Power 575 : IBM introduit le watercooling dans les datacenters

IBM Hydro Cluster

IBM porte le watercooling directement au niveau des cartes mères des serveurs haute densité.

IBM vient de présenter un nouveau système de refroidissement à eau destiné aux serveurs des datacenters. « Nos scientifiques estiment que l’eau peut être 4 000 fois plus efficace que l’air pour refroidir les ordinateurs » indique IBM.

Jusqu’à présent, les spécialistes du refroidissement des salles serveurs pratiquaient plutôt un refroidissement par air, au niveau des points chauds du rack. Mais seul un constructeur peut intégrer le système de refroidissement directement dans ses serveurs.

Baptisé « Hydro-Cluster », le procédé consiste à équiper chaque carte mère de plusieurs blocks (« waterblock ») constitués d’un maillage de tuyaux en cuivre très fins. Ces tuyaux acheminent le liquide de refroidissement au plus près des points chauds du serveur. L’eau provient du circuit de distribution de la ville.

IBM applique le même procédé pour les processeurs des serveurs Power 575. Les différents blocs de refroidissement sont collés aux puces afin de maximiser l’échange thermique.

Ce système de micro watercooling a été mis au point pour l’institut allemand Max Plank afin de refroidir le supercalculateur le plus rapide d’Allemagne. Selon IBM, l’Hydro-Cluster réduit de 40% la consommation électrique du système de refroidissement et de 80 % le besoin en air conditionnée.


Commentaires

[...] un système de refroidissement des processeurs en 3 dimensions. Il s’agit d’une évolution du micro-watercooling déjà mis au [...]

Constructeur › IBM invente le refroidissement en (non vérifié) le 09/06/2008

Difficile de dire si on va gagner 40% par ci et 80% par là. Toujours est-il que le water-cooling ne remplace pas totalement le refroidissement classique par air, c’est signalé à la fin de la news. Bilan, c’est prétendûment super pour la conso mais en termes de construction on doit toujours faire un data centre classique et y ajouter les tuyaux de flotte.

Il faut signaler une chose qui n’est pas explicite, au delà d’une certaine densité de Watts par rack, il n’est plus réaliste de refroidir par air, avec une clim au bout de la salle informatique. Il devient nécessaire de rapprocher la flotte des éléments à refroidir. on est donc davantage dans la gestion d’une contrainte que dans la simple amélioration du rendement énergétique.

Les puristes du Tier 4 risquent d’y trouver à redire, que se passera t-il si la flotte n’arrive plus dans le serveur ? il flambe ? Si on installe une seule arrivée d’eau, il n’y aucune redondance.

Je ne saisis pas trop pourquoi il est dit que l’eau provient du circuit de distribution de la ville. Si ça veut dire que l’hydro-machin est branché sur des robinets d’eau de ville, ça s’appelle un système de climatisation à eau perdue et en France, c’est assez mal vu voire pire. Il paraît qu’il ne faut pas rejeter de l’eau trop chaude en permanence.
Au final si le gain de 40% sur la facture électrique se traduit par une hausse (à déterminer) de la facture de flotte, c’est un super coup de génie de la part d’IBM. Ils vont être contents à la compta de l’institut Max Planck.
D’ailleurs si l’eau de ville n’est pas traitée, je ne donne pas cher des tuyaux des Power 575, il faudra vite sortir le produit pour les W.C.

Plus sérieusement, la flotte utilisée pour les clims est presque toujours en circuit fermé.

Ça sent un peu le dinosaure façon mainframe cette affaire là. Le monstre pétaflopique d’IBM nécessite un refroidissement infaisable avec de l’air, de là à généraliser aux milliers de serveurs qu’on trouve dans un data centre, c’est un peu osé.
IBM, plombier de luxe ?

noway (non vérifié) le 21/08/2008

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