et la stratégie technologique qui est la base de la creation de dividende durable.
La confusion est maintenu par les industriels, et malheureusement par les manques de connaissance qui donne vos propos.

Évidement la vie est faite d’équilibre!, mais le dé- équilibre c’est “moins de bien être” et “plus de dividende”.

Aussi bien pour l’informatique, les besoins( TV, machine a laver..) et meme équipement (hopitaux..), le système est basé sur la location d’un service plutot que la propriété.
C’est l’asservissement du locataire, qui croit que posseder est propriété.
Dans l’informatique, votre exemple, linux rend proprietaire, Windows (comme Apple voir les guignols)rythme le “passage a la caisse”, le gachis….

Concernant les langages, les liens mort…. c’est pas grand chose en comparaison a l’immense energie perdu en re faisant la roue a cause des SOURCEs non disponible! dans la version “dividende a vie” de l”economie.
Richard Stallman avait coupe la poire en deux, en obligeant la publication des sources (paye par l’entreprise, de son travail) après 5 ans. Une clause de “droit d’auteur”… a temps court.
Vous souhaitez “l’optimisation logicielle” pour faire simple, en général,ca passe par des “normes”. Les états les ont laissé a l’industrie….

Maintenir son “bien être” et diviser par 5 notre impacte sur la terre, c’est possible!, mais économiquement…

XF

Xavier Fenard (non vérifié) le 07/12/2010

@Xavier Fenard : d’accord à 100%.

Dans le domaine de l’informatique, je croise tous les jours des clients qui utilisent des machines 10 fois plus puissantes que mon vieux PIII-900 MHz. Ces bêtes de course sont presque toujours plus lente que ma vieille machine. Et pourtant je lis des DivX, regarde des DVD, travaille très confortablement 10 heures par jour, etc.

La problématique ce n’est pas la technologie mais l’usage qu’on en fait. Pourquoi changer de PC tous les 3 ans alors qu’une machine correctement entretenue fonctionne 10 ans sans problème ? La réponse, @Xavier la donne dans son commentaire : l’obsolescence programmée de la couche logicielle (via l’arrêt du support technique, entre autre) oblige les entreprises à passer à la caisse. Le plus triste dans cette histoire, c’est que les DSI se sont habitués à se faire plumer et n’y voient plus rien à redire…

Dans un autre domaine, et pour abonder dans le sens de @Xavier : la voiture électrique n’est pas une solution. La solution c’est de co-voiturer avec nos véhicules existants. Mais partager sa voiture met à mal un individualisme construit par 40 ans de publicité et de réclame…

Bref, concentrons nous sur les usages de la technologie plutôt que sur les solutions techniques (nous les trouverons sans problème) !

admin le 07/12/2010

Très intéressant mais compter sur les bonnes volontés ne suffira pas. Il me semble qu’il faille inclure dans les gènes d’une nouvelle société des règles citoyennes qui devront être appliquées. Le Front de Gauche parle de planification écologique, on peut trouver d’autres voies mais nous devons décider collectivement de la nature des grands axes de développement et ne pas laisser à l’initiative privée ou individuelle vers où doit aller notre société. Je ne parle pas, comme vont tout de suite s’écrier, les libéraux de collectivisme mais de démocratie participative, de conférences citoyennes et de gestion de l’intérêt général.

Jean Claude (non vérifié) le 14/12/2010

Voici un reportage réalisé par ARTE sur l’obsolescence programmée :

http://www.arte.tv/fr/3714270.html

on y parle de nos cher ampoules à incandescence jusqu’aux capacité de la firme Apple à se foutre royalement de nous depuis la création de l’IPOD, jusqu’aux DEEE exportés au Ghana illégalement sous le prétexte fallacieux de réduire la fracture numérique entre les pays du nord et du sud…

Tout le long du reportage l’on peut suivre une personne dont l’imprimante tombe en panne et dont l’issue finale est assez déconcertante….

A vos player vidéos ! la vidéo ne reste que 7 jours sur le site d’Arte !

Marc Boitel le 16/02/2011

Tous les moyens sont bons pour faire du profit et de tout temps. Les matériels informatiques existent souvent au format maximum mais ils sont bridés pour créer plusieurs tarifs, qui vont de 1 à 10 quand on passe de la mémoire 1go à 4go, alors qu’elles sont identiques avec un bridage physique ou électronique, qui fait la différence.
C’était vrai du temps des disquettes (simple ou double face), et l’ordinateur “SUPER modèle” qui va plus vite que le modèle de base, identique mais bridé, et je ne parle pas des virus … ils en sont capables…
Tous on peut sentir certaines arnaques qui font grossir les dividendes, et là est le problème. Ce modèle économique se fout des générations futures. Même le vert sera matière à faire consommer plus.
Réduire (voir annuler) la compétition économique est le premier pas à faire pour concevoir des produits qui durent 4 fois plus longtemps. Ceci fait 4 fois moins de matières premières, d’énergies à extraire et produire ces objets, 4 fois moins d’usines à semi-esclaves qui produisent des objets souvent gadgets qui finissent dans des décharges africaines indiennes ou chinoises.
Bien sûr le chômage va exploser, donc cela entraîne une refonte complête du mode de vie. Donc un revenu pour tous pour vivre (et non pour survivre), et une autre forme de partage du travail, travailler 6 mois par an, et les 6 autres mois, vivre, apprendre, s’amuser…
Multiplier les chercheurs (pour une recherche fondamentale) et développer de nouveaux produits mieux conçus pour durer 15 ou 20 ans. Ce n’est pas une marche arrière technologique mais une marche en avant prudente qui économise l’héritage terrestre des générations futures.
 JP

JP. Rougier (non vérifié) le 18/02/2011

Il va quand même falloir se poser la question de la décroissance. Sauf que, comme le montre l’article, la difficulté va être de savoir s’il est possible d’intervenir dans les pratiques. Il y a des réflexions (par exemple http://wordpress.com/subs?b=4602522&_wpnonce=8a79372adc ), mais elles n’en sont encore malheureusement qu’à leur début.

TT (non vérifié) le 19/02/2011

@TT : la décroissance est une évidence. Mais le terme de “décroissance” est négatif et décrit mal le concept sous-jacent. Je préfère le terme de “sobriété heureuse” de Pierre Rabhi qui touche plus les êtres humains à titre individuel.

P.S.: le lien ne fonctionne pas.

admin le 21/02/2011

bonjour à tous,
je vous fais suivre le lien du forum dédié à l’obsolescence programme

http://obsoprogram.forumgratuit.fr/

je vous invite à venir partager vos expérience face à ce fléau
à bientôt

yohweb (non vérifié) le 22/02/2011

Pour aller un peu plus loin encore dans ce passionnant débat autour du thème de la croissance et de la prospérité, je vous propose 2 vidéos de personnalités exceptionnelles :

1 - Tim Jackson, auteur du rapport “Prospérité sans croissance” a fait une remarquable intervention de 50’ au colloque de la fondation Nicolas Hulot en décembre dernier :
http://www.cleantechrepublic.com/2011/02/19/fondation-nicolas-hulot-deba…
ou sur le site de la fondation : http://www.fondation-nicolas-hulot.org/actions/economie/colloque-economi…

2 - Le Prince Charles, engagé dans le développement durable depuis de nombreuses années au travers de sa fondation Accounting for Sustainability (http://www.accountingforsustainability.org/home/) a prononcé récemment un très beau discours sur le thème “The road to low carbon prosperity”, devant 300 personnes (économistes, dirigeants et politiques) au Parlement Européen :
http://www.environmentalleader.com/2011/02/21/prince-charles-calls-out-c…

Christiane le 23/02/2011

Voici non pas l’avis, mais les constation d’un technicien electronique que je suis.
J’ai passé une bonne partie de ma vie à réparer du matériel électronique et informatique en tous genres, et je ne suis pas du tout le seul à tirer ses conclusions.

Les appareils sont actuellement conçus dans la ferme intention que leur vie soit très courte, certains composants électronique ne pouvant pas supporter la chaleur sont intentionellement placés près des éléments chauffants.
Certaines émissions ont récement montré que des imprimantes sont munies d’un compteur d’utilisation interne, après un certain temps elles s’arrêtent d’elles même de fonctionner.

L’économie basée sur la consommation doit s’arrêter elle à dépassé ses limites extrêmes.

Mon conseil ? n’achetez pas de TV lcd et plasma, trouvez un ancien modèle occasion que vous ferez réparer si nécessaire, c’est souvent toujours possible.
les Amplis et chaines Hi-Fi des années 80 se trouvent facilement à la brocante et restent d’excellente qualité, un entretien.
j’entend ” oui mais , l’image d’un LCD est meilleure” pas d’accord du tout, si votre cable de télédistribution est correctement déservi, les images sont équivalentes
“c’est lourd” vous déplacez tous les jours votre TV de salon ?

Un LCD ou un plasma durent 3 à 5 ans , non pas plus!

Pour ma part j’utilise une TV couleur de 1974 , le video me sert à la télécommander et y regarder toutes les chaines.

Un pc tournant avec windows XP tourne très bien si il est un peu ancien, ou un P3 400MHZ peut aussi tourner avec win98 pour regarder youtube aller sur le net ou rédiger ses documents sous office 2000 ou 97

Bonne brocante à tous.

peace_and_world (non vérifié) le 30/04/2011

Une des pistes à avancer est peut-être de penser les valeurs d’usage.

D’uncôté, on consomme de plus en plus de machine, de leur des personnes n’ont toujours pas accès l’équipement.

L’association Cévennes Libres propose des machines d’occasion, elle insiste particulièrement auprès des bénéficiaires de machines sur la nécessité de prolongation d’usage des biens manufacturés.

La promotion du réemploi dans tous les domaines des DEEE est une solution à faire connaître.

Le site de l’asso : http://www.ordi-solidaire.fr

Anonyme (non vérifié) le 05/06/2011

Partageons nos expériences afin de choisir les produits les plus durables et d’inciter les fabricants à mettre sur le marché des produits fiables en insérant des témoignages dans une base de données partagées sur le site :

http://www.fiable-durable.net/

Pat (non vérifié) le 26/07/2011

Bonjour,

Avec quelques amis, nous tentons de réfléchir depuis quelques temps déja sur la manière dont on pourrait sortir de l’obsolescence programmée.
Il me semble que les tentatives de trouver des solutions contre l’obsolescence programmée, se limitant souvent à des pratiques de simplicité volontaire, restent à ce jour insuffisantes. L’impasse de ces tentatives réside dans le fait que la lutte contre l’obsolescence programmée implique la mise en question de la manière dont le travail est organisé dans nos sociétés. Pour rester simple, le principal argument des partisants de l’obsolescence programmée est que le développement d’une production durable impliquerait :
-pour le consommateur une hausse des coûts (ce qui n’est pas nécessairement vrai si l’on en croit la loi de Moore)
-la mise au chômage de nombreux salariés.
Une société qui déciderait de se lancer dans la lutte contre l’obsolescence aurait à faire face à un taux de chômage croissant.
Ainsi, comme penser cette transition dans une optique qui ne rendrait pas les salariés encore plus vulnérables au chômage ?
Si le choix de la durabilité dimunue la quantité de travail nécessaire, comment réorganiser de manière équitable la répartition du travail ?
A mon avis, la réponse à cette question détermine de beaucoup la possibilité la possibilité d’une société juste et durable…
Qu’en pensez vous ?

Marc.c (non vérifié) le 07/02/2012

@Marc.c, je vous suggère la loi de Lavoisier :
“Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”
Qu’en dites vous ?

Stan (non vérifié) le 07/02/2012

Bonjour,

Vous me demandez ce que je pense de la loi de Lavoisier selon laquelle “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”.
Tout d’abord, je pense qu’il faudrait en savoir plus sur les débats relatifs à ce sujet au sein de la science moderne, qui, on le sait, est pétrie de contradiction internes, et dont on sait que la diffusion des théories ne dépend pas que de la pertinence de celles-ci, mais aussi de question d’acceptabilité social et de systèmes d’intérêts politiques, économiques, sociaux, éthico-philosophiques…
En outre, un des grands apports de l’épistémologie au XXème siècle fut de reconnaître que toute théorie scientifique demeure falsifiable. Une théorie n’est suivie que si elle répond effectivement à des questions que nous nous posons, et généralement, finit par être concurrencée, rejetée, ou absorbée dans un modèle théorique plus performant. Ensuite, il serait nécessaire, d’un point de vue philosophique et humain d’introduite une nuance qualitative dans les concepts de perte, de création, de transformation”. Une pensée de valorisation de l’évolution, du changement, de la nouveauté, du progrès, s’est imposée au XXème siècle. Cependant, les concepts d’évolution ou de changements, prenant la formes d’énoncés auto-légitimants, sont demeurés des concepts vides, derrière lesquels chacun mettait ce qui l’arrangeait. Ainsi, l’énoncé de Lavoisier, employé de manière générale et abstraite, tend soit vers le développement un point de vue relativiste et finalement une impossibilité de discussion, soit vers une sorte d’opportunisme idéologique dissimulant des intérêts particuliers.
Ainsi, me viens une série de questions : qu’est ce qui se transforme, et en quoi ? Et, juge-t-on que cette transformation est bonne ou mauvaise ?
Je vais employer un exemple qui me vient. Connaissez vous l’affaire Monsanto ? On à découvert que le maïs de Monsanto avait tendance à provoquer des mutations génétiques de nombreuses autres espèces de maïs. De plus, les semences de maïs Monsanto ne sont utilisables qu’une fois, et ne peuvent être réutilisées ensuite. C’est un Maïs stérile, contrairement à la diversité d’espèces que l’on perd. Le procédé de stérilisation est aisément assimilable à une forme d’obsolescence programmée. Il y a aussi la question des effets des pesticides nécessaires à faire repousser du maïs par la suite et ses conséquences sur les sols, les nappes phréatiques. Pour les cultivateurs, il y a à la fois un risque sur le plan de la santé lié à l’emploi des pesticides, et une perte d’autonomie vis à vis des firmes multinationales. Il existe de plus des risques que l’alimentation perde en qualité et gagne en toxicité. Vous vous accorderez certainement avec le fait que qualifier de perte et de création, ou de transformation, la disparition d’une biodiversité relativement saine et son remplacement par une variété unique, stérile et potentiellement toxique, est une question de point de vue qui n’a que peu de pertinence relativement au problème posé. Il est certainement plus pertinent d’interroger les conséquences économiques, sociales et sanitaires de ce phénomène.
Plus généralement, en ce qui concerne l’obsolescence programmée, Je pense que ce sont le coût écologique et les conséquences sociales qui doivent être interrogées; c’est à dire :
-l’accumulation, le stockage, et la destruction de déchets,
-les dépenses énergétiques de renouvellement et (si cela était fait systématiquement) de recyclage (souvent partiel) de la production,
-les conséquences de cette activité productive (renouvellement et/ou recyclage) au niveau de l’épuisement des énergies non renouvelables, de la pollution de l’air, de l’eau et des sols, du réchauffement climatique,
-les conséquences indirectes, liées à l’économie concurrentielle, comme la misère et le stockage de déchets dont on ne sait que faire dans les pays du sud, les choix de système haute consommation en énergie, on encore le risque induit de faillite et de chômage due à la mauvaise réception d’un nouveau modèle commercialisé.
Et enfin, d’une manière plus psychologique et philosophique, je serait tenté d’interroger la pertinence de cette pratique au regard de la signification de :
-la nécessité de l’immédiat (et souvent la précipitation et la prise de risque qui s’en accompagne) qui est un trait comportemental que l’on décèle dans la nécessité faire de profit, dans la diffusion de l’innovation, dans les pratiques de consommation, la rationalité politique, et la satisfaction des besoins et des désirs en général. Au contraire, n’aurions nous pas besoin justement de réintroduire un peu de patience et de prudence dans nos actions ?
-la nécessité concurrentielle, ainsi que le recentrement sur soi et méfiance qui en découle, plutôt qu’une attitude coopérative marquée par la confiance et la solidarité,
-la perte continuelle de temps et d’énergie, la nécessité qui est imposée à l’Homme de s’adonner à des travaux pénibles et pas souvent épanouissants, dans un “travailler plus pour gagner plus” pour ensuite perdre ce gain dans le renouvellement régulier de ce qui à été perdu.
-l’attitude égocentrique prédatrice, notamment issue de la culture occidentale, qui ne considère l’autre (au sens large de toute entité qui n’est pas soi : les objets, les plantes, les animaux, les autres hommes) que comme chose ou moyen nécessaire à sa satisfaction personnelle. Lutter contre l’obsolescence programmée, n’est-ce pas aussi, sur le plan culturel, développer une certaine relation à l’Autre et au monde, orientée vers le respect et la préservation ?
Voici pourquoi il me semble important de réfléchir à une manière de sortir de l’obsolescence programmée qui n’implique pas la misère des hommes, mais au contraire une qualité de vie supérieure.

Marc.c (non vérifié) le 15/02/2012

http://poilagratter.over-blog.net

Et personne ne parle des controles tachniques automobiles et autres primes à la casse visant à mettre à la ferraille des voitures parfaitement roulantes.

momo (non vérifié) le 05/06/2012

@momo : c’est qu’il ne s’agit pas du thème de ce blogue qui porte sur les TIC.

admin le 05/06/2012

post un peu tardif, mais les articles sur ce sujet sont plutôt rares.

du point de vue des produits électroniques, il est avéré que bien souvent des puces sont intégrées sur vos téléviseurs, imprimantes, lecteur mp3, etc…

en général cette puce contient un programme qui au bout d’un certain nombre d’utilisations de votre appareil renvoie une erreur empêchant le démarrage de votre appareil.

le réparateur vous dira : “autant en racheté un, de toute façon ça va vous coûter un bras de faire réparer ce vieux truc”

il existe toutefois sur le net des petits softwares permettant de réinitialiser le compteur de ces puces
notamment pour les imprimantes.

Vive internet ou nous pouvons encore nous informer sur ce genre de pratiques de Cartels malfaisants qui pillent la planète tout en nous rendant esclaves de leurs saletés.

Car ne perdons pas de vue ce fait: le seul but recherché par les industries, les banques, et tous ces joyeux bonhommes est de faire de nous leurs esclaves, esclaves de nos dettes, esclaves de la mode, esclaves de l’égocentrisme.
ne nous laissons pas faire.

myo6 (non vérifié) le 02/08/2012

un exemple concret :

je viens de remplacer 5 modems-routeurs zyxel P662H-D1 que j’avais installés à la même époque, tous sont tombés en panne de la même façon (partie switch qui bug)…

je me pose des questions d’autant qu’en y réfléchissant j’ai déjà rencontré cette panne sur d’autres appareils de la marque (le prédécesseur P662H-61 ou 62)

revendeur informatique (non vérifié) le 16/10/2012

Ma solution
Bonjour,
J’utilise exclusivement des logiciels libres depuis plus de 10 ans. Ca fonctionne sur des ordinateurs peu puissants même très vieux (Intel 386). Un Linux installé peut durer des années, est très stable, ne contient pas de programmes malveillants. La machine n’a pas besoin d’être changée tant qu’elle fonctionne.
De plus je suis très tranquille n’ayant pas de programmes piratés et s’il me manque un programme, je me demande déjà s’il est vraiment nécessaire.
Epouse et fils utilisent Linux sans se plaindre et j’ai l’impression que les amis qui viennent à la maison ne s’aperçoivent même pas qu’ils utilisent autre chose que le système dominant.
Au travail j’étais obligé d’utiliser ce système autoproclamé dominant et de le faire fonctionner (maintenance) avec l’angoisse que ça plante au mauvais moment et de subir les sabotages (si !) de l’entreprise qui le vend.

Cege (non vérifié) le 09/11/2012

Voici un site pour partager nos expériences et privilégier les produits durables.

http://www.fiable-durable.net/

Patrick (non vérifié) le 06/01/2013

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