WattImpact.com compense les émissions de votre site web

Watt Vallue - WattImpact.com

J’étais passé à côté. Meacupla. Watt Value vient de lancer www.WattImpact.com. Kesako ? Ce service en ligne propose aux entreprises qui ont un site web de compenser son impact environnemental en achetant des certificats RECS (Renewable Energy Certificate System), le système européen de certification de l’énergie renouvelable.

A défaut de récupérer la consommation réelle des serveurs, Watt Value estime la dépense énergétique en fonction de plusieurs paramètres dont le nombre de pages vues. Il propose ensuite à ses clients un abonnement mensuel de 2,99 euros HT et jusqu’à 1.199,88 euros HT pour une année.

Qu’obtient-on en contrepartie ?
- pour chaque kWh certifié 1 centime d’euros est reversé à des entreprises gérant des projets en faveur des énergies renouvelables électriques,
- le site web peut afficher la pastille « site électriquement vert ».

Qu’en pensez-vous ?


Commentaires

J’avais déjà vu un système de compensation similaire qui certifiait les site web “vert”, le logo était une sorte de mini ventilateur vert ou une feuille (je sait plus vraiment désolé).

Sur le fond le système se comporte comme la compensation carbone qui est une solution de dernier recours si rien d’autre ne peux être fait pour réduire ses émissions de GES (sous entendu que ça ne doit pas se substituer à la réduction direct des GES) mais ici en finançant des énergies propres.

Après c’est la question de l’éternel problème de savoir si c’est pour la bonne conscience ou non….

Après on pourrait analyser le type d’énergie verte, sa provenance car il peux y avoir des mauvaises surprises (plus de solaire et éolien = plus de centrale a charbon et gaz… oui oui ça parait bizarre mais c’est prouvé)

Globalement il vaux mieux ça que rien du tout.

Marc BOITEL (non vérifié) le 05/05/2009

Ça reste du business, d’où le principe de la pastille pour pouvoir se donner une image écologique…
le système me fait étrangement penser au clergé qui proposait d’expier ses pechés contre de l’argent.

Comme l’a dit Marc c’est mieux que rien mais pour moi ça reste toujours du foutage de gueule, un peu trop dans l’air du temps depuis plusieurs mois.

Jaredowens (non vérifié) le 05/05/2009

Je trouve ce service très intéressant, surtout par son approche globale de l’empreinte d’un site web. Il ne se focalise pas seulement sur l’hébergement mais prend aussi en compte les postes clients des visiteurs et le réseau.

Alors bien sûr ça reste une entreprise à but lucratif dont l’objectif prioritaire est naturellement de faire de l’argent et c’est pourquoi il faut rester vigilant.

A mon avis, le point sur lequel il faut être particulièrement regardant c’est la transparence de l’entreprise afin de s’assurer que la majeure partie de l’argent qu’on verse serve effectivement à compenser l’empreinte du site web.

Et d’ailleurs j’aimerais bien avoir une idée de la marge effectuée par WattImpact.

FLohier le 05/05/2009

En tant que chef d’entreprise dans l’environnement, je les ai rencontrés au salon Planète Durable. D’emblée, j’ai été moyennement convaincu par ce type de prestation: on s’achète une bonne conscience, sans être accompagnée du moins critère incitatif (ex. partenariat avec un hébergeur plus écolo…). Aucune norme, ni même charte à respecter, juste une pastille qu’on achète sur le critère du nombre de pages vues… c’est un peu trop léger à mon goût et flaire un peu trop le business-qui-surfe-sur-la-vague-verte.

Mais dans les 72h qui ont suivi notre rencontre, j’ai eu le droit à leur dossier complet, 2 coups de tel + un mail. Là, franchement, ça m’a agacé d’autant que j’avais dit d’emblée au salon que ça ne m’intéressait pas pour l’instant.

Et comme il n’y a pas marqué pigeon sur mon front…
 :-)

Anonyme (non vérifié) le 05/05/2009

Il y a aussi ActionCarbone pour compenser ses émissions : http://actioncarbone.org/

Anonyme (non vérifié) le 05/05/2009

Attention à ne pas tout confondre et à bien différencier un produit neutre en CO2 ET un produit de compensation CO2. L’électricité verte est bien un produit neutre en CO2. L’acheteur d’électricité verte s’approprie une production électrique d’origine renouvelable garantie (grâce aux certificats), de faible impact sur l’environnement, sans émission directe de CO2 mais aussi parfaitement identifiable (dans l’esprit du Bio appliqué à la question énergétique).
On rappelera aussi que le volume potentiel total de certificats en émission est limité par la quantité d’électricité renouvelable effectivement produite (environ 70 TWh par an pour la France), bien loin des objectifs ambitieux de développement d’électricité verte… On ne pourrait donc pas servir tout le monde !!!
Pour finir, je m’étonne encore de certains commentaires injsutifés, de préjugés déplacés sous pretexte que l’initiative Watt Impact soit privée, pas vraiment constructif pour faire avancer les choses dans le bon sens, ni pour contribuer au changement urgent des mentalités.
Cordialement,
 JS

JS (non vérifié) le 05/05/2009

@JS : Merci pour la mise au point Compensation / Neutralisation. C’est indéniablement très différent. D’ailleurs Action Carbone cité au dessus est bien un opérateur de compensation qui investit dans des projets qui réduisent ou absorbent les émissions de CO2.

J’émets tout de même une réserve sur “L’électricité verte est bien un produit neutre en CO2. Produire et gérer des éoliennes/panneaux solaire/barrage hydroélectrique/ etc… n’est pas neutre en CO2.

De plus, outre la consommation électrique des serveur, routeurs et postes clients, l’activité des personnes qui travaillent derrière émet aussi du CO2 (transport, chauffage, etc…).

Donc si on veut aller au bout de la démarche, l’achat de certificats d’électricité verte est complémentaire à l’achat de certificats de compensation CO2.

on s’achète une bonne conscience, sans être accompagnée du moindre critère incitatif (ex. partenariat avec un hébergeur plus écolo…). Aucune norme, ni même charte à respecter”

Effectivement, avant de s’approvisionner en électricité “verte” il faut d’abord s’assurer de consommer le moins possible. Et là, le partenariat avec un “hébergeur vert” et/ou l’adoption d’une charte devient très pertinent.

juste une pastille qu’on achète sur le critère du nombre de pages vues…”

Justement, je trouve qu’il devrait y avoir plus de transparence sur ce point. La partie consacrée à la méthodologie de calcul me semble un peu légère et on aimerais en savoir plus.

Par exemple, quelle valeur a été retenue pour la puissance moyenne du serveur ou des postes clients et sur quelle base ?

Ensuite, pourquoi avoir pris comme seule variable clef le nombre de pages vues par mois ? La durée d’affichage de chaque page me parait aussi importante et elle peut être très différente selon les sites web.

Peut-on avoir plus d’informations sur le calculateur ? Par exemple, necessite-il l’installation d’un tracker sur chaque page du site ?

Concernant les différents packs. Si je comprend bien, le pack basic correspond à 1 certificat (1MWh) et celui-ci est indivisible (si on veut rester conforme au RECS).
Les packs Trafic et Pro sont en fait des prix de gros (par 10 et par 40 certificats).

Ce qui m’amène aux tarifs : pourquoi présenter des tarifs mensuels alors que les pack sont “payable intégralement à la commande” sur les 12 mois ?

Pour information, selon l’article RECS sur Wikipédia, un certificat vert se négociait entre 5 et 90$ (moyenne de 20$) en 2006 et se négociait entre 4 et 56$ en mai 2008

Pour aller plus loin :

Le site du RECS (Renewable Energy Certificate System)
Présentation du système RECS par l’Observ’ER, l’institut français d’émission de certificats verts (PDF)
Analyse du système RECS par P. Menanteau, LEPII-EPE, CNRS / Université de Grenoble (PDF)

FLohier le 06/05/2009

Bonjour,
Pour ma part, j’utilise un service américain : Co2stats, pour mon blog personnel (www.arnaudmeunier.com). Je paye environs 10 dollars par mois pour la consommation de mon site.
D’un côté, je suis persuadé de l’intérêt de ce type d’initiatives car cela nous rappelle que nos sites web ne sont pas si verts qu’on le laisse parfois croire. Cela me donne conscience de l’impact et je paye une contrepartie. Seul hic, c’est que je ne sais pas en effet comment dimimuer mon impact carbone. Mais je pense que cela n’est possible qu’à la condition de gérer son serveur soi-même.

Le seul point qui me chagrine un peu, c’est la légitimité de Co2stats. Honnêtement, je m’interroge sur l’utilisation réelle qui est faite de mon argent. Est-ce que je donne de l’argent pour ma bonne conscience à quelqu’un d’honnête ou pas ?

L’idéal serait de pouvoir payer une appli que l’on installe sur son serveur web pour mesurer l’empreinte écologique de son site et ensuite choisir auprès de qui on paye la taxe carbone correspondante.

arnaud (non vérifié) le 07/05/2009

[...] y a quelques jours, Fred abordait le sujet de la compensation des émissions de CO2 des sites web à l’occasion d’un [...]

Acteurs › Google compense son CO2 › Gr (non vérifié) le 22/05/2009

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