6 fois plus de greenwashing en 3 ans

Générique - greenwashing

L’ADEME et l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) ont publié les résultats de leur 3e étude sur les discours publicitaires utilisant des allégations environnementales.

Depuis 2006, le nombre de messages environnementaux n’a cessé de croître dans les publicités. En 3 ans, il a été multiplié quasiment par 6, passant de 1 % à 6 % des visuels diffusés sur les supports télévision, affichage et presse.

Malgré cette très importante croissance, les résultats de l’étude montrent que 9 messages sur 10 sont conformes aux règles de la déontologie publicitaire en matière d’environnement.

Sur les 988 messages publicitaires environnementaux analysés (parmi les 15 698 visuels publicitaires diffusés au cours du premier semestre 2009), 90 % respectent les règles en vigueur, 7 % font l’objet d’un classement en « réserve » parce que certaines règles ne sont pas pleinement respectées sans pour autant porter préjudice à la protection de l’environnement ni au consommateur.

Seuls 3 % font l’objet d’un classement en « manquement », pour non-respect flagrant et sérieux des règles en vigueur. Malgré une amélioration par rapport à l’année passée, la vigilance reste de mise, notamment dans les secteurs des transports et de l’habitat.

Ces chiffres sont en progrès. En mai 2008, l’ADEME avait recensé 12,2% de publicité faisant l’objet d’une réserve et 5,9% pointées du doigt pour « non-respect flagrant et sérieux des règles en vigueur ».

Source : www.ademe.fr/presse


Commentaires

Bonjour
Je me permets de réagir à votre article, car je trouve que son titre est erroné. Vous semblez assimiler le greenwashing à la simple utilisation d’un argument écologique dans une publicité. Or ça n’est pas la définition de ce mot : le greenwashing est l’utilisation ABUSIVE d’arguments écologiques, c’est-à-dire de façon exagérée ou non justifiée. Autant il est regrettable, voir choquant, que des entreprises se vantent d’être “vertes” alors qu’elles ne font pas grand chose dans ce sens, autant il est tout à fait légitime pour celles qui font de réels efforts de pouvoir communiquer dessus sans être taxées de greenwashing.

Katia (non vérifié) le 26/11/2009

@katia,

Personnellement je pense que le propos de frédéric est conforme à ce que vous dites comme en témoigne d’ailleurs ses nombreux articles sur le sujet.

Pour être précis, la définition du greenwashing (source wikipedia) est la suivante :

L’écoblanchiment, éco-blanchiment ou blanchiment écologique est un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc) dans le but de donner à l’opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d’argent a été investi en publicité verte (la couleur verte symbolisant ici l’écologie) qu’en de réelles actions en faveur de l’environnement.

Le terme vient de l’anglais greenwashing. Le Grand dictionnaire terminologique propose le terme français « blanchiment vert». Greenwashing vient de la contraction des mots green, vert et whitewash, littéralement blanchir à la chaux, peut-être avec un clin d’oeil à brainwashing, lavage de cerveau. Il est employé à la fin des années 1980. C’est le titre d’un article paru en mars 1991 dans la revue Mother Jones.

Tristan.Labaume le 26/11/2009

@katia, @Tristan : Tristan, merci pour cette précision sur la définition du greenwashing.

L’étude constate qu’en 2008, 18,1% des publicités ne respectaient pas la réglementation ou étaient litigieuses contre 10% en 2009. C’est un réel progrès.

Cependant, on peut très bien respecter ces règles tout en blanchissant son image. La preuve avec le récent Prix Pinocchio attribuer à EDF : http://www.amisdelaterre.org/Et-les-laureats-des-Prix-Pinocchio,4499.htm…

Pour aller plus loin :
http://www.stopgreenwash.org/

admin le 26/11/2009

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