L’impression responsable progresse

Generique - impresssion - imprimante - bouton "print"

Préoccupation environnementale principale des français au bureau, le papier reste LE symbole d’une politique responsable. L’étude menée par l’association Riposte Verte montre que, seuls 5 % des collaborateurs (-2 %) et 9 % des dirigeants (-3 %) interrogés ne connaissent pas du tout les impacts environnementaux du papier (épuisement des ressources naturelles, pollutions, etc.). Malheureusement, connaître n’est pas agir.

Achats
Au moins une organisation sur trois (44-30-19)* n’analyse pas l’évolution de ses achats et n’intègre pas de critère écologique pour le papier « courant ». Ces deux actions forment pourtant la base d’une gestion raisonnée et responsable de papier. Point positif : 97 % choisissent un papier pesant moins de 90 g/m2 (+5 %).

Malgré l’impact des impressions externes, seule une minorité intègre systématiquement des critères environnementaux à leur cahier des charges. Il existe pourtant une multitude d’imprimeurs engagés (chartes Imprim’vert ou Print environnement) et de pratiques d’éco-conception simples : achat de papier recyclé, limitation des aplats, utilisation de formats standards et d’encres végétales, etc.

Usages
En interne, tous les collaborateurs paramètrent une taille de police réduite (12 max) et 90 % déclarent avoir accès à un copieur multifonctions branché en réseau (+3 %). Deux avantages pour ces machines : la fonction recto verso utilisée par 83 % des collaborateurs (+6 %) et la fonction « 2 pages en 1 » utilisée par 36 % d’entre eux (-4 %).

Lorsque des actions de sensibilisation sont menées, elles sont, dans l’ensemble, inappropriées. L’affichage (54 %) (+23 %) et l’envoi de courriels (43 %) (+16 %) sont des solutions faciles et peu coûteuses mais largement insuffisantes. Elles seraient à compléter par de la formation, proposée à seulement une personne interrogée sur trois (+16 %).

Recyclage
Après avoir réduit ses consommations et réutilisé le papier semi-usagé, tout acteur responsable doit faire valoriser ses déchets papier. Manifestement, une prise de conscience s’opère puisque 64 % des répondants assurent sensibiliser leur personnel aux écogestes (+9 %). Reste donc un tiers des collaborateurs qui déclare n’avoir jamais été sensibilisé sur l’impact de ses pratiques quotidiennes au bureau !

Conclusion
S’il apparaît que, pour l’ensemble des organisations du panel, la prise de conscience des impacts environnementaux générés par le papier (production, transport, usage…) progresse, nombre de pratiques restent contraires au bon sens. Pourtant, les solutions (connues) existent aussi bien pour l’usage interne que pour la communication externe. Mais trop peu sont appliquées.

Pour la mise en œuvre d’une politique responsable, on constate d’ailleurs que la taille de l’organisation n’est pas un frein. Si les résultats des trois catégories (TPE/PME /+ de 250 collaborateurs) sont généralement proches, les trois écarts significatifs relevés sont toujours en faveur de la plus petite (choix de papier responsable, suivi des achats, utilisation de bannettes de récupération).

Une évolution positive est tout de même à noter : l’implication croissante des collaborateurs au travers d’actions de sensibilisation, voire de formations, sur le sujet.

Ainsi, cette étude confirme, comme en 2010, la nécessité de renforcer les moyens alloués à la conduite du changement et à la mise en place d’une politique formalisée : gouvernance dédiée, diagnostic de fonctionnement, plan d’actions prioritaires, objectifs et indicateurs de suivi, etc.

* Les baisses et les augmentations font références aux données récoltées lors de la même étude menée en 2010.
** Lorsque les écarts sont significatifs, les données sont différenciées pour les trois tailles d’organisations étudiées (TPE / PME / + de 250 collaborateurs). Les trois pourcentages sont donnés dans cet ordre entre parenthèses.

Source : www.riposteverte.com


Commentaires

Dans mon utilisation quotidienne au bureau, je partage le constat qu’une imprimante multi-fonctions en réseau permet de réduire son impact : impression en recto/verso.

Un autre point intéressant pour ce qui est du recyclage au bureau (s’il est en place dans votre entreprise). Disposez vos feuilles usagées à plat sans les froisser dans vos bacs de tri (sans faire de boulette de papier). Cette astuce permet de réduire leur volume une fois dans la benne, et de réduire le nombre de rotations (enlèvements) par le prestataire : donc moins de carburant et de CO2 rejeté au final. A petite échelle, le bénéfice n’est pas franchement visible, mais dans les entreprises de plus grande taille, cette pratique devient intéressante.

Mickael (non vérifié) le 09/07/2012

au moins il y en a qui se préoccupe de l’avenir de la planète

redsnow (non vérifié) le 09/07/2012

@Mickael : excellente remarque, d’autant que la collecte de papier bureautique commence à s’organiser. J’ai même un client à qui cela rapporte de l’argent. La seule contrainte est effectivement de collecter le papier bureautique usagé à plat dans des corbeilles “bannettes” spécifiques.

admin le 10/07/2012

@Fred : merci pour la reprise de l’étude

@Mickael
” A petite échelle, le bénéfice n’est pas franchement visible, mais dans les entreprises de plus grande taille, cette pratique devient intéressante. ”

Sachant que, en France, 3 actifs sur 4 travaillent en milieu tertiaire et que plus de 90 % des entreprises sont des TPE/PME, si l’effet n’est pas “franchement visible” lorsqu’elles agissent, il est franchement important et facilement imaginable.

Un (dernier) petit rappel : au bureau, seuls 20 % des papiers sont recyclés donc c’est une pratique à généraliser au plus tôt. surtout que la filière est bien organisée.

Cyril

PS A la maison, le taux de recyclage du papier n’est que de 40 %…

RIPOSTE VERTE (non vérifié) le 10/07/2012

@Cyril : merci pour tes précisions et +1 sur les petits ruisseaux qui font des grands fleuves.

admin le 10/07/2012

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.