Le chiffre : 4000 fois plus efficace

Personne - IBM - Bruno Michel

Selon Bruno Michel, chercheur au laboratoire IBM de Zurich et grand spécialiste du refroidissement, l’eau est 4000 fois plus efficace pour transporter les calories d’un support à l’autre. Grâce à cette propriété, IBM est entrain de mettre au point des systèmes de refroidissement 100 fois plus petits que les systèmes basés sur de l’air. Il espère également ne dépenser que 10% de l’énergie consommée par un système de refroidissement traditionnel. Ce qui permettrait, selon Bruno Michel, d’atteindre un PUE de 1.2.

Source : GreenIT.fr


Commentaires

Bonjour,

Je crains de ne pas avoir compris l’article.

l’eau est 4000 fois plus efficace pour transporter les calories d’un support à l’autre”, d’accord… Mais 4000 fois plus efficace que quoi ?

Je suppose que c’est de l’air, mais dans quelles conditions ? 1 mètre cube d’eau par rapport à un mètre cube d’air ? Et si c’est bien en volume qu’on raisonne… à quelle pression ?

Et qu’est-ce qu’un PUE ?

Bon c’est sûr “4000, c’est beaucoup”… m’enfin la rigueur c’est 4000 fois plus important.

Merci !

Simon (non vérifié) le 13/08/2008

Bonne remarque de Simon !
Mais bon, c’est les vacances ;)

On attend l’edit avec impatience, l’idée est intéressante !

PUE = Power Usage Effectiveness
Défini comme le rapport (Puissance Totale)/(Puissance IT)
où :
“puissance IT” = énergie consommée par les équipements informatiques du datacenter (serveurs, réseau)
“puissance totale” = puissance IT + onduleurs, clim, éclairage…

Définition sur The Green Grid :
http://www.thegreengrid.org/gg_content/TGG_Data_Center_Power_Efficiency_…

PS : Une section Glossaire compléterait judicieusement ce site déjà fort sympathique !

Gael (non vérifié) le 13/08/2008

Grosse découverte que l’eau soit plus efficace que l’air pour transporter les calories ! Même les constructeurs automobiles s’en sont aperçus, depuis quelques dizaines d’années !

Patrice (non vérifié) le 17/08/2008

Effectivement, c’est pas une grosse découverte que l’eau…

je suppose qu’il faut tout le contexte pour que ça fasse sens, le gus d’IBM veut remplacer le refroidissement par air par un refroidissement à eau. En gros, il projette de faire du water cooling à grande échelle, rien de plus, rien de moins. Il espére un gain basé sur le fait que l’eau étant 4000 fois (dit-il) plus efficace que l’air pour transporter de la chaleur, il en faudra beaucoup moins pour refroidir les serveurs. Et ce faisant ceci consommera beaucoup moins d’énergie électrique..

Dans le principe ça paraît plutot pas mal, néanmoins même avec de l’eau, 4000 fois plus efficace… , la quantité d’énergie à traiter (à refroidir) dans le data centre reste la même et c’est là que tout devient moins facile. La loi de conservation de l’énergie s’applique partout, y compris dans un data centre, qu’on utilise de la flotte ou de l’air pour refroidir les serveurs.

Une fois l’eau rechauffée par son passage dans les serveurs, il faut la refroidir pour qu’elle revienne à nouveau refroidir les équipements. Si pour faire ça, il suffit de sortir la flotte dehors dans un « radiateur » alors on peut atteindre le PUE de 1,2. Si par contre, les conditions extérieures ne permettent de suffissament refroidir la flotte, il sera nécessaire d’installer une machine frigorifique qui abaissera la température mais au prix d’une consommation d’énergie qui n’est plus compatible avec le PUE à 1,2.

Quand on parle d’un PUE à 1,2 on est à l’évidence dans un cadre ou il n’y a pas de compresseur frigorifique et tout ce qui va avec. Ceci suppose qu’on sait toujours faire de l’eau froide en se servant uniquement des conditions extérieures. C’est vrai en hiver, par contre, quand il fait 30°C dehors, ça devient périlleux. Pour avoir un PUE à 1,2 faire du water cooling ne suffit pas, il faut disposer d’un système de réjection de chaleur super efficace. Surtout il faut disposer de conditions climatiques super bonnes.

Concrètement, si datacentre alimente pour 100 kW de serveurs en salle informatique, alors son PUE à 1,2 signifie qu’il va consommer 120 kW en tout et pour tout. Sachant que les onduleurs ont un rendement qui flirte avec les 90%. En gros, il reste 10 kW pour faire du froid dans la salle / refroidir les serveurs. C’est super hard et effectivement il faut envisager tous les trucs possibles pour optimiser le refroidissement d’ou l’utilisation de la flotte dans les serveurs.
Ceci étant, ça ne marchera qu’avec des conditions extérieures bien fraiches, genre à Brest avec un été bien pourri.

Techniquement même avec de l’eau en refroidissement direct, il faut encore alimenter des pompes pour faire circuler la flotte et aussi des moteurs pour assurer une ventilation forcée sur les « radiateurs » extérieurs. Rien de monstrueux mais dans l’exemple, il reste 10 kW pour faire tourner tout ça, c’est quand même pas gagné.

noway (non vérifié) le 21/08/2008

un détail, apparemment le PUE serait non pas un rapport de puissance mais d’énergie. des kWh et non pas des kW.

dans ce cadre là, le PUE prend son sens sur une année glissante, puisque faire du froid en hiver, c’est pas pareil du tout que de devoir en faire en été.

l’approximation (kW pour kWh) sera un peu faussé pour une installation peu efficace, genre les plus vieux data centre.
par contre sur une installation telle que l’envisage le chercher IBM, il faut vraiment prendre l’énergie totale sur une année pour que le PUE ait un sens.

noway (non vérifié) le 21/08/2008

Autre remarque, pour eventuellement atteindre un PUE de 1.2 il faut abandonner les redondances ce qui met en péril la disponibilité des services du Datacenter.
Je remarque qu’il y a beaucoup d’effet d’annonce en ce moment mais honnêtement une société qui reussira à atteindre un PUE de 1.5 en maintenant une disponibilité de type TIER III ou TIER IV aura déjà fait un grand pas.

Pour notre part dans notre nouveau Datacenter nous utilisons l’ensemble des systèmes disponibles les plus efficients énergiquement, c’est-à-dire des onduleurs à haut rendement (SYMETRA PX, R = 87%), un redressement efficace du cosinus PHI, des groupes froids variables à étages de compresseurs (TRANE), des pompes à débit variable, des climatiseurs de précision APC, le principe du couloir d’air chaud en confinement …
Les calculs effectués par le groupe APC/SCHNEIDER laissent présumer un PUE inférieur à 1.5 ce que nous vérifierons fin 2010.
Notez que vous pouvez trouver les best practices sur les sites d’APC ou de l’European Code Of Conduct for Datacenter.

Plus d’infos et photo sur http://www.aspserveur.com/datacenter.asp

ENDERLE (non vérifié) le 14/03/2010

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