Dell contre l'exportation des déchets électroniques

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En l’état actuel, la collecte et le retraitement des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) est un échec. Bien que la convention de Bâle proscrive l’exportation de certains déchets dangereux en dehors de l’Europe, la majorité finissent dans des pays en développement (Afrique, Asie).

De nombreuses entreprises peu scrupuleuses se cachent sous le couvert de “réparation” pour exporter leurs DEEE. Et certains composants comme les circuits imprimés ne sont pas mentionnés explicitement dans la liste des DEEE dangereux. On peut donc les exporter plus facilement.

Dell vient de décider de bannir l’exportation de matériels électroniques ne fonctionnant plus vers les pays en développement. Un message clair pour indiquer qu’il ne se couvrira pas en exportant du matériel à “réparer”.

Dans sa politique sur l’élimination des déchets électroniques Dell définit les déchets électroniques comme tout appareil ou élément défectueux, quelle que soit leur composition (hors matériaux considérés comme non-dangereux par la Convention de Bâle et équipements en état de marche non destinés aux programmes de donation).

L’objectif de Dell est clair : participer à la suppression des décharges illicites de déchets électroniques dans les pays en développement.

Désormais “toutes les exportations et importations de déchets électroniques gérées par Dell et ses partenaires environnementaux agréés seront conformes aux dispositions légales et aux traités commerciaux internationaux en vigueur”. Dell promet également que “tous les efforts possibles seront entrepris afin de contrôler les déchets électroniques et éviter leur enfouissement ou leur incinération”. L’entreprise précise aussi “qu’aucun travail d’enfant ou de prisonnier ne sera accepté dans le processus d’élimination de ses déchets électroniques”.

Des affirmations qui en disent long sur l’état actuel du marché du traitement des DEEE dans le monde.

Reste que pour éliminer des déchets, il faut d’abord les collecter. Contrairement aux dispositions légales, moins de 15% des distributeurs collectent réellement les DEEE en France. Chaque année 35 millions de PC sont jetés dans la nature

A savoir : En France, les déchets électroniques (DEEE) dangereux sont identifiés par le décret 2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets, codifié aux articles R 541-7 à R 541-11 du Code de l’environnement.


Commentaires

Bonjour,
Quant est-il des déchets de claviers, lecteurs de Cd, etc que DELL laisse le soin à ses clients après remplacement des pièces défectueuses de se débarrasser…

Dimitri (non vérifié) le 14/05/2009

@Dimitri : la loi indique (règle du un pour un) que si un particulier acquiert un nouveau PC, le distributeur a l’obligation de récupérer l’ancien (unité centrale, écran, clavier, souris, etc.). Dans ce cas précis, je pense que la même règle s’applique. Donc Dell devrait récupérer ce matériel.

admin le 14/05/2009

Sur le travail des enfants : http://www.greenit.fr/article/acteurs/constructeur/derriere-chaque-pc-un…

admin le 15/05/2009

[...] n’est pas rose. Dell doit encore faire des efforts au niveau de la gestion de ses DEEE - ce chantier est en cours - et vis à vis de ses fournisseurs. Mais c’est appréciable de voir un acteur de ce poids [...]

Constructeur › Dell couvre 25% de ses besoins en (non vérifié) le 04/06/2009

[...] électroniques les plus toxiques vers des “poubelles extra-nationales”. Voir l’engagement récent de Dell pour stopper ce trafic. Et celui de [...]

Recyclage › Exportations de DEEE : le cadre légal (non vérifié) le 23/06/2009

[...] être “réparés”. Malgré un cadre juridique qui semble clair, un seul acteur, Dell (notre article), s’est engagé officiellement à ne pas exporter de déchets toxiques en [...]

Acteurs › Trafic de déchets : un rapport complet (non vérifié) le 20/08/2009

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