Green IT 2.0 : l’auto-partage progresse

Auto-partage - chiffres de l'étude Frost & Sullivan

Selon un récent rapport de Frost & Sulivan, le nombre d’utilisateurs de services d’auto-partage – ou carsharing en anglais - a augmenté de 117% aux Etats-Unis entre 2007 et 2009. Pour l’instant, moins d’un million de personnes en Europe et aux USA pratiquent le covoiturage. Mais ce début timide cache une croissance exponentielle. D’ici 6 ans, 4,4 millions de personnes aux USA et 5,5 millions de personnes en Europe utiliseront ce genre de services, soit 10 fois plus qu’en 2009.

L’impact environnemental direct de l’auto-partage est très important. L’étude estime que chaque voiture partagée permet d’en retirer 15 de la route. Et les utilisateurs des services d’auto-partage réduisent leurs déplacements de 31%. A la clé, ce sont moins de véhicules fabriqués, moins d’épaves polluantes à traiter, et moins de CO2. Imaginez : si la totalité des conducteurs adoptaient l’auto-partage (et les transports en commun), nous diviserions le nombre de véhicule sur les routes par 15 ! Quinze fois moins de véhicules sur le périphérique de Paris, 15 fois moins d’accidents de la route, et, au final pas loin de 10 fois moins d’émissions de CO2 !

Comme nous le disons souvent avec Frédéric Lohier lors de nos conférences ou de nos missions de conseil, la technologie n’a pas d’effet de levier intéressant à elle seule. C’est sa capacité à accompagner les changements de comportements qui la rend réellement efficace. L’auto-partage est un bon exemple. Pour partager un véhicule, les utilisateurs recourent massivement aux technologies de l’information et de la communication (TIC) : système de réservation, paiement, clé électronique, géolocalisation des parkings, etc. Les TIS sont donc, dans le cas de l’auto-partage, des outils indispensables pour réussir la transition entre l’économie du produit (chacun son véhicule) et l’économie du service / de fonctionnalité (auto-partage). C’est également le cas du covoiturage qu’on ne peut industrialiser qu’à l’aide de site web qui facilitent la rencontre entre l’offre et la demande de trajet.

source : http://www.frost.com/prod/servlet/market-insight-top.pag?docid=190795176


Commentaires

Est-il possible de savoir par quel miracle mathématique on retire 15 voitures en partageant une seule ?

même si on part du principe qu’il n’y a qu’une personne par voiture et que l’on partage un monospace de 7 places, on retire donc un maximum de 6 voitures de la circulation…

Florent (non vérifié) le 13/04/2010

@Florent : Remarque judicieuse. je n’ai pas d’explication logique à vous donner. Voici les références exactes des études si vous souhaitez creuser ce point.

This article is based on Frost & Sullivan’s studies,

N748-18, “Sustainable and Innovative Personal Transport Solutions – Strategic Analysis of Carsharing Market in North America,” and

M4FA-18, “Sustainable and Innovative Personal Transport Solutions – Strategic Analysis of Carsharing Market in Europe.”

For more information, please contact Johanna Haynes, Corporate Communications, at 210.247.3870 or johanna.haynes@frost.com

admin le 14/04/2010

@Florent: Il doit être sous-entendu qu’un conducteur moyen utilise sa voiture 1/15 du temps, c’est-à-dire qu’une voiture partagée permet à 15 conducteurs de ne pas posseder leur propre voiture.

Personnellement, ce chiffre me parait grand. Il se comprend dans le cadre de déplacements urbains non synchronisés (courses diverses, coiffeur, …) qui peuvent être répartis sur une journée. Mais il doit certainement être invalide pour les déplacements de type travail (3x8 standards, heures de bureau), qui sont très synchronisés (comme en temoignent les bouchons dans toute agglomération en heure de pointe).

jNathan (non vérifié) le 14/04/2010

Mon anglais n’est pas parfait, mais je pense avoir a peu près compris:
contrairement a ce que je croyais au départ l’article ne parle pas de covoiturage, mais bien de “partage”, un peu comme les Vlib mais avec des voitures…

une meme voiture serait donc loué pour aller jusqu’au point A puis une autre personne pourrait la prendre prendre pour aller au point B et ainsi de suite …

ça pourrait réduire le nombre de voiture utilisées mais pas le nombre sur la route…

si paul utilise la voiture de 9 a 10h et que Pierre l’utilise de 10 à 11 ça ne change rien au nombre de voitures sur la route.

AMHA le covoiturage est plus utile mais ça n’engage que moi…

Florent (non vérifié) le 14/04/2010

@Florent : covoiturage et auto-partage ne doivent pas être opposés. Ce sont deux moyens de transports complémentaires.

Le covoiturage moyenne et longue distance est une alternative aux transports en commun (train, avion).

Le covoiturage de proximité complète les transports en commun locaux (tram, bus, etc.)

L’auto-partage complète les transports en commun locaux (tram, bus, etc.) sur une zone plus étendue.

L’avenir de l’éco-mobilité, c’est la multimodalité.

admin le 14/04/2010

Je suis complètement d’accord avec Florent qui précise que l’éco-mobilité, c’est la multimodalité.
Concernant le sondage, je pense qu’il faut prendre un peu de recul : la période où il a été réalisé coïncide avec la dernière crise du pétrole et son augmentation importante. Bien que le litre d’essence est bien moins onéreux que chez nous, l’augmentation a été perçu de façon plus dure chez eux.
A savoir si ce changement de comportement est durable lors des prochaines études.

Carbone 11 (non vérifié) le 15/04/2010

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