Green Patterns : IBM démontre un effet de levier de 100 !

Generique - algorithme

2011 commence dans quelques heures. L’occasion de prendre de bonne résolutions et d’arrêter de coder avec nos pieds !

Il y a quelques mois, lors de la “Society for Industrial and Applied Mathematics conference”, les chercheurs d’IBM ont démontré qu’ils étaient capables de lire 9 To de données et de les valider en moins de 20 minutes en consommant seulement 700 kWh.

Selon IBM, c’est 100 fois plus rapide que les meilleurs algorithmes actuels et cela représente 1% de l’énergie actuellement dépensée pour la même opération.

Autrement dit, en faisant un effort pour améliorer l’algorithmie des logiciels existants, nous pouvons multiplier leur performance et diviser leur consommation électrique par des facteurs 10 !

C’est un point crucial car les économies d’énergie du système d’information et l’allongement de la durée de vie des matériels passent inévitablement par l’optimisation de la couche logicielle et par une meilleure gouvernance des données et des applications.

Nous vous démontrions récemment qu’il faut 70 fois plus de mémoire vive pour écrire le même texte qu’il y a 12 ans !

Cette inflation est-elle justifiée ? Non : car nous n’écrivons pas plus vite nos textes ou nos courriers électroniques avec Windows 7 qu’avec Windows 2000. Et je doute fort que l’effet « glossy » introduit par Windows Vista et ses multiples alertes augmentent la productivité des salariés. Bien au contraire.

Cette situation n’est ni économique, ni respectueuse de l’environnement. Pour mener une politique Green IT efficace, la DSI doit inverser le rapport de force avec ses fournisseurs. Nombre d’entre-elles l’ont déjà fait en refusant de migrer vers Windows Vista. Ainsi, elles ont allongé le cycle de vie de leurs postes de travail de 1 à 2 ans en attendant Windows 7. C’est un excellent début !


Commentaires

Excellent ! Je propose une rebellion face au surdéveloppement des applications qui nous imposent plus que ce dont nous avons besoin !

Serena (non vérifié) le 31/12/2010

Il est certain que sur tout projet informatique, en mettant un très large focus sur l’analyse et l’algorithmie plutôt qu’à s’acharner à “pondre du code” frénétiquement pour tenir des délais improbables, on parviendrait à monter des softs efficaces et certainement plus économes.

Mais le nerf de la guerre reste le nerf de la guerre.
Se payer un expert en algo, un champion de la modélisation et les outils adéquats pour ensuite prendre le temps de conduire une réelle analyse de performance et d’anticiper les goulots d’étranglement, ça à un coût - initial - supérieur par rapport aux classiques méthodes “on-y-va-à-fond”, “on-fait-une-verrue-sur-l-existant” ou “sous-traitons-à-bangalore”.

Denis Meudec le 07/01/2011

@Denis : je suis 100% en phase avec ton constat. Mais un effet de levier de 100 c’est gigantesque, surtout pour du code côté serveur.

Ce que j’essaie de démontrer dans cet article c’est qu’avant de virtualiser à tout va et de racheter des serveurs, il est certainement possible de passer ses dev en revue en se posant 2 ou 3 bonnes questions d’architecture.

La virtualisation et l’ajout de machines toujours plus efficiente ne compensera jamais l’inflation des besoins en ressource d’un code de plus en plus mal développé…

admin le 07/01/2011

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.