La réduction de consommation électrique du parc informatique : un axe majeur pour le GIE « Enjeu energie positive »

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Le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif de généraliser la construction de bâtiments à énergie positive dès 2020. Pour se préparer aux directives réglementaires qui découleront de cet objectif et notamment aux étapes intermédiaires sur les bâtiments basse consommation, le GIE « enjeu énergie positive » qui regroupe des acteurs industriels a mis en place des groupes de travail destinés à partager leur savoir et leurs recherches. Les axes de d’étude du GIE portent sur la bureautique, l’éclairage, la restauration, la performance énergétique et le comportement. Pour chacun d’eux, il est établi un état de l’existant ainsi que des axes d’études et d’améliorations.

Considérant que le secteur du bâtiment est historiquement très énergivore, avec 43% de la consommation d’énergie en France et 21% de la production de CO2 (*), il apparait d’autant plus important pour ce secteur de mettre en place des plans d’actions concrets.

Dans un bâtiment de référence classique du GIE, le modèle analysé fait ressortir la répartition de consommation électrique suivante :

consommation actuelle

  

  

  

  

  

  

  

  

 (*)

  

Dans un bâtiment basse consommation, le modèle analysé fait ressortir les répartitions de consommations suivantes :

Consommation cible

  

  

  

  

  

  

  

  

 (*)

Rapporté a la surface occupée, un bâtiment classique consomme 250 kwh / m² / an et la bureautique consomme 30 kwH / m² / an. Il est important de noter que ces chiffres sont significativement dépendants des comportements et de l’activité de l’entreprise. De fait, le nombre de collaborateurs a donc un impact non négligeable sur ces ratios (Oserais-je dire qu’avec aucun collaborateur on diminue très significativement la consommation ?)

Les 2 chantiers principaux sont ainsi essentiellement constitués des PC et des impressions, puisque le GIE vise à réduire de 70% la consommation des postes de travail et de 50% celle des imprimantes. Dans la mesure où la consommation du parc audiovisuel est relativement importante ici, on peut même considérer que des sociétés faisant moins appel à ce type de technologies soient proportionnellement encore plus favorisées par la réduction de la consommation électrique du poste de travail.

Ainsi pour aboutir à ces objectifs on notera les 3 étapes principales d’un projet Green IT de ce type :

  • Mesurer et connaitre sa consommation
  • Agir sur les technologies
  • Sensibiliser les utilisateurs pour changer les comportements

  

(*) source GIE Enjeu Energie positive 2009


Commentaires

En complément du très bon article de Tristan : un des premiers brevets déposé par le GIE est un outil web de simulation, appelé ConsoTIC, permettant de mesurer la consommation énergétique de la bureautique dans un bâtiment, ainsi que les émissions de CO2 associées (en global ou en kg/m2).
Cet outil devrait être mis en ligne ultérieurement et être enrichi par l’arrivée d’Intel dans le GIE.
La fiche qui décrit l’outil : http://www.enjeu-energie-positive.com/telechargements_GIE/Fiche_bureauti…

TRudowski le 23/11/2009

@TRudowski : cet outil a t-il pour vocation à pouvoir être exploité de manière internationale ? ou uniquement sur le territoire Français ? (j’entends par là la conversion des KwH en équivalent CO2)

cependant j’ai un peu de mal à comprendre le lien entre surface de bâtiment et consommation de l’informatique. Lorsque l’on parle de bâtiment basse consommation avec des KwH/m² il s’agit de surface a chauffer il me semble, j’ai du mal a comprendre comment on peux définir la consommation informatique sur une surface de bâtiment…

Marc BOITEL (non vérifié) le 23/11/2009

@marc : Ici il ne s’agit pas de la surface à chauffer mais simplement du ratio de ce que consomme l’informatique divisé par le nombre de m². C’est ainsi très significativement lié à l’activité de l’entreprise puisque pour une même surface utilisée, par exemple pour un entrepot ou à l’extrême pour un datacenter, le ratio ne sera pas du tout le même.

A titre d’info, pour un datacenter, on parlerait d’ailleurs plutot de 17000 kwh /m²/ an… Ce ratio a ainsi plutot pour intérêt de donner un ordre de grandeur pour des structures qui ont l’habitude de raisonner en proportion de la superficie.

Dans le cas de l’informatique je pense qu’il est plus pertinent de raisonner en consommation par collaborateur (tout au au moins concernant le poste de travail) pour avoir un étalon représentatif.

Tristan.Labaume le 23/11/2009

@TRudowski : En attendant la version web, le simulateur ConsoTIC est déjà disponible en téléchargement en version excel ici : http://www.enjeu-energie-positive.com/telechargements_GIE/catalogue/data…

FLohier le 23/11/2009

@Tristan: Merci pour cet éclaircissement, effectivement cette méthode de calcul n’est pas vraiment adaptée pour l’informatique, puisque trop dépendant de l’activité d’une entreprise et donc ne peux être exploité dans une étude comparative à l’instar des bâtiments (BBC vs non-BBC par exemple). Si je devais calculer ma consommation informatique en fonction de la surface de mon logement, je serais dans le top ten des plus inefficaces :-)

Marc BOITEL (non vérifié) le 23/11/2009

@Fréd (Lohier) : merci pour le lien vers le fichier xls, je vais regarder ça.
@Marc et Tristan : merci pour le débat que j’ai lancé involontairement… Je vous donnerai mon avis après analyse du fonctionnement de l’outil.

TRudowski le 23/11/2009

Merci Tristan pour cet article.
Je suis très impressionné par le pourcentage des impressions (44 % et 34 %) alors qu’il y a normalement très peu d’imprimantes rapporté au nombre de postes de travail dans un bureau … enfin normalement.
Pour les postes de travail, j’ai une solution simple pour réduire la conso éléctrique … passer aux clients légers (5 W au lieu de 120)/

Laurent (non vérifié) le 23/11/2009

un des premiers brevets déposé par le GIE est un outil web de simulation”

Étant donné que nous avons aujourd’hui la preuve de l’inutilité et de l’impact très négatif des brevets logiciels (et des brevets en général) sur l’innovation, on peut se demander pourquoi le GIE a déposé un tel brevet…
Heureusement, les brevets logiciels sont encore illégaux en Europe.

Olivier111 (non vérifié) le 26/11/2009

Bonjour à tous,

Je connais une jeune Start-up qui ont entre les mains un logiciel exeptionnel.

En effet il permet de réduire de plus de 50% la consommation des postes de travail.

Ce logiciel s’appelant Avob régule en temps réel la puissance de calcul du processeur en fonction du besoin applicatif de l’utilisateur et donc sans impact sur l’usage de la machine. Mais un fort impact sur l’environnement!

Bien à vous,

Volpi (non vérifié) le 18/05/2010

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