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Vers une généralisation de la taxe carbone

Lundi 22 juin, le Président de la République (Nicolas Sarkozy) s’exprimait devant le congrès. Après avoir brossé, à demi-mots, un constat alarmant de la situation économique de la France : « La crise n’est pas finie. Nous ne savons pas quand elle se terminera. ».

Remise à plat du système dans son ensemble

Il a plaidé pour une remise à plat du système dans son ensemble : « Une crise d’une telle ampleur appelle toujours une remise en cause profonde. On ne peut pas assister à une catastrophe pareille sans remettre en cause les idées, les valeurs, les décisions qui ont conduit à un tel résultat. En nous obligeant à tout remettre à plat, en ébranlant les dogmes et les certitudes, la crise nous rend plus libres d’imaginer un autre avenir. Mais qui ne voit que la crise mondiale crée de nouveau des circonstances favorables à cette aspiration française à mettre l’économie au service de l’Homme, et non l’inverse. Tout nous y ramène : la crise économique, la crise sociale, la crise écologique. »

Généralisation de la taxe carbone

Outre la disparation de la taxe professionnelle et le lancement d’un emprunt d’état (preuve que les caisses sont désespérément vides), le Président veut généraliser la taxe carbone : « C’est avec la même détermination que je souhaite que l’on aille le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail. C’est un enjeu immense. C’est un enjeu écologique. C’est un enjeu pour l’emploi. »

Les directions informatiques bientôt en première ligne

A ce rythme, les décisions du Grenelle 1 (notamment « bilan carbone » de toutes les entreprises de plus de 250 salariés d’ici 3 ans) pourraient entrer en application plus tôt que prévu. Les entreprises minimisent malheureusement ces déclarations. Pourtant, elles impacteront rapidement leur activité et leurs finances.

La généralisation de la taxe carbone va imposer aux entreprises de mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre et notamment de CO2. Pour les mesurer, les suivre et les réduire dans le temps, elles auront nécessairement besoin d’outils logiciels. Nous vous avons déjà présenté un certain nombre d’entre eux ainsi que les évolutions des éditeurs de progiciels : Microsoft, Logica, SAP, etc.

D’autre part, la généralisation de la taxe carbone dans le monde semble inéluctable. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont déjà lancé ce chantier. La compétitivité passera donc à terme par la capacité de l’entreprise à minimiser son imposition carbone, donc par une forme de sobriété carbone. Dans de nombreux domaines – smart grid, greenbuilding, et déplacements professionnels par exemple – les Technologies de l’information et de la communication (TIC) jouent incontestablement un rôle clé.

L’autre approche consiste à pratiquer une forme de sobriété numérique, c’est à dire à réduire ses besoins en TIC et / ou à la concentrer sur les besoins essentiels, dans le même état d’esprit que la low-tech.

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Frédéric Bordage

Expert Green IT et numérique responsable, j'ai créé GreenIT.fr en 2004 et lancé les sujets de l'éco-conception logicielle en 2009, puis de la conception responsable de service numérique en 2013. Je conseille des organisations privées et publiques sur ces sujets. Et anime, en plus de GreenIT.fr, le Club Green IT et le Collectif Numérique Responsable.

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