Volti transforme les agriculteurs en producteurs d’énergie renouvelable

Energie Renouvelable - Volti - hangar agricole et panneaux solaires

C’est le genre de nouvelles que l’on affectionne particulièrement sur GreenIT.fr. Volti vient d’intégrer le Réseau Entreprendre Auvergne. Cette récompense vient saluer « le démarrage en trombe de la Volticulture », la culture du Volt en milieu agricole.

Mais qu’est-ce donc que la culture du Volt en milieu agricole ? Spécialiste du monde agricole, Volti monte, construit et finance des projets clés en main de bâtiments agricoles solaires autofinancés par la revente de l’électricité. Les grandes structures des bâtiments agricoles se prêtent parfaitement à ce type d’installation. « Une centaine d’agriculteurs sont séduits chaque semaine par notre offre de bâtiment agricole photovoltaïque » précise Jérémy Dousson, le responsable du réseau commercial.

Volti évolue au carrefour du monde agricole et des énergies renouvelables en accompagnant les agriculteurs désireux de se diversifier dans la production d’énergie verte. L’objectif est de rendre ces technologies, photovoltaïque aujourd’hui et cogénération demain, à la fois accessibles mais aussi et surtout compatibles avec le milieu agricole.

Le développement des énergies renouvelables est l’un des grands thèmes du Grenelle de l’environnement qui s’est clôturé en septembre 2007. Un objectif chiffré est donné : atteindre plus de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’électricité d’ici 2020. Or, un gros travail reste à accomplir. En effet, nous n’en sommes aujourd’hui qu’à 13,5%, dont environ 90% proviennent des centrales hydrauliques.

Si l’initiative se développe – et on ne voit vraiment pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas - les volticulteurs seront un maillon important des réseaux électriques intelligents (smart grid). Au delà de son aspect plus respectueux de l’environnement, cette production locale d’électricité permet en effet de limiter les pertes en ligne liées au transport de l’électricité.

Après l’agriculture de précision qui repose sur l’utilisation du GPS et d’analyse d’images satellite, la volticulture est bon exemple du potentiel des TIC durables.


Commentaires

Bonjour

meme si l’initiative est louable et intrressante, il y a quand meme un revert : la consommation d’espace naturel

certaines societes sur ce creneau ont tendance à pousser à la consommation en proposant des batiments surdimensionnés. C’est accepté la plupart du temps puisque neutre économiquement

par contre, les espaces agricoles se retrouvent reduits par la surface de ces hangars dont l’agriculteur n’a pas toujours l’utilité sur toute la surface, au detriement de l’espace consacré à l’agriculture

le développement durable est une question d’équilibre.

Laurent

Laurent Godard (non vérifié) le 03/03/2010

Je suis d’accord avec Laurent, le développement durable est une question d’équilibre, mais même sans l’aménagement de hangar surdimensionner par rapport au besoin de l’agriculteur, les agriculteurs perdent déjà des terres arable au profit de promoteur, ce qui est une abération. Je pense que l’initiative de Volti est louable, mais qu’elle devrai être accompagné du soutien de l’état, et pas un soutien frileux comme notre gouvernement sais si bien en faire!

Et puis dans la conjoncture actuel, ou la masse agricole est dénigré et floozé par le gouvernement je pense que pour un agriculteur l’idée d’avoir sa propre ressource électrique propre peut être interessante, un revenu avec la revente du surplu et l’alimentation gratuite de son installation en électricité. Rien que ça pourrais généré un mouvement de masse dans ce milieu et pourrais faire bouger les choses.

Enfin, toujours est il que l’idée est interessante et qu’il faut que des jeunes entreprises continue sur cette voie!

Antoine (non vérifié) le 04/03/2010

Il me semblait que l’électricité photovoltaïque ne pouvait être consommée sur le lieu de production et qu’elle devait légalement être revendue à EDF.

Si c’est bien le cas, alors l’affirmation “Au delà de son aspect plus respectueux de l’environnement, cette production locale d’électricité permet en effet de limiter les pertes en ligne liées au transport de l’électricité.” est fausse (ou partiellement fausse).

Y a-t-il une exception dans le cas des installations photovoltaïques agricoles qui feraient que l’agriculteur pourrait consommer l’énergie qu’il produit, et dont je n’ai pas connaissance ?

Toro (non vérifié) le 04/03/2010

@Toro : l’électricité issue de panneaux solaires peut très légalement être consommée sur place par les particuliers et les agriculteurs / industriels. La seules obligations légales concerne EDF qui doit racheter la part injectée dans son réseau à un prix fixe, largement au dessus de celui du marché.

admin le 04/03/2010

@toro je pense que l’article voulait dire que par exemple pour la Commune X qui se trouve proche de l’agriculteur, l’électricité viendra de chez l’agriculteur plutot que de venir d’une centrale éloignée d’une centaine de kilometres

@laurent
Un hangar est très rarement construit sur une terre cultivée il va souvent, au pire dans une prairie,
et sachez que depuis cette année la construction d’un batiment avec toiture PV doit avoir une utilité justifiée.!
et meme si (en voyant grand) le batiment est surdimensionné de par exemple 500m² ça représente tres peu de surface comparé à un projet comme celui des landes:
300ha déboisé pour installer des panneaux mais c’est EDF qui fait ça alors on dit rien, c’est bien mieux de cracher sur un agriculteur qui “gaspille” quelques centaines de m² (sans arraché un arbre)
pour rappel 300ha = 3 000 000 m² = 3km²
1 grand hangar = 0.1Ha = 1000m²

florent (non vérifié) le 04/03/2010

@florent : je suis d’accord sur les échelles de grandeurs. mais ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs que l’on ne doit pas alerter sur l’urbanisation des terres agricoles générées par ces offres allechantes

si le batiment est utile a l’agriculteur et dimensionné suivant ses besoins, pas de soucis (du moment qu’il se confirme aux regles d’urbanisme de sa commune)

mais attention aux derives initiées par les marchands du temple qui ont un interet financier à ce que le batiment soit plus grand que necessaire (oui, je suis d’accord, ils ne sont pas tous malhonnetes)

Laurent Godard (non vérifié) le 04/03/2010

j’admets m’être un peu emporté, et je suis d’accord qu’il y a eu des abus mais comme je le disais maintenant des règles sont en place pour éviter les abus, ceux qui suivent l’actualité du PV en france le savent , sans rentrer dans les détails en plus du permis de construire et de l’autorisation de l’urbanisme comme tu l’a précisé, il faudra également prouvé l’utilité du batiment.

florent (non vérifié) le 04/03/2010

J’ai un peu de mal à penser que la construction de ce type de bâtiment est économiquement neutre, sinon, quel agriculteur n’aurait pas envie d’aller en ce sens? Pour moi, seule la revente à EDF à un prix largement au dessus du marché peut permettre ce type d’affirmation. Le modèle économique de l’équilibre de EDF sera donc à revoir très rapidement (hausses du tarif de l’électricité pour tout un chacun…..). Je ne suis pas contre favoriser l’énergie verte (encore que…. quid de la dé-pollution des panneaux photovoltaïques en fin de vie ?..et de la pollution engendrée à les construire…). L’énergie verte est bien une somme d’équilibres à trouver !

Anonyme (non vérifié) le 08/04/2010

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