Le secteur informatique se mobilise autour du CO2

Syntec - Livre Vert - systèmes de "management de gaz à effet de serre

Préfacé par Chantal Jouanno, celui constitue une prise de position assez intéressante sur l’intérêt, voire la nécessité, de mettre en place dans les entreprises des systèmes de mesure, de pilotage, de contrôle et de suivi des impacts environnementaux. Il traduit ainsi la prise de conscience (enfin pourrait-on dire) des acteurs de l’informatique sur l’utilité de solutions informatiques dans le pilotage du développement durable.

Loin d’être un catalogue publicitaire (aucun nom de solution n’est cité dans ce livre vert), il s’agit plutôt d’un document expliquant les intérêts, le retour sur investissement et les apports fonctionnels des solutions de Carbon Emission Management System (CEMS). Eclairé par une sélection de retours d’expériences, le livre souhaite sensibiliser les DSI pour qu’ils anticipent les évolutions réglementaires (Grenelle 2,…), comprennent qu’il s’agit aussi d’un enjeu de performance économique et de rentabilité à long terme et que le sujet ne fait que démarrer, la mesure de la biodiversité, par exemple, commençant déjà à pointer le bout de son nez.

Rappelons que, selon certaines prévisions (Pike Research) le marché des outils de émissions de carbone pourrait passer de 300 millions d’euros en 2009 à environ 3 milliards de dollars en 2017. Cela donne une perspective du marché pour l’ensemble des acteurs impliqués : éditeurs, intégrateurs, société de conseil/ bureau d’études.

Le livre vert est accessible directement depuis le site Syntec ou via le site web de Zen’to, qui a copiloté l’écriture de ce livre vert : http://www.zento.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=bl…

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Article écrit par Laurent Molinari, co-fondateur de Zen’To.


Commentaires

Encore un beau livre “vert” marketing. Je pensais que sur GreenIT.fr, les auteurs étaient indépendants. Quel est l’apport de ce white paper par rapport à nos connaissances existantes sur le sujet ? Franchement, je ne vois pas…

Anonyme (non vérifié) le 12/07/2010

A l’auteur du commentaire anonyme remettant en question l’apport du livre vert: l’idée n’est pas de vous apporter à vous, qui êtes vraisemblablement un expert du sujet, quoi que ce soit, mais comme le dit l’article de sensibiliser les DSI à l’enjeu du management des gaz à effet de serre; ou encore d’offrir une synthèse quant à l’état de l’Art de la comptabilité carbone.
Effectivement, si les DSI (nombreux) qui lisent déjà greenIT.fr sont a priori déjà largement avertis, nombreux aussi sont ceux qui (encore) réduisent le développement durable à leur facture d’électricité.
Cet article a pour objet de contribuer, à travers le meilleur média sur le sujet du GreenIT dans le monde francophone, à diffuser l’existence de solutions ROIstes sur le management des gaz à effet de serre au plus grand nombre de donneurs d’ordres.
Ensuite, la rédaction du livre vert était bénévole, ouverte et collaborative, vous auriez tout aussi bien pu être des nôtres (et le bienvenu qui plus est) si membre du Syntec Informatique.
Et puis, en matière de communication, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Jeremy Fain (non vérifié) le 12/07/2010

@Anonyme : autant le livre vert du Syntec Informatique sur la dématérialisation était une mascarade, autant celui-ci est un bon état de l’art. Je connais quelques-uns des auteurs, ce sont réellement des spécialistes du sujet.

Effectivement, les auteurs n’expliquent pas comment transformer le CO2 en oxygène… L’apport n’est donc qu’une synthèse de plus, mais une très bonne synthèse et la plus à jour disponible. C’est déjà pas mal !

admin le 13/07/2010

Bonjour,
Pourquoi le livre vert sur la demat était une mascarade ?
Et le livre vert sur le télétravail, une mascarade également ?

autre (non vérifié) le 13/07/2010

@autre : le livre vert sur la démat est une mascarade car les auteurs dématérialisent les documents papier (ils comptabilisent les effets positifs pour l’environnement en tonne de CO2 non émises) mais oublient complètement de re-matérialiser l’impact négatif (empreinte environnementale) sur l’environnement du nouveau support de cette information. Cette comptabilité unilatérale est pour le moins étrange.

Les octets sont tout sauf virtuels. On les stockent dans des mémoires et sur des supports magnétiques. On les transporte sur des réseaux filaires et en fibre optique. On y a accède (lecture, création, modification) via des ordinateurs, des écrans, des claviers, etc.

Deux solutions : soit les experts du Syntec qui ont écrit ce livre vert sur la dématérialisation ne sont pas des experts. Soit ils sont volontairement partiaux : on appelle cela du greenwashing. Cf : http://www.greenit.fr/tag/greenwashing

Le livre vert sur le télétravail ne prenait pas du tout en compte les effets rebonds qui peuvent être très importants. Je ne remets pas en cause le travail sur le livre vert sur le management des GES.

admin le 14/07/2010

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