Quel est l’impact du retraitement des déchets électoniques (DEEE) dans les pays émergents ?

DEEE - étude d'impact environnementale - cover

Une récente étude internationale s’alarme des niveaux de pollutions tout en constatant que quelques techniques simples à mettre en place limiteraient considérablement les risques sanitaires pour les travailleurs et les populations attenantes.

Titre de l’étude : A review of the environmental fate and effects of hazardous substances released from electrical and electronic equipments during recycling: Examples fromChina and India

Résumé : With the increasing global legal and illegal trade of waste electrical and electronic equipment (WEEE) comes an equally increasing concern that poor WEEE recycling techniques, particularly in developing countries, are generating more and more environmental pollution that affects both ecosystems and the people living within or near the main recycling areas. This review presents data found in the scientific and grey literature about concentrations of lead (Pb), polybrominated diphenylethers (PBDEs), polychlorinated dioxins and furans as well as polybrominated dioxins and furans (PCDD/Fs and PBDD/Fs) monitored in various environmental compartments in China and India, two countries where informal WEEE recycling plays an important economic role.

Although the data presented are alarming, the situation could be improved relatively rapidly by the implementation of more benign recycling techniques and the development and enforcement ofWEEE-related legislation at the national level, including prevention of unregulated WEEE exports from industrialised countries.


Commentaires

Comme le dit “l’abstract” du rapport, les solutions à ces pollutions des régions et des personnes sont moins dans les techniques elles-mêmes que l’édiction et le renforcement des lois nationales relatives aux DEEE, notamment le contrôle et l’interdiction des exports sauvages des DEEE de la part des nations industrialisées…
Ça vient petit à petit, c’est loin d’être encore acceptable.

A propos d’export de DEEE hors CE, l’ADEME indique :
“L’export de DEEE en dehors de l’Union Européenne est réglementé par la Convention de Bâle, de laquelle la France est signataire (Les Etats Unis n’ont par contre pas ratifié cette convention). Ceci afin d’éviter le transfert de déchets vers des pays en voie de développement ne respectant pas les mêmes conditions d’élimination.
Cependant, l’export d’équipements électroniques en vue de leur réutilisation reste autorisé puisqu’il s’agit de marchandise ; certains flux suivent donc cette voie.
Certains opérateurs peu scrupuleux pratiquent cependant l’export de DEEE : cela reste des pratiques limitées et sanctionnées par la loi.”
Une sacrée passoire, quand même, et puis reste à voir en quoi consistent ces sanctions quand elles sont applicables, j’ai peur qu’elles ne soient pas (encore) suffisamment dissuasives.

La conclusion évoque aussi d’intégrer/interfacer les traitements “informels” (disons sauvages) de ces DEEE aux filières industrielles de récupérations sur place…

Mouais… On parle de la Chine, le royaume de la démerde aujourd’hui et du chacun pour soi.

Guiyu, un des “hauts centres” du démantèlement à l’arrache de Chine, est mentionné dans le document, quelques belles photos de ce à quoi ça ressemble

Guiyu blues (non vérifié) le 15/03/2010

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