Alors que beaucoup pleurent l’échec de Copenhague, le petit monde des solutions logicielles de Carbon Management (CEMS) s’agite depuis quelques jours, suite à l’annonce de la création de C3, une nouvelle start-up américaine. Rien de bien extraordinaire jusque là, sauf que :
Et c’est à peu près tout ce que l’on sait de la jeune start-up, puisque son site internet ne met en avant aucun logiciel, aucun savoir-faire, aucune offre de service. Une rubrique indique toutefois les nombreux postes à pourvoir, ce qui permet de comprendre assez vite que l’on a affaire à un éditeur de logiciels.
Selon les premières informations, l’objectif serait de développer une plate-forme logicielle permettant aux entreprises de gérer les futurs échanges de quotas carbone, dit « Cap & Trade » aux Etats-Unis et que le président Obama semble préférer à la taxe Française. Le « Cap », c’est le montant d’émissions de CO2 que l’entreprise n’a pas le droit de dépasser. Le « Trade », c’est alors le volume de CO2 qu’elle doit acheter sur le marché si elle dépasse son « Cap », ou qu’elle peut vendre si elle n’atteint pas son « Cap ».
Si la loi est promulguée aux Etats-Unis, le marché des quotas est estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars. En Europe, les quotas sont déjà en place depuis plusieurs années, même si leur efficacité est largement discutable. La plate-forme logicielle de C3 pourrait permettre de comptabiliser les émissions (Cap) et de gérer les flux d’échanges (Trade).
Vus les montants investis, T. SIEBEL et C. RICE croient fermement en une réglementation très contraignante. Une certaine ironie d’ailleurs, quand on sait que BUSH n’a jamais ratifié le protocole de KYOTO… Mais une bonne nouvelle pour tous les éditeurs et intégrateurs qui s’intéressent au sujet, puisque cela ne fait que confirmer leurs intuitions.
Le presque-site internet de C3 est ICI
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