Chine, Inde, Nigeria : nos ordinateurs sèment la mort

DEEE - Inde - Geo - octobre 2012

(C) Geo. DEEE en Inde.

En Inde, en Chine, au Nigeria, pour récupérer quelques grammes d’or ou d’argent, des millions d’ouvriers risquent leur vie en dépiautant nos vieux appareils électroniques.

Même si c’est totalement illégal, cela coûte bien moins cher à un fabricant et / ou à ses revendeurs d’exporter ces produits dans un pays du Sud que de les faire retraiter en Europe.

En Inde, par exemple, récupérer les composants d’une tonne d’ordinateurs rapporte 150 euros. En Europe, les recycler coûte 450 euros.

Dans son numéro d’octobre 2012, le magazine Geo publie une enquête sur cette filière illégale que rien n’arrête. Les textes sont de Christelle Pangrazzi et les photos de Stanley Greene.

Retrouvez toutes les images en ligne ici : http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/nos-ordinateurs-sement-la-mort


Commentaires

C’est évidemment un problème majeur.

Même si le consommateur peut faire preuve de responsabilité, il n’en demeure qu’il faut une législation extrêmement stricte sur ce sujet; une législation au-dessus des lobbies et des intérêts étatiques.

muchos (non vérifié) le 15/12/2012

@muchos : au delà d’une législation - qui existe déjà en Europe (directive WEEE/DEEE) et des accords volontaires internationaux (conventions de Bâle et Stockholm) - il faut surtout des moyens financiers et humains pour faire respecter la loi.

admin le 15/12/2012

450 € en europe ?

étant une entreprise qui s’est spécialisé dans le réemploie et la valorisation des matières premières , nous pouvons dire que ça rapporte de l’argent !
Le DEEE “riche” (carte mère, graphique) se rachète 4€/Kg
les processeurs montent jusqu’à 90€/Kg.
les barrettes de RAM également .

les lecteurs 0.45€/Kg etc etc .

Au vue de la hausse des prix de l’or germanium , terres rares etc ça n’est pas prêt de partir en sens inverse .

Ces pratiques n’existent plus de nos jour a moins de vouloir jeter l’argent par les fenestres .

Nos poubelles sont la matière première de demain .

ars informatique (non vérifié) le 18/12/2012

J’ai travaillé pour un société de recyclage de mobiles et autre produits numériques et vendu des téléphones portables à des intermédiaires qui eux revendaient en chine principalement.
Au nom de “l’atteinte des objectifs” et pour sortir la tête de l’eau dans une période difficile, on vendait tous ce qui pouvait les intéresser sans être certains que le traitement était encadré à destination et respectait les conditions de travail et l’environnent.
Cela dit, les déchets sont en effet une source de matières premières et la France étant dépendante à 97% de le chine pour son approvisionnement en terres rares, il serait important d’ouvrir le débat public pour informer les français sur le recyclage et de traiter ces déchets en France.

mobilema (non vérifié) le 20/12/2012

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