Vers une généralisation de la taxe carbone

Nicolas Sarkozy devant le Congrès à Versailles - 2009

Lundi 22 juin, le Président de la République (Nicolas Sarkozy) s’exprimait devant le congrès. Après avoir brossé, à demi-mots, un constat alarmant de la situation économique de la France : “La crise n’est pas finie. Nous ne savons pas quand elle se terminera.”.

Remise à plat du système dans son ensemble
Il a plaidé pour une remise à plat du système dans son ensemble : “Une crise d’une telle ampleur appelle toujours une remise en cause profonde. On ne peut pas assister à une catastrophe pareille sans remettre en cause les idées, les valeurs, les décisions qui ont conduit à un tel résultat. En nous obligeant à tout remettre à plat, en ébranlant les dogmes et les certitudes, la crise nous rend plus libres d’imaginer un autre avenir. Mais qui ne voit que la crise mondiale crée de nouveau des circonstances favorables à cette aspiration française à mettre l’économie au service de l’Homme, et non l’inverse. Tout nous y ramène : la crise économique, la crise sociale, la crise écologique.”

Généralisation de la taxe carbone
Outre la disparation de la taxe professionnelle et le lancement d’un emprunt d’état (preuve que les caisses sont désespérément vides), le Président veut généraliser la taxe carbone : “C’est avec la même détermination que je souhaite que l’on aille le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail. C’est un enjeu immense. C’est un enjeu écologique. C’est un enjeu pour l’emploi.”

Les directions informatiques bientôt en première ligne
A ce rythme, les décisions du Grenelle 1 (notamment bilan carbone de toutes les entreprises de plus de 250 salariés d’ici 3 ans) pourraient entrer en application plus tôt que prévu. Les entreprises minimisent malheureusement ces déclarations. Pourtant, elles impacteront rapidement leur activité et leurs finances.

La généralisation de la taxe carbone va imposer aux entreprises de mesurer leurs émissions de CO2. Pour les mesurer, les suivre et les réduire dans le temps, elles auront nécessairement besoin d’outils logiciels. Nous vous avons déjà présenté un certain nombre d’entre eux ainsi que les évolutions des éditeurs de progiciels : Microsoft, Logica, SAP, etc.

D’autre part, la généralisation de la taxe carbone dans le monde semble inéluctable. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont déjà lancé ce chantier. La compétitivité passera donc à terme par la capacité de l’entreprise à minimiser son imposition carbone. Dans de nombreux domaines - smart grid, greenbuilding, et déplacements professionnels par exemple - les Technologies de l’information et de la communication (TIC) jouent incontestablement un rôle clé.

Alors qu’attendez-vous pour faire du Green IT un projet phare au sein de votre DSI ?


Commentaires

Oui à la taxe carbone, pollueur-payeur ! Sarko (les français) va devoir en payer avec tous les déplacements qu’il fait tous les jours pour rien !

Anonyme (non vérifié) le 25/06/2009

Ma mère me disait : ça pique un peu mais ça t’évitera des choses bien plus graves … alors je me laissais vacciner en faisant la grimace. C’est pareil avec la taxe carbone, en nous apprenant tout de suite à moins consommer de pétrole elle nous évitera d’être malades comme des chiens quand celui-ci deviendra hors de prix. Soit dans un peu plus de 5 ans selon les producteurs eux-mêmes. Et puis une taxe ça se redistribue à ceux qui souffrent, pas les pétro-dollars. Lisez “C’est maintenant” de JM Jancovici et A Grandjean (publicité gratuite), et vous ne verrez plus la vie comme avant.

Didier (non vérifié) le 29/06/2009

Le Monde apporte quelques précisions sur le projet du gouvernement :

Sur le papier, le principe de la contribution climat-énergie (CCE) est simple : toutes les sources d’émissions de CO2 doivent être taxées, à un taux ayant vocation à augmenter progressivement. Cette fiscalité carbone – grâce au “signal-prix” qu’elle introduit – doit entraîner, selon ses partisans, une diminution de la consommation d’énergies fossiles et une “migration” des achats vers des énergies et des produits moins destructeurs pour le climat.”

et

La taxe visera en priorité le secteur “diffus”, c’est-à-dire les transports, le logement, l’agriculture…. Les grandes entreprises industrielles et les installations électriques – responsables d’un peu moins de 40 % des rejets nationaux - sont déjà soumises au système européen d’échange de quotas et il ne s’agit donc pas de leur infliger une “double peine”.”

L’article du Monde :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/02/la-france-pourrait-inst…

admin le 03/07/2009

[...] Vers une généralisation de la taxe carbone [...]

Choses vues : désert africain, taxe carbone, emplois verts, (non vérifié) le 04/07/2009

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.