Orgabat : la batterie 100% végétale

Orgabat - batterie 100% végétale

Orgabat est un projet de recherche mené à l’Université de Picardie Jules Verne par Philippe Poizot (enseignant chercheur au Laboratoire de Réactivité et Chimie des solides, responsable du projet), F. Dolhem (enseignant-chercheur au Laboratoire des glucides), et H. Chen (Doctorante).

Le principe est simple : remplacer toutes les substances toxiques des batteries actuelles (plomb, lithium, etc.) par des matières végétale. “Nous voulons remplacer les matériaux non-organiques équipant les batteries actuelles des mobiles, des ordinateurs portables, par des substances organiques issues de végétaux, donc moins polluantes. Tous les ans, 7 milliards de batteries utilisant des matières premières épuisables sont commercialisées” nous explique Philippe Poizot.

Rappelons aussi que 2/3 des piles et batteries ne sont toujours pas recyclées. L’enjeu écologique du projet est donc d’importance ! A tel point que le parlement européen vient de mettre à jour la directive (91/157/EEC) de mars 1991 (Batteries Directive) avec la directive (2006/66/EC) de juillet 2006 pour favoriser la collecte de ces bombes écologiques.

orgabat_batterie_equipe.jpg

Une batterie est constituée de deux électrodes, positive et négative. Pour l’instant, l’électrode positive de l’Orgabat s’appuie sur un acide extrait du jus de macération du maïs. “Nous travaillons actuellement sur l’électrode négative, et orientons nos recherches vers un matériau vert à haut potentiel” ajoute Philippe Poizot. Nous n’en saurons pas plus sur cet autre matériaux.

source : http://www.picardie.fr/spip.php?article2609


Commentaires

Bonjour,

Encore un projet autour des végétaux (maïs, huile de palme, etc) ! Ma question est la suivante, ne tombons-nous pas dans l’extrême inverse ? Je m’explique.

Nous sommes tous conscients des problèmes liés aux produits toxiques, notamment ceux dus aux batteries et à leur recyclage, mais avez-vous connaissance des besoins ne serait-ce qu’en eau pour la culture du maïs (je ne retrouve plus l’article sur GreenIT parlant justement d’un grand projet basé sur l’utilisation du maïs) ?

On est en train de régler un problème en en générant un nouveau ! Passer au tout végétal pourquoi pas, mais attention aux nouveaux besoins que cela implique. La guerre de l’eau n’est pas qu’un mythe ! Le jour où nous utiliserons plus d’eau pour faire des produits qu’en utilise une grande ville d’un pays en développement, ça risque de mal passer ! Qu’en pensez-vous ?

Jérémy LEVENS (non vérifié) le 19/11/2008

@Jérémy : question fort pertinente que soulèvent les agro-carburants qu’on sait déjà être une impasse. Mais comme personne ne veut entendre parler de décroissance, quelle est la solution ?

admin le 19/11/2008

L’efficacité énergétique ? Plutôt que de toujours vouloir produire plus, pourquoi ne pas s’attarder un peu sur le comportement des individus. Par exemple, on se plaint tous de l’autonomie de nos téléphones… d’un autre côté, sommes-nous obligé de le laisser allumé la nuit pendant notre sommeil ?

Le photovoltaïque ? A quand les ordinateurs portables avec une mince couche de capteurs photovoltaïques derrière l’écran (Apple a d’ailleurs déposé pas mal de brevets pour ce projets) ?

Evidemment toutes les recherches sont louables dès lors qu’il s’agit de réduire notre impact sur l’environnement mais parfois, il vaut mieux traiter le problème à la source et une fois un vrai travail de fond effectué de ce point de vue, essayer de trouver de nouvelles solutions n’amenant pas de nouvelles contraintes ! (je ne suis pas complètement naïf et ai bien conscience des enjeux économiques que cela implique, que ça n’arrange pas tout le monde de réduire la consommation énergétique, etc. mais il y a seulement un vrai business à développer justement en ce sens, donc pas de perte de profits).

Jérémy LEVENS (non vérifié) le 19/11/2008

Si je puis me permettre une touche d’optimisme :
Les remarques de Jérémy sont en effet très pertinentes, et ce type de raisonnement (“global”) encore trop rare.
Toutefois ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain : si la batterie végétale fonctionne aujourd’hui en labo avec du jus de maïs, elle pourra probablement fonctionner au moins aussi bien demain grâce aux déchets végétaux de nos cuisines, ou ceux des agriculteurs ! :)
On parle tellement du CO2 (ou des OGM), qu’on oublie les substances toxiques déversées allègrement un peu partout dans la nature, alors vive les batteries propres ! Ca ne dispense pas d’un comportement moins énergivore ;)

Galiper (non vérifié) le 19/11/2008

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