80% du parc de serveurs est-il obsolète ?

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Un serveur à deux processeurs actuel a quinze fois la puissance d’un serveur de gamme équivalente sorti en 2005, à prix égal, et sa consommation énergétique est inférieur de 8%. Ces serveurs obsolètes, dont le ou les processeurs n’ont qu’un seul cœur, constitueraient 80% du parc installé.*

Cet argument est répété sans relâche par les pro-virtualisation. Doit-on encourager les gestionnaires de data-centers à remplacer leur parc de serveurs ? Doit-on se positionner uniquement sur le critère de la consommation électrique ? Avez-vous des retours d’expérience plus nuancés ?

Voici un des rares témoignages que j’ai peu trouvé sur le sujet :
http://www.zdnet.fr/actualites/it-management/0,3800005311,39503878,00.ht…. Il démontre que si la facture électrique diminue, l’investissement initial reste important. De plus du point de vue écologique, les serveurs remplacés sont toujours autant de déchets à gérer.

* Lu dans 01INFORMATIQUE n°2035 du 14 avril 2010.


Commentaires

Historiquement, les serveurs ont toujours été très largement sous-utilisés, sauf les mainframe qui étaient des pionniers de la virtualisation.

Améliorer le rendement des serveurs est un axe majeur d’économie d’énergie et surtout d’économies au sens large (moins de serveurs, moins de maintenance, moins de surface d’hébergement, moins le licences logicielles…). D’où l’intérêt de la virtualisation qui permet en moyenne un meilleur taux d’utilisation. Mais ça n’est pas si simple : coût d’ingénierie très élevé, coût des licences logicielles excessif sur environnements virtualisés (Oracle par exemple, pourtant très gros éditeur, n’a toujours pas de modèle de facturation adapté à la virtualisation), environnements virtuels non supportés par la plupart des services clients des éditeurs (désolé, je dois encore citer Oracle qui quand vous avez un problème sur une machine virtuelle, vous oblige à reproduire le problème sur une machine physique pour daigner vous répondre), et toutes les topologies d’applications ne sont pas virtualisables, et moult problèmes techniques sont liés à cette couche supplémentaire.

Bref, si une volonté de virtualisation existe maintenant de manière majoritaire, les problématiques techniques ralentissent considérablement la transition… Et les entreprises investissent peu pour les résoudre ces temps-ci…

Nevo (non vérifié) le 20/05/2010

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