Fortis économise 500.000 kWh par an en éteignant la lumière

Smart Building - Micromedia International - Gestion de l'éclairage par le téléphone - Prog'Time

Plus de 10 000 personnes travaillent chaque jour dans les 10 bâtiments de la banque centrale Fortis à Bruxelles. Pour permettre à chacun d’y faire son travail correctement, les bâtiments étaient jusqu’à présent éclairés dans leur totalité de 6h à 21h. Une dépense énergétique importante et souvent inutile dans les plages horaires extrêmes, où seules quelques personnes, dans une petite partie des bâtiments, étaient réellement concernées.

Quant on sait que la consommation moyenne est de 7 à 8 wh par m2 et par heure, on mesure à quel point l’enjeu économique et écologique de l’éclairage est important. « Nous souhaitions réduire nos émissions de CO2 et 25% de nos coûts » explique Werner Moors, membre de l’équipe Technic management de Fortis. La banque s’est donc tournée vers Micromedia International pour automatiser l’allumage et l’extinction de l’éclairage des locaux en fonction des besoins réels.

Les lignes téléphoniques pilotent l’éclairage
Pour éviter un investissement lourd en câblage et interrupteur, Fortis et Micromedia ont décidé d’utiliser le réseau téléphonique du bâtiment pour piloter l’éclairage. Micromedia s’est appuyé sur deux de ses logiciels - Jericho (serveur vocal de supervision) et Prog’Time (serveur de programmation horaire) pour interfacer les 4 systèmes de GTC (gestion technique du bâtiment) différents - Siemens, Honeywell, Johnson Control et Entelec - qui commandent l’éclairage des 10 bâtiments de Fortis.

Au final, l’éclairage des 10 bâtiments bruxellois a été réduit de plus de 4h30 par jour. Les économies annuelles sont estimées à 100.000 euros (environ 500.000 kWh). Les locaux de Fortis sont désormais éclairés en semaine de 7h30 à 18h, plage de travail habituelle de la plupart des salariés de la banque. Les utilisateurs qui doivent travailler en dehors de ces horaires, n’ont qu’à composer le numéro du serveur vocal de Jericho depuis leur bureau pour commander depuis ce téléphone 1h d’éclairage supplémentaire (ou plus). L’identification du numéro d’appel permet à Jericho de se connecter au bon système de supervision (celui correspondant au bâtiment d’où provient l’appel), et même de déclencher un éclairage partiel adapté, selon la zone et le profil de l’appelant.

Vers des bureaux intelligents
A terme, les solutions de Micromedia pourraient s’interfacer non seulement avec les systèmes de GTC, mais aussi avec les commandes de climatisation, de chauffage, de stores électriques, etc. pour optimiser la consommation de l’ensemble des utilités en fonction de l’occupation réelle des locaux.

« En s’interfaçant avec les systèmes de contrôles d’accès, nous pourrions permettre aux locaux de Fortis de s’adapter en temps réel à l’occupation, en récupérant les données des badges des salariés » explique Michel Llonch, PDG Fondateur de Micromedia International. On badge en entrant, et notre bureau s’allume, notre climatisation ou notre chauffage se mettent en route, nos stores s’ouvrent ¼. On badge en sortant, et tout s’éteint. « Les contrôles d’accès par badge sont un bon moyen d’utiliser la détection de présence, non pas dans une logique de contrôle des personnes mais bien dans une perspective durable d’adaptation automatique des consommations liées aux bâtiments aux besoins réels de leurs usagers » détaille-t-il.


Commentaires

L’idée est bonne pour la réduction de consommation électrique mais très mauvaise pour la satisfaction utilisateur : toute solution qui impose une intervention humaine pour gérer les exceptions présente un risque majeur de rejet.

Je suis persuadé qu’en coupant l’éclairage à 18:00, une majorité des collaborateurs qui pourraient envisager de travailler un peu plus tard va abandonner toute velléité de prolongation et ne pas faire l’effort d’appeler le serveur vocal. Sans compter le message implicite (“on ferme !”) qui est ainsi véhiculé. Résultat : perte de productivité, certainement supérieure aux économies d’électricité…

Et une question anecdotique : il est indiqué dans l’article de référence que les horaires étendus qui prévalaient précédemment étaient dus au passage matinal ou tardif des équipes de nettoyage. Ils travaillent dans le noir maintenant ?

Patrice (non vérifié) le 09/09/2010

@Patrice.
“On badge en entrant, et notre bureau s’allume,”

On badge en sortant, et tout s’éteint.”

Pourquoi t’es si défaitiste !? Les gens sortent des solutions pour faire des économies de ressources naturells, toi tu viens raler !? C’est quoi ton probleme français !?

C’est le début des sytèmes intelligents, qui devraient êtres actifs depuis des années, vu la simplicité de l’idée et de design (Et surtout par respect pour notre mère terre).

Puis, le building au complet ne sera sans doute pas éteint, t’as envie de bosser d’avantage, t’as un switch comme à la maison à appuyer. super contrainte !

Bref, bonne nouvelle. Sauf pour le pas de plus du “badgage” systématique -> humain = bétail.

Pas triste ! (non vérifié) le 10/09/2010

@? Lis l’article avant de commenter, tu verras que le système de badge est un projet.

Et, accessoirement, ce système me fait mourir de rire : “On badge en entrant, et notre bureau s’allume, On badge en sortant, et tout s’éteint.”, ça me rappelle vaguement un modèle centenaire : “On appuie sur l’interrupteur en entrant, le bureau s’allume, On appuie sur l’interrupteur en sortant, et tout s’éteint”. Enorme innovation !!!

Patrice (non vérifié) le 10/09/2010

Je suis surpris de voir que ce systéme est qualifié d’innovation. Il n’y a rien d’innovant à part peut etre les logiciels de la dite entreprise en charge de l’affaire.
L’innovation sera réelle quand cette gestion sera totalement transparente pour l’employé. Elle le sera d’autant plus quand la clim et toutes ces installations seront de la partie.

quelqun (non vérifié) le 10/09/2010

@quelqun : l’innovation c’est le système qui permet d’économiser 500.000 kWh par an. Ce n’est pas rien. Bien plus que la technologie, l’innovation “sociale” consiste à prendre la problématique de l’éclairage à l’envers, ce qui devrait être la règle depuis toujours.

Dans le domaine du développement durable, l’innovation est souvent plus liée à nos changements d’attitudes ou à la façon d’utiliser différemment des technologies existantes. C’est ce qu’on appelle la “low technology” ou “low tech”. En référence à la “low carbon economy” et au mouvement “slow food”. Creusez ce sujet. Vous verrez que c’est épatant ce que l’on peut faire avec les technos existantes si nous daignons utiliser notre cerveau.

admin le 10/09/2010

@admin : sur le fond, tu as raison, mais, sur le cas d’espèce, on est bien dans la régression par rapport au bon vieil interrupteur…

Et si Fortis essayait de responsabiliser les collaborateurs au lieu de les infantiliser avec son système centralisé, ils économiseraient peut-être beaucoup plus que les 500 MWh annoncés…

Patrice (non vérifié) le 10/09/2010

Je peux voir à quel point ça peut-être difficile de sensibiliser certaines personnes à ces questions.

Tous les jours, midi, le service va manger, tous les jours 13h30 ils reviennent et cool, pas besoin de rallumer la lumière, les plantes du bureau ont pu profiter d’un peu de lumière…

Bref tout ça pour dire que pour sensibiliser les “vieux cons” vaut mieux trouver autre chose que des bonnes paroles.

Ca doit pas être compliqué pourtant, les détecteurs de présence ça existe non?

Benitio (non vérifié) le 10/09/2010

A voir ce produit de chez LEGRAND :

LES PRISES VERTES COUPLÉES AUX INTERS HORAIRES :
La couleur verte identifie les circuits spéciaux des prises commandées par un inter horaire installé dans le tableau électrique. Ce système permet de faire fonctionner les prises à certaines heures. D’après LEGRAND, en coupant leur alimentation par exemple de 20 heures à 7 heures et pendant les week ends, une économie de 25 % peut être réalisée.

http://www.legrand.fr/professionnels/reduire-les-consommation-bureautiqu…

Damien CIPEL (non vérifié) le 12/09/2010

@Damien : C’est à la fois simple et efficace. Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que l’utilisateur peut choisir quels appareils connecter dessus. Seul hic, ça ne règle pas le problème des installations existantes.

admin le 13/09/2010

voila une entreprise qui a bien vendu son système !
Je trouve (en tant qu’intégrateur et utilisateur) cette mesure d’une abération qui va a l’encontre des efforts que nous faisons pour intégrer le plus naturellement possible la domotique dans les batiments.
Il y a tellement d’autres manière de ‘détecter’ une activité humaine dans une région. Pourquoi ne pas les utiliser ? et imposer cette manipulation qui personnellement me fatiguerait.
bon courage aux employés et femmes de ménage.
J’aimerai avoir un retour direct des utilisateurs.
 Arnaud

idomotique (non vérifié) le 04/11/2010

On oublie peut être que le gens “oublient” d’appuyer sur l’interrupteur, mais n’oublient pas de passer son badge …

Anonyme (non vérifié) le 18/05/2012

@Anonyme : +1 (malheureusement)

admin le 19/05/2012

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