Les entreprises belges ne croient pas au Green IT

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Où en sont nos voisins belges et luxembourgeois en matière de Green IT ? C’est à cette question que répond une enquête en ligne menée par l’entreprise canadienne Aastra, spécialiste des infrastructures de communications unifiées, auprès de 82 entreprises entre avril et septembre 2011 sur le site www.aastragreensmeup.eu.

60 % des entreprises n’ont aucune idée de leur empreinte écologique, mais la majorité est sensible à ce sujet. Si 3 entreprises sur 4 estiment que le Green IT est important ou très important, deux constats s’imposent. D’une part, la moitié des PME ne connaissent pas cette démarche. D’autre part, parmi les entreprises qui connaissent le Green IT, seulement 38 % prendront des mesures informatiques favorables à l’environnement d’ici deux ans.

Quelle que soit la taille de l’entreprise, les motifs qui poussent à agir et à réévaluer la politique informatique sont identiques. La moitié des répondants le font dans une optique de responsabilité sociétale, mais la principale raison (77 %) reste une utilisation plus rationnelle de l’énergie, une ressource considérée comme rare et chère. 60 % des entreprises interrogées estiment d’ailleurs qu’il s’agit du principal avantage du Green IT. Toujours sur le périmètre du Green IT 1.0 (Green for IT), 41 % des entreprises estiment que la diminution de la quantité d’équipements grâce à la virtualisation est un atout. Nos voisins belges et luxembourgeois sont donc focalisés sur la phase d’utilisation et n’ont pas encore pris conscience que l’empreinte écologique de l’informatique se concentre essentiellement dans la fabrication et la fin de vie des équipements.

Concernant le Green IT 1.5 (réduction des déplacements et logiciels au service du développement durable), les entreprises qui ne proposent pas le télétravail ou de réunion à distance à leurs collaborateurs estiment que cette forme de collaboration n’est pas décisive pour réduire les émissions de CO2 de l’entreprise ! En revanche, les économies financières réalisées sur les frais de déplacement grâce à la visioconférence arrivent en tête des avantages cités.

Paradoxalement, l’absence de démarche Green IT est principalement due à des arguments budgétaires. 30 % des départements informatiques estiment que consacrer de l’argent à des équipements moins énergivores n’est pas encore une priorité. Pourtant, notre expérience montre qu’il est très facile de prouver que les économies générées sur le cycle de vie de l’équipement compensent largement le surcoût à l’achat. Et c’est bien là que le bas blesse. 35 % des entreprises ne sont toujours pas convaincues de l’avantage financier d’un système d’information éco-responsable. 82 % des plus petites entreprises répondent pourtant que la réduction des frais de fonctionnement constituerait leur principale motivation.

Source : http://www.aastra.be


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